Avec la pensée unique les glissements sémantiques se sont multipliés.
Utiliser le mot "Réforme" pour une suppression d’acquis sociaux n’a pas fait la une des médias ( si les quotidiens sont en difficultés à présent ce n’est pas un hasard).
Appeler "Plan sociaux" quand un patron vire des centaines de salariés de son entreprise.
Appeler "collaborateurs" des salariés travaillant dans une entreprise sous la coupe de petits chefs pervers.
Appeler une personne en recherche d’ emploi pour ne pas dire "au chômage",
Appeler flexibilité pour dire que le salarié est serviable et corvéable à merci du patron.
La première réforme qui a été effectuée l’a été au niveau du langage, du vocabulaire.
Alors dans une société où la base de son fonctionnement c’est d’abord l’exploitation du travail humain ou de son exclusion, le mot "Réforme" n’a de sens que celui que les tenants de l’économie et de la finance lui donne.
Notre société n’a pas d’argent pour soigner correctement les êtres humains mais elle en a assez pour construire une deuxième, voire une troisième central E P R. Les lobbyes ont des pouvoirs que les citoyens n’ont plus.
Tout le monde s’accorde à dire que la France n’a pas besoin d’énergie nucléaire, elle a des excédents. A qui va t-elle vendre son énergie ? Aux allemands ?
Casser le service public de la santé coutera tôt ou tard très cher à la société car le service privé ne pourra pas répondre aux besoins sauf à choisir "ses clients".
Une chose que le gouvernement d’Obama pourrait faire : chercher les vrais responsables de cette crise.
Mais le peut-il ?L’économie et la finance ne sont-elles pas privatisées ?
Je suis pour l’utilisation de ce "gros mot" décroissance. Aujourd’hui, des millions de foyers subissent "une décroissance" non raisonnée grâce au mythe P I B.
La richesse d’un pays n’a jamais donné quoi que ce soit à ce ceux qui la produise. Pas un seul acquis social n’a été acquis sans une haute lutte, bagarre, résistance. Faudra faire comme nos aînés, lutter pour imposer l’idée " que le monde n’est pas une marchandise".
La décroissance non régulée, c’est déjà la réalité pour des millions de salariés en France et ailleurs.
Chômage partiel ou chômage tout court, augmentation de la bouffe, diminution drastique des services publics, lenteur de la mise en place des transports en communs et des énergies renouvelables.