Merci @Robert Gil pour cette excellente synthèse qui va à l’essentiel. Je persiste et signe, Sarko et Hollande ne sont que les mains droite et gauche de l’oligarchie financière certaine de gagner.
Pour aller plus loin, lisez cet excellent (et long article) de Frédéric Lordon, une analyse très fine et pertinente du chaos dans lequel nous sommes déjà entrés
Merci à @Résistance pour cet article clair, net, précis et surtout sans excès.
Aujourd’hui, la nouvelle stratégie du complexe militaro-industriel US est de « sous-traiter » son action hégémonique à travers l’OTAN, ses divers alliés comme en ce moment l’Arabie Saoudite, le Qatar ou même d’opportunité comme des groupes djihadistes. L’intervention humanitaire et démocratique en Libye de l’OTAN avec la bénédiction de l’ONU et l’aide de plusieurs pays arabes, dont le Qatar (forces spéciales) et de djihadistes, comme Abdelhakim Belhaj, membre du CNT, a été l’exemple.
En Syrie, ce jeu se poursuit supprimer son influence politique et militaire à travers Assad et sa famille, mais aussi l’utilisation du port de Tartus par la Marine Russe. Nous retrouvons l’Arabie Saoudite, le Qatar, mais aussi des groupuscules islamistes, Front Al-Nusra. Mais ce jeu consiste aussi à faire tomber le Liban, dans des combats pro, anti-Assad, de façon à isoler et réduire le Hezbollah du Liban Sud. L’objectif est d’isoler l’Iran pour, au moins, réduire significativement son influence, mais aussi de « sécuriser » Israël sur ses frontières nord et nord-est. Ne pas oublier l’influence, l’action de la National Endowment for Democracy (fausse ONG), financée par le Congrès US ; relai du Département d’Etat et « faux nez » de la CIA.
En mars 2012, Rajoy fait savoir, après la ratification du TSCG, à ses partenaires que l’Espagne ne pourrait pas atteindre l’objectif d’un déficit de 4,4% (prévu 5,8% pour 2012), qu’il s’agissait d’une décision souveraine, tout en disant ne pas avoir besoin d’aide extérieure. Il entrouvre la boîte de Pandore.
Avec Bankia et les Caixa, le sauvetage qu’il propose est en contradiction avec les termes du TSCG. Maintenant la boîte de Pandore est grande ouverte et le chantage commence.
Nous commençons à entrevoir le coût financier de la crise de la bulle immobilière espagnole, mais aussi de la gestion financière désastreuse des régions (dette irremboursable).
L’Espagne a « demandé » un audit de ses banques fortement recommandé par la BCE, le FMI, pour aboutir à la création de Bad Banks immobilières (? ??)
Pour les banques françaises, l’exposition aux dettes des PIIGS (370 mds€) est très dangereuse et sur la dette espagnole (mini 132 mds€ contre 45 mds€ pour la Grèce !!!).
Question : est-ce que le libéral Hollande ouvrira ses yeux pour constater que le TSCG, Six et Two packs sont des pièges mortels pour les citoyens et la démocratie ? Aura t’il les cojones pour refuser la ratification de ce traité, ou de le soumettre à référendum ?
Ce n’est pas une crise de l’euro, mais une crise systémique des banques, institutions financières qui transfèrent leurs dettes, pertes à la dette des états européens.
Grand merci à @Chapoutier pour cet excellent article plein de pédagogie.
Arrêtons de croire le storytelling des merdias qui nous matraquent avec une « crise de l’euro ».
En réalité, il y a une crise des banques et des institutions financières, qui sont devenues un risque systémique mondial en créant une immense bulle spéculative de la dette mondiale.
Nous sommes assis sur une pyramide de Ponzi gigantesque (Madoff=pipi de chat) alimentée en continu.
Dernier exemple en date, Rajoy affirme qu’il n’a pas besoin « d’aide ». Pour sauver Bankia et les trois Caixa de Valence, de Galice et de Catalogne, il va créer de la dette souveraine espagnole qu’il va prêter à ces banques pour qu’elles l’échangent contre des liquidités fournies par la BCE en espérant « revenir à meilleure fortune »
Donc on transfère, encore et toujours de la dette, des pertes privées à la dette publique de l’Etat qui sera payée, in fine par les citoyens et leur épargne
Mieux, l’audit bancaire des banques espagnoles sera réalisé par des« experts » du FMI et de la BCE et vive les réformes structurelles européennes du Pacte Budgétaire (TSCG, Six et Two Packs)