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  • Blé 4 février 2009 19:51

    La question de fond : jusqu’à quand, ceux qui produisent de la richesse seront traités comme des esclaves ?

    En réalité, traité moins bien que des esclaves car lorsque l’individu n’a plus d’emploi, le loyer devient très lourd, la chute peut -être rapide (- de 6 mois) et se retrouver dans la rue pour cause de bons et loyaux services envers son employeur.

    Sarko n’a rien a faire de la France, il peut vivre sans la France, il me donne le sentiment d’avoir trahi le peuple.
    Malgré toutes les difficultés, la seule chose qui compte c’est la poursuite des réformes. J’espère que les futurs licenciés d’ARCELOR iront voir de près les députés, les sénateurs, et manifester leur présence. Les élus vivent tranquillement, il faudrait aller les secouer juste pour leur signifier où conduit leurs décisions politiques. La crise à bon dos.



  • Blé 1er février 2009 15:23

    Oui c’est vrai, la plus grande difficulté est de motiver les publics de faible niveau scolaire à s’intéresser à l’écrit.

    Ma profession est d’intervenir dans la formation des publics en situation d’illettrisme. Le mois prochain, les dispositifs d’accès aux compétences CLES pour une insertion durable dans l’emploi seront mis en place sur toute la France.
     Ce sont des ateliers de formation de base (de l’écrit) et de remise à niveau.
    Le cursus de chaque personne peut être dans un premier temps, acquérir des savoirs de base en lecture, écriture et calcul,( Ateliers permanents d’acquisition) puis dans un deuxième temps, une remise à niveau (Ateliers permanents de remise à niveau) pour être capable d’être autonome dans une formation niveau C A P, enfin la personne pourra entrer dans une formation (action d’insertion professionnelle) si possible selon son choix mais le plus souvent selon les besoins des entreprises.
    Les parcours seront contractualisés sur une durée maximum de 250 heures.

    Ce que je décris ci-dessus, c’est ce qui nous est présenté par le gouvernement via les responsables de formation régionaux, maintenant, je ne sais pas comment ces trois phases s’articuleront dans la réalité.

    Selon les derniers chiffres donnés par la commission européenne, en France il y aurait plus de 3 millions d’adultes de 18 à 65 ans en situation d’illettrisme (57% en emploi et 11% sont demandeurs d’emploi).






  • Blé 1er février 2009 14:22

    Pour le moment, Sarko le Petit n’est absolument pas troublé par la souffrance ( ce mot n’est pas trop fort), par les inquiétudes, par l’angoisse de l’avenir des français. Et droit dans ses bottes, il prépare déjà sa réélection pour 2012.






  • Blé 1er février 2009 13:57

    Sarko ne sait sans doute pas que l’esprit d’un chercheur, n’est pas formaté de la même manière qu’un trader sur une place boursière. Pire, Sarko est-il capable d’imaginer que l’on puisse avoir d’autres objectifs dans une vie que de se faire du fric ?

    Le raisonnement en gros est le suivant : on ne sait pas si un enfant quand il sera grand sera rentable ou pas alors dans le doute, donnons lui le moins possible (pour la santé, pour la scolarité, pour la culture en général) car pour le cas où il n’irait pas comme il se doit, cet enfant, aura eu l’avantage de ne pas coûter trop cher en regard des normes néolibérales.

    Dans cette société où tout doit-être visible pour être contrôler, où tout doit aller très vite, il devient de plus en plus difficile d’accepter par "les normes imposées par les industriels" (l’état bientôt c’est eux) qu’un individu, de sa naissance jusqu’ à sa tombe ait besoin de temps, ce temps qui est monétarisé par les places boursières.

    Pour apprendre faut du temps, pour faire des recherches faut du temps, pour élaborer une oeuvre d’art il faut du temps, pour transmettre des savoirs faut du temps, pour faire de la culture et de l’élevage responsable faut du temps, pour faire du bon journalisme d’informations faut du temps, or l’évolution de notre société conduit à évaluer le temps comme elle évalue les retours sur investissement des actionnaires, c’est à dire à très court terme.






