Merci @Olivier d’avoir pris me temps de m’adresser cette réponse, comme aux autres donc de respecter un des aspects de la démocratie, ce qui est tout à votre honneur, alors que bien d’autres posent leurs articles comme une m..de sur le trottoir et continuent leur chemin.
Je n’ai pas l’ambition d’être un juge, mais je fais un constat sur les 60 premiers jours d’exercice de sa présidence, uniquement.
Ce n’est que mon avis (que je partage, humour), mais sentiment de « duperie » se répand fans la société avec les différentes incantations : - transfert de responsabilités = ... de souveraineté - effort (national) = des coquilles vides à farcir, Valls, Ayrault, Besson, Fillon,Sarkozy, Vénizélos, etc... - un pacte budgétaire européen restant en l’état, avec une « croissance » stimulée par des « réformes structurelles ».
La Grèce (grâce aux réformes structurelles) entre dans la spirale de la récession durable : - PIB fin 2010 : - 4,5% - PIB fin 2011 : - 6,9% - PIB fin 2012 : - 5% (prévision)
Le « Private Sector Involvment » (restructuration dette grecque) n’aura servi à presque rien.
Un audit de la dette réalisé par des experts indépendants mené avec un audit du système bancaire aussi indépendant.
Une autre, organiser un défaut partiel de tous les pays de l’eurozone, une sorte de gigantesque « compensation » mondiale des créances et dettes. Très douloureux pour tous, mais surtout pour les marchés financiers et les spéculateurs
Merci @Salim pour cet excellent article et bien argumenté.
Pour la loi de 1973 (Pompidou-Rotschild), il s’agit d’une sorte de « rumeur urbaine », mais c’est accessoire.
Mais l’essentiel à mes yeux réside dans la trahison de toutes les promesses électorales faites par Hollande, ce socialiste-libéral. Le TSCG sera ratifié loin du « peuple », le très mauvais souvenir du référendum de 2005 sur le TCE (Non à 54,68%). Cette « erreur » de vote a été corrigée en 2008 avec la ratification en Congrès à Versailles, en 2008, par le Parlement.
En moins de 60 jours, Hollande fait plus fort que Sarkozy !!!
Mais un peu d’histoire récente pour tous, mais aussi pour les
’’socialistes’’ (Ayrault) : Après la
vague de nationalisations de 1971, sous Miterrand,( loi du 13/02/1982), la
Droite revenue aux affaires privatise le secteur bancaire. Mais la Loi Bancaire 84-46 du
24/01/1984 dite de modernisation de Jacques
Delors a instituée la Banque Universelle en abrogeant la loi du
2 décembre 1945 issue du CNR
sur la séparation des banques de d’affaires, de dépôts,
Le 23 décembre 1988, le ministre des finances socialiste
introduit la titrisation, tritrisation
synthétique et tous ces produits dérivés si
sympathiques et rentables
Si JM Ayrault invoque l’héritage
de la Sarlozie, il est un autre devoir de de mémoire pour ce
social-libéral.
Il a renié tous ses engagements de la présidentielle sur
l’économie, la finance : - combat contre la finance
folle, sans visage - séparation des activités bancaires entre
spéculatif et de dépôt - renégocier le TSCG sur la base de son
"projet
de relance européenne et gouvernance démocratique" -
mutualisation de la dette par la création d"euro-bonds,
garantie bancaire, - une réelle augmentation du Smic
Les décisions du dernier sommet européen de Bruxelles : 1°)
« recapitaliser » les banques privées qui ont joué au
casino financier mondial et qui pourront continuer en toute
impunité. Comment : - en utilisant les fonds propres du
FESF, puis du MES (financés par les états de l’eurozone sur le
marché secondaire), les capacités d’emprunt, avec effet
de levier de 5 grâce à la garantie de 20% de paiement du
Fondsen faveur du marché secondaire. Possibilité de pratiquer la
titrisation et de créer des Special
Purpose Vehicle ou Fonds
commun de créances avec la garantie
des états. Donc, la même technique qui a conduit à la création
des « subprime », va être utilisée........ - abandon du
super-privilège des créances « seniors »
en créances ordinaires de même qualité que celles des prêteurs
(Banques, hedge-funds, fonds de placement,...) Cette
recapitalisation ne sera pas conditionnée par des "réformes
structurelles" (plans d’austérité) notamment pour les
systèmes bancaires espagnols et italiens. Le Portugal, l’Irlande
(la Grèce ?) réclament une application rétroactive de ces
mesures.
