Comme dit @Jocelyne, ce n’est pas une bonne nouvelle car c’est la confirmation que Hollande et le PS mettent en oeuvre une politique libérale sinon néolibérale et ce n’est pas nouveau.
Au final, le TSCG n’a absolument pas été « renégocié » par Hollande, il reste en l’état avec sa stupide règle d’or. A. Merkel lui a « concédé » un Projet de Croissance avec le paquet de relance de 130 mds€, largement sous dimensionné et de l’ordre du symbolique en échange d’abandons de souveraineté futurs, déjà largement acquis avec le MES, le futur TSCG et l’accord du Pacte Euro+
Quand vous dites que le BCE, à travers ses deux LTRO a créée de la monnaie, il faut préciser qu’elle a créée de la monnaie BCE (mais pas de la monnaie secondaire créée par les banques commerciales privées). Cette monnaie BCE avait pour but d’augmenter la liquidité interbancaire européenne (les banques privées européennes ne se prêtant plus entre-elles. Mais ces banques ont utilisé ces facilités pour racheter sur le marché secondaire de leur dette nationale (Espagne et Italie) en donnant en garantie à la BCE de la dette souveraine plus ou moins pourrie. D’autres en ont profité pour solder,par anticipation, des engagements antérieurs souscrits à des taux supérieurs. Au final, sur les 1000 mds€, l’injection nette a été de 527 mds€.
Les dernières décisions européennes sur l’aide aux banques espagnoles estimée à 100 mds€, ne sont toujours pas finalisées dans les détails de la mise en oeuvre. Une première tranche de 30 mds€ va être débloquée et sera versé via le gouvernement qui devra l’intégrer à sa dette, comme dit l’autre le diable est dans les détails. Simultanément, Rajoy, de son « propre chef », va proposer de nouvelles mesures d’austérité (Seraient dans les tuyaux une hausse de la TVA, la réduction des
remboursements de la sécurité sociale, la diminution des allocations
chômage et une refonte de la grille de calcul des retraites), ceci après les derniers 10 mds d’économies sur l’Education et la Santé. La Commission Européenne a accordé « royalement » un délai supplémentaire d’un an pour atteindre l’objectif de 3 %. Ce qui est intenable.
Attendez-vous à une baisse de la note de l’Espagne.
Pendant l’Italie s’enfonce toujours plus.
En conclusion, vous comprendrez pourquoi les investisseurs acceptent des intérêts négatifs à six mois de la France, à la suite de l’Allemagne et du Danemark.
Mais l’embellie ne va pas durer suivant les analyses du GEAB (gpt prévisions stratégiques libéral).
Bonsoir à tous, Merci à @Le Taulier, pour cet article pédagogique, accessible sur un thème très technique.
Parmi vous, quelqu’un a- t-il constaté un changement majeur dans le « traitement » de l’information par les grands médias entre l’ère Sarkozyste et le début de règne de Hollande ?
Rien n’a changé, car cela convient aux sociaux-libéraux du PS. Ne parlons pas du TSCG, de l’état de notre système bancaire et européen, de cette gouvernance européenne, des marchés financiers spéculatifs (dérivés, shadow banking, dark pools, paradis fiscaux qui perdurent, etc...)
Ce scandale du Libor (Euribor, Tibor) remonte au moins à 2005, et les « régulateurs » n’ont rien vu. Il est la conséquence de la dérégulation acharnée des marchés financiers, la suppression de toute contrainte, la liberté de circulation des capitaux, de la concurrence libre et non faussée. Tout cela reposant sur le dogme néo-libéral que le marché s’auto-régule de lui-même, corrige ses propres déséquilibres.
Pour une information fiable le blog de Paul Jorion
Désolé, mais encore un article partial (c’est votre droit !), une analyse qui ne tient pas la route, etc... L’auteur omet de citer les taux d’abstention : 2ème tour présidentielle : 19,66% 2ème tour législatives : 44,59% C’est l’enseignement qu’il faut retenir, cad la perte de confiance importante et grandissante des citoyens envers la classe politique et même les institutions. Les politiques élus l’ont été par une minorité. D’autre part, Sarkozy et Hollande ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière qui était certaine de gagner. Finalement, Hollande ne fait que poursuivre la même politique des différents gouvernements qui se sont succédés depuis trente, quarante ans. Il suffit de voir les résultats du dernier Conseil Européen. Contre un Pacte de Croissance illusoire, symbolique, il brade notre souveraineté nationale sur la politique budgétaire à la Commission Européenne par la future ratification parlementaire du TSCG, a la suite de celle du MES, en février 2012 sous l’ère Sarkozy.
Vous allez casser le moral de Mamie Liliane qui pratique largement le mécénat chez l’Oréal, par sa fondation Bettencourt-Schueller, mais aussi, possiblement, par des enveloppes kraft bien garnies. Le mécénat d’entreprise est une stratégie de communication largement répandue mais dangereuse (écologie)
Il existe une troisième solution, très, très, très incorrecte politiquement (mais qu’est-ce qui est « correct » en politique ?)
Organiser un défaut partiel (ou total) collectif des pays de la zone euro (l’euro continuera à exister). Cela provoquera une gigantesque « compensation » des créances et des dettes au niveau européen et mondial. Tout le monde va souffrir, mais surtout les marchés financiers et spéculatifs, car les Credit Default Swaps (CDS) seront inopérants. En conséquence : - l’euro sera dévalué à un cours inférieur au dollar - un forte opportunité de remettre de l’ordre dans le système financier mondial, style « Bancor » qui ramènerait le Dollar, notamment, à sa « vraie valeur ».
Je suggère une piste, en l’absence de documentation crédible.