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Blé

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  • Blé 24 septembre 2008 19:41

    Cet après midi dans l’émission de "La bas si j’y suis" monsieur Raffin expliquait qu’il y avait un silence assourdissant concernant un sujet qui préoccupe tous les salariés : le partage des richesses.

    Depuis 20 ans la part des salaires dans la richesse nationale a été réduite de 9,3% ce qui représente aujourd’hui 180 milliards par an. Cet argent a glissé dans la poche des actionaires et des rentiers.
    Ni le P.S, ni l’U M P ne parle de ce transfert de richesse. La droite trouve que les salariés ne payent pas encore assez, elle continue sans problème car en face elle a sa jumelle qui n’a rien à dire.
    Baisse des salaires, casse des droits et des services publics, il semble qu’il ne faut pas sortir des hautes écoles pour comprendre que la bourgeoisie ne connait ni la droite, ni la gauche, elle ne connait que le seul parti de ses intérêts.



  • Blé 24 septembre 2008 07:20

    Quand on parle des pauvres, cela dispense de parler de la pauvreté mais aussi de la misère et de ses causes.
    Etre pauvre,il n’y a pas si longtemps n’empêchait pas les gens de vivre, de penser, de tenter de s’organiser, de se cultiver. Il ne faut plus parler de pauvreté aujourd’hui mais de misère, c’est un cran en dessous, le cran où l’individu n’est plus en situation de "vie" mais de "survie" dans un monde d’abondance, et de gaspillage.

    Pour maintenir ce monde d’abondance et de gaspillage, (choix éminamment politique), il est nécessaire que le nombre d’individus qui passent de la classe moyenne à la classe modeste augmente ainsi que les pauvres grossissent les rangs de la misère.

    Quand monsieur Hirsch pensera d’abord à l’émancipation des individus avant de penser au maintien de l’ordre établi, il sera un tout petit peu plus crédible.



  • Blé 19 septembre 2008 18:16

    Je suis salariée d’une association (culture populaire) qui emploie 12 personnes. Pour ses 12 personnes salariés de base,il y a 4 co-directeurs avec un salaires-cadre, plus 2 voitures, plus une secrétaire. A votre avis, combien chaque salarié de base doit-il rapporter pour payer le salaire des cadres, l’entretien de 2 voitures et d’une secrétaire ? Même si cette assos est à but non lucratif, ses salariés de base ont intérêt à bosser tout autant sinon plus que dans une boîte privée.
    Actuellement cette assos a des difficultés financières comme en 2004 année où il y a eu 5 licenciements de salariés de base pour fautes graves donc sans indemnité.

    Certes, il ne faut pas augmenter les contrôles pour quelques brebis galeuses mais en attendant, je dois voir mes impôts aller dans la poche de gens qui n’ont comme soucis que de maintenir leur train de vie.

    Je fais du bénévolat mais en dehors de toute structure associative.




  • Blé 19 septembre 2008 17:16

    Bien avant que l’homme invente les moulins ou la charrue, la première énergie qu’une minorité captait pour s’enrichir et asseoir leur pouvoir était l’énergie humaine.( servage, esclavage, etc...) Pour se faire, cette minorité en occident a emprunté à une autre civilisation (orientale) "son dieu" unique sous la forme de parole révélée écrite sur des monuments puis sur des parchemins pour finir sur du papier bible.

    Mettre quelqu’un "au travail", c’était mettre ce quelqu’un à la torture, que ce soit sur un tabouret à 3 pattes ou dans un champ de coton ou encore dans une mine, le résultat n’est guère différent pour un individu qui n’a pas le choix. Mes ancêtres paysans étaient-ils fénéants parce qu’ils ne recevaient pas d’ordre d’un seigneur ? L’artisan était-il fénéant parce qu’il ne travaillait pas pour un P D G ? L’un et l’autre n’avaient pas le sentiment de "travailler" mais de cultiver ou d’oeuvrer.

    Nous sommes dans une société où les élites (politiques, économiques, journalistiques, et d’autres iques...) montrent du doigt les chômeurs plutôt que le chômage(qui est un choix politique de nos élites