  • Blé 1er février 2009 11:32

    @ l’auteur,

    Merci pour votre article. Il va certainement vous attirer des commentaires négatifs car le développement technologique de notre société mise à l’épreuve de la réalité de dame nature met par terre bien des certitudes et des constructions de la réalité élaborées pour les besoins d’un système économique et financier.

    Bien sûr que l’électricité est plus pratique que la lampe à pétrole ou la bougie mais l’erreur est de croire que cette énergie nous dispense d’oublier qu’il peut y avoir des pannes (plus ou moins longues) dues par de multiples causes.
    Mais quelle est la face cachée de cette énergie ? Combien coûte t-elle réellement ? Mesure t-on en € les conséquences pour les paysages défigurées par la construction d’un barrage ou d’une centrale nucléaire ? Mesure t-on en € le prélèvement toujours plus importants sur l’environnement quand il faut planter sur des milliers de kms des poteaux, des relais, à travers les campagnes, les forêts et les plaines ? Et la perdition d’électricité qu’entraîne ces kms de cables, à combien s’élève en € cette perdition d’électricité ? Qui la paye ? 

    Un autre aspect de cette énergie nucléaire : à qui allons-nous la vendre ?
    Question bête allez-vous me dire. Peut-être mais la France produit déjà trop d’électricité pour elle même si j’en crois certains commentateurs (pas les lobbyistes bien évidemment) ; alors si nos voisins se mettent à l’énergie renouvelable "verte" auront-ils vraiment besoin notre énergie nucléaire ?
    Comme beaucoup d’autres objets, il est possible de créer artificiellement le besoin, ce n’est pas le client de base qui pourra vérifier, il fera comme il est conditionné à faire.

    Cette question de développement ne se résume pas uniquement à l’énergie nucléaire, j’en ai bien conscience, mais c’est un exemple du peu de réflexion de nos élites sur le long terme , sur l’implication et les conséquences pour les futurs générations de décisions qui ne sont pas soumises au débat et au vote démocratique.

    Je ne suis pas spécialiste en quoi que ce soit mais je constate que les décisions prises de manière arbitraire sous de Gaulle au sujet du nucléaire traversent la société trois générations plus tard et beaucoup de problèmes ne sont toujours pas réglés entre autre le stockage et/ou le recyclage des produits radioactifs. J’ai le sentiment qu’en vendant aux consommateurs le "compteur bleu", on nous vendait en même temps la destruction de l’environnement.

    Je ne suis pas contre le développement et la modernisation loin de là mais il me semble urgent face à des arguments "économiques et financiers" des lobbyistes à l’O M C, à Bruxelles, de compter aussi le montant de la contre productivité de toute notre technologie, de faire une pause, de prendre le temps de réfléchir pour prendre en compte tous les aspects d’un problème (urbanisation, agriculture, transports, insdustrie, écologie, etc...) avant d’injecter des milliards.

    Tous les samedis matin entre 7h et 8h sur France Culture, on peut entendre une émission "Terre à terre" où des spécialistes français et étrangers, des chercheurs agronomes français et étrangers, des agriculteurs, des responsables de revues nationales ou internationales s’expriment sans langue de bois. Cette émission relate aussi des expériences écologiques à travers le monde dans les villes et les campagnes.

    L’article soulève un questionnement sur l’organisation de notre société qui est toujours dans le sens de mettre les individus "dépendant" de.... Dépendant d’un patron par le salariat, dépendant des transports par une politique d’urbanisation, dépendant des banques pour la vie quotidienne, dépendant de médecins pour la santé, bientôt dépendants de O G M par l’agriculture, etc...

    Cette dépendance institutionnalisée à grande échelle des individus (on pourrait aussi parler de la dépendance des pays, des Cultures, des médias/publics, etc...) n’est pas souvent débattue dans notre société développée.

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