Astuce comptable européenne, le financement du capital social et les apports aux FSEF, MES financés par des achats sur le marché secondaire, ne rentrent pas dans le calcul du déficit, de la dette publique « au sens de Maastricht » !!! Et l’horloge tourne, tourne tandis qu’ils cherchent « à gagner du temps ».
- le contrôle des banques sera dévolu à la BCE qui ne brille
pas pour sa transparence de gestion, alors qu’existent déjà
l’Autorité Bancaire Européenne et le Comité Bancaire
Européen. Depuis l’arrivée de M Draghi, la BCE est souvent
sortie de sa mission : Deux LTRO
(1000 mds€) pour augmenter la liquidité du marché interbancaire
européen, mais aussi permettre aux banques espagnoles et italiennes
de racheter leur dette souveraine tout en se fragilisant. Notez
qu’elle a accepté en collateral (garantie) de la dette souveraine
plus ou moins pourrie à 3 ans. Bad Bank ????? La BCE a un
programme discret de rachat de dettes souveraines sur le marché
secondaire par le Security Market Program (SMP). Notez qu’elle ne
communique pas sur les volumes, valeur, échéances des dettes
détenues et qui vont augmenter dans le futur.
Michel Barnier (Commissaire Européen) a annoncé :
"La crise financière a montré combien les pouvoirs
publics étaient mal équipés pour faire face aux difficultés de
banques actives sur les marchés internationaux. Afin d’assurer la
continuité de services financiers essentiels pour les citoyens et
les entreprises, les États ont été contraints d’injecter des
fonds publics dans les banques et de leur accorder des garanties pour
un montant sans précédent : entre octobre 2008 et octobre
2011, la Commission européenne a approuvé environ 4 500
milliards d’euros d’aides d’État en faveur des établissements
financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB
de l’UE1.
Si elles ont permis d’éviter des faillites bancaires et une
désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé
sur le contribuable et grevé lourdement les finances publiques, sans
régler la question de savoir comment gérer les grandes banques
transfrontalières en difficulté."
Mais rien de rien sur la régulation des activités
financières et spéculatives (CDO, CDS, shadow banking, dark pools,
paradis fiscaux,...), sur les normes prudentielles, comptables des
hors-bilans bancaires, des provisions
L’accord de Bâle III, sous la pression des lobbies, est
vidé de son contenu et les banques ont du mal à respecter les
contraintes de Bâle II.
En mars, la directive, pour les Assurances, Omnibus
2, votée par le Parlement Européen modifiant Solvency
II est combattue par le lobbie des assureurs qui obtenu le report de
provision techniques sur leurs contrats à 2017 et non en 2013
2°) séparation des activités bancaires entre les
activités banques d’affaires et assurances des activités de
banque de dépôt : un silence assourdissant
3°) Renégociation du TSCG : il n’a rien renégocié
du tout, il a « obtenu » un Pacte
de croissance de 130 mds€, largement insuffisant financé par
des ressources déjà existantes. A Merkel lui a donné un os à
faire ronger par les électeurs français pour faire passer la pilule
empoisonnée du TSCG(lisez bien ce lien, tout y est)
4°) Mutualisation de la dette avec les Eurobonds : refus de
l’Allemagne au motif qu’elle ne veut pas contribuer plus aux
plans de sauvetage européens et ses taux du Bund augmenteront
mécaniquement (diminution de son taux de croissance, inflation), car
il s"agit de créer une grande masse de monnaie centrale BCE,
comme le fait la FED
aux états-unis par du quantitative
easing sans relancer la croissance, ni faire baiser le chômage
de manière significative. Toutes les statistiques US sont
truquées.
Que nous est-il proposé ? — une intégration plus
forte, cad, des transferts de souveraineté massifs (Hollande parle de transfert de responsabilités) à la commission
européenne et une aggravation des conditionnalités, sanctions du
contrôle budgétaire des états par la Commission. Ce qui est déjà
le cas avec la ratification du MES, mais aussi avec le futur TSCG (16 articles),
complété par les Six et Two Packs (contrelacour)
A travers le rapport du G20,
de Van Rompuy
et du sommet
de Bruxelles, mais aussi du rapport annuel de la BRI,
nous sommes conduits comme un troupeau de moutons vers une europe
fédéraliste de l’oligarchie financière
Signez la lettre
ouverte à François Hollande rédigée par ATTAC et la Fondation
Copernic contre le TSCG
Envoyez-la aussi à nos « chers » députés et sénateurs
par mail
Merci @Olivier pour cet article synthétique bien que je ne sois pas d’accord avec quelques affirmations.
Faisons un premier bilan économique et financier de l"action du couple Hollande/Ayrault :
En moins de 60 jours, Hollande fait plus fort que Sarkozy !!!
Mais un peu d’histoire récente pour tous, mais aussi pour les
’’socialistes’’ (Ayrault) : Après la
vague de nationalisations de 1971, sous Miterrand,( loi du 13/02/1982), la
Droite revenue aux affaires privatise le secteur bancaire. Mais la Loi Bancaire 84-46 du
24/01/1984 dite de modernisation de Jacques
Delors a instituée la Banque Universelle en abrogeant la loi du
2 décembre 1945 issue du CNR
sur la séparation des banques de d’affaires, de dépôts,
Le 23 décembre 1988, le ministre des finances socialiste
introduit la titrisation, tritrisation
synthétique et tous ces produits dérivés si
sympathiques et rentables
Si JM Ayrault invoque l’héritage
de la Sarlozie, il est un autre devoir de de mémoire pour ce
social-libéral.
Il a renié tous ses engagements de la présidentielle sur
l’économie, la finance : - combat contre la finance
folle, sans visage - séparation des activités bancaires entre
spéculatif et de dépôt - renégocier le TSCG sur la base de son
"projet
de relance européenne et gouvernance démocratique" -
mutualisation de la dette par la création d"euro-bonds,
garantie bancaire, - une réelle augmentation du Smic
Les décisions du dernier sommet européen de Bruxelles : 1°)
« recapitaliser » les banques privées qui ont joué au
casino financier mondial et qui pourront continuer en toute
impunité. Comment : - en utilisant les fonds propres du
FESF, puis du MES (financés par les états de l’eurozone sur le
marché secondaire), les capacités d’emprunt, avec effet
de levier de 5 grâce à la garantie de 20% de paiement du
Fondsen faveur du marché secondaire. Possibilité de pratiquer la
titrisation et de créer des Special
Purpose Vehicle ou Fonds
commun de créances avec la garantie
des états. Donc, la même technique qui a conduit à la création
des « subprime », va être utilisée........ - abandon du
super-privilège des créances « seniors »
en créances ordinaires de même qualité que celles des prêteurs
(Banques, hedge-funds, fonds de placement,...) Cette
recapitalisation ne sera pas conditionnée par des "réformes
structurelles" (plans d’austérité) notamment pour les
systèmes bancaires espagnols et italiens. Le Portugal, l’Irlande
(la Grèce ?) réclament une application rétroactive de ces
mesures.
- le contrôle des banques sera dévolu à la BCE qui ne brille
pas pour sa transparence de gestion, alors qu’existent déjà
l’Autorité Bancaire Européenne et le Comité Bancaire
Européen. Depuis l’arrivée de M Draghi, la BCE est souvent
sortie de sa mission : Deux LTRO
(1000 mds€) pour augmenter la liquidité du marché interbancaire
européen, mais aussi permettre aux banques espagnoles et italiennes
de racheter leur dette souveraine tout en se fragilisant. Notez
qu’elle a accepté en collateral (garantie) de la dette souveraine
plus ou moins pourrie à 3 ans. Bad Bank ????? La BCE a un
programme discret de rachat de dettes souveraines sur le marché
secondaire par le Security Market Program (SMP). Notez qu’elle ne
communique pas sur les volumes, valeur, échéances des dettes
détenues et qui vont augmenter dans le futur.
Michel Barnier (Commissaire Européen) a annoncé :
"La crise financière a montré combien les pouvoirs
publics étaient mal équipés pour faire face aux difficultés de
banques actives sur les marchés internationaux. Afin d’assurer la
continuité de services financiers essentiels pour les citoyens et
les entreprises, les États ont été contraints d’injecter des
fonds publics dans les banques et de leur accorder des garanties pour
un montant sans précédent : entre octobre 2008 et octobre
2011, la Commission européenne a approuvé environ 4 500
milliards d’euros d’aides d’État en faveur des établissements
financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB
de l’UE1.
Si elles ont permis d’éviter des faillites bancaires et une
désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé
sur le contribuable et grevé lourdement les finances publiques, sans
régler la question de savoir comment gérer les grandes banques
transfrontalières en difficulté."
Mais rien de rien sur la régulation des activités
financières et spéculatives (CDO, CDS, shadow banking, dark pools,
paradis fiscaux,...), sur les normes prudentielles, comptables des
hors-bilans bancaires, des provisions
L’accord de Bâle III, sous la pression des lobbies, est
vidé de son contenu et les banques ont du mal à respecter les
contraintes de Bâle II.
En mars, la directive, pour les Assurances, Omnibus
2, votée par le Parlement Européen modifiant Solvency
II est combattue par le lobbie des assureurs qui obtenu le report de
provision techniques sur leurs contrats à 2017 et non en 2013
2°) séparation des activités bancaires entre les
activités banques d’affaires et assurances des activités de
banque de dépôt : un silence assourdissant
3°) Renégociation du TSCG : il n’a rien renégocié
du tout, il a « obtenu » un Pacte
de croissance de 130 mds€, largement insuffisant financé par
des ressources déjà existantes. A Merkel lui a donné un os à
faire ronger par les électeurs français pour faire passer la pilule
empoisonnée du TSCG(lisez bien ce lien, tout y est)
4°) Mutualisation de la dette avec les Eurobonds : refus de
l’Allemagne au motif qu’elle ne veut pas contribuer plus aux
plans de sauvetage européens et ses taux du Bund augmenteront
mécaniquement (diminution de son taux de croissance, inflation), car
il s"agit de créer une grande masse de monnaie centrale BCE,
comme le fait la FED
aux états-unis par du quantitative
easing sans relancer la croissance, ni faire baiser le chômage
de manière significative. Toutes les statistiques US sont
truquées.
Que nous est-il proposé ? — une intégration plus
forte, cad, des transferts de souveraineté massifs (Hollande parle de transfert de responsabilités) à la commission
européenne et une aggravation des conditionnalités, sanctions du
contrôle budgétaire des états par la Commission. Ce qui est déjà
le cas avec la ratification du MES, mais aussi avec le futur TSCG (16 articles),
complété par les Six et Two Packs (contrelacour)
A travers le rapport du G20,
de Van Rompuy
et du sommet
de Bruxelles, mais aussi du rapport annuel de la BRI,
nous sommes conduits comme un troupeau de moutons vers une europe
fédéraliste de l’oligarchie financière
Signez la lettre
ouverte à François Hollande rédigée par ATTAC et la Fondation
Copernic contre le TSCG
Envoyez-la aussi à nos « chers » députés et sénateurs
par mail
Que les militants socialistes de base demandent pour le TSCG ce qu’ils ont obtenu pour le TCE en 2005 : UN REFERENDUM (l’exercice de la démocratie directe) Mais bien sûr les Cadres du Parti diront qu’il s’agit d’un sujet trop technique, complexe, réservé à une élite. Il faut dire qu’il ne comporte pas moins de 16 articles, un record !!! Pour une analyse juridique et de ses conséquences, je vous recommande le blog contrelacour, mais aussi des analyses sur MES, les Two et Six Packs.