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  • Blé 14 février 2009 15:42

    Comme le dit yen amarre, le Petit et sa clique ne savent pas lire. Pour vivre ils n’ont pas besoin de savoir lire car ils font lire les autres, ceux qui sont à leur service. Le Petit n’aime pas la littérature parait-il, alors pourquoi le peuple devrait-il l’aimer ?

    Si les individus (enfants, adultes) commencent à aimer lire la littérature, commencent à trouver agréable d’échanger sur leurs impressions de lecture, commencent à trouver un plaisir à écrire au sein d’un atelier d’écriture que se passera t-il ?

    Avez-vous songé un instant au devenir des parcs d’attractions, des jeux vidéos, des téléphones portables, des chaînes privées de télévision, des entreprises de loisirs, des grandes surfaces ?

    Il suffit qu’une minorité d’individus soient instruits pour gouverner un pays et maintenir le plus grand nombre d’individus dans une dépendance intellectuelle. Moins le peuple sera instruit et plus facile sera sa gouvernance. A quoi cela sert-il aux banquiers qu’un jeune sache lire Victor Hugo, Boris Vian ou Emmanuel Todd ? (Je grossis le trait mais je ne suis pas loin de la réalité).

    Un jeune de milieu défavorisé ne rapporte t-il pas plus aux banques quand il va acheter de l’alcool, envoyer des SMS et acheter des jeux ? S’il n’a pas son coca et sa barre de céréals, il est frustré.
    La pauvreté intellectuelle des jeunes des ghettos et des campagnes d’aujourd’hui est une valeur sûre pour les banquiers de demain.




  • Blé 12 février 2009 18:01

    Moi non plus je n’en veux pas. Avons-nous vraiment besoin de ce maïs ? Chaque année, l’eau pose problème, le maïs est gourmand en eau, est-ce raisonnable de planter du maïs dont on n’a pas besoin, juste pour le vendre à l’étranger ?

    L’amiante, la vache folle, coûte combien aujourd’hui à la société ? D’autre part, oblige t-on les étatsuniens à manger notre camembert ?



  • Blé 12 février 2009 05:56

    Le rapport à l’écrit d’un enfant est souvent conditionné par son environnement familiale et sociale. Pas ou très peu d’échec scolaires dans les milieux socioprofessionnels aisés économiquement et culturellement.

    L’école peut pallier à certaines carences, elle a souvent réussi à les combler et c’est peut-être bien là le fond du problème. Un enfant de milieu modeste a t-il le droit de devenir un futur cadre ou un futur élu ? Officiellement, oui, mais pratiquement ? Combien d’élites toutes sphères confondues sont d’origine de catégories sociales défavorisés ?

    L’A G C S étant la ligne d’horizon indépassable selon Bruxelles et les pantins qui nous gouvernent, ce qui se passe en France avec la scolarité n’est jamais qu’un des aspects d’une politique et d’un choix de société que l’on nous impose. Santé....., justice....., audivisuel......, etc.....



  • Blé 12 février 2009 05:33

    L’école fait parti intégrente de notre société, ce n’est pas un espace à coté de la société mais bien en plein milieu.

    Depuis la maternelle jusqu’à la fac, chaque année les enfants sont soumis à un rituel : la rentrée des classes.
    L’état n’a pas d’argent mais pour cette rentrée des classes où le rituel veut que les parents liste en main aillent obligatoirement dans les grandes surfaces pour acheter le nécessaire scolaire.

    Pour le commerce, il y a de l’argent. L’état aide les familles, mais cette aide coûte moins cher à l’état que de donner les moyens aux parents par un salaire correcte. L’éducation du futur consommateur commence là, chaque année. L’argent de la C.A.F va directement (ou presque) dans les grandes surfaces.

    Qui en a décidé ainsi ? Un élève ne se souviendra pas de la couleur de sa trousse parcontre, ce qu’il n’a pas reçu de savoir à l’école, il le trimbalera toute sa vie car c’est durant la jeunesse que tout se jour dans notre pays. La capacité de savourer un texte de littérature n’est pas inné, il faut l’apprendre dès le plus jeune âge, mais on n’a trop souvent oublié que l’enfant prend ce que les adultes lui donnent, ce n’est pas lui qui choisi.

    Il ne faut pas plus d’efforts pour lire ce qu’il y a de meilleur que pour lire ce qu’il y a de moins bon. Mais encore faut-il permettre à l’individu de le découvrir, nous en sommes loin pour une bonne partie de nos jeunes.

    Par ailleurs, l’urgence n’est pas de trouver des boucs émissaires, ceux qui décident en trouveront toujours.
    Les pédagogues, les enseignants ne peuvent à eux seuls lutter contre la marchandisation de la transmission des savoirs. Les "entreprises" scolaires sont déjà assez puissantes pour imposer leurs intérêts avec l’aide des classes aisées. Pour notre gouvernement actuel, l’école est toujours trop chère, si les gens veulent apprendre à lire de beaux textes, ils n’ont qu’à payé, sinon il y a la télé pour se distraire.



  • Blé 12 février 2009 04:48

    Mais depuis pas mal d’années, nous vivons dans une société d’esbroufe, dans une société du spectacle. Sarko n’est jamais qu’un bon comédien qui joue sa partie.

    Quand il a dit : "travailler plus pour gagner plus" à qui s’adressait-il exactement ? Aux salariés ?Certainement mais il savait que c’était à une minorité de salariés pas à la majorité car entre les temps partiels et le chômage, qui dans ce pays peut travailler plus pour effectivement gagner plus ? Les salariés de la bourse !!

    Son "bougisme" agace maintenant, il remue de l’air, il fait parler de lui mais il n’y a que les sourds et les aveugles qui n’ont pas compris que la France est gouverné par la finance. Les désirs de madame Parisot sont des ordres, on adapte les lois au milieu des affaires, au profit des grands patrons.

    Le chantage à l’emploi est le moyen le plus efficace pour casser les contres pouvoirs à l’intérieur des entreprises et à l’extérieur tandis que ceux qui subissent s’entendent dire qu’ils prennent en otage le public, les usagers. Avec Sarko, le français salarié ne travaille jamais assez et coûte toujours trop cher. Les déplacements du prince et de sa clique apparemment ne coûtent rien et eux travaillent beaucoup.

    Le Prince devrait faire attention car ils se fabriquent des ennemis à l’intérieur de son propre camp.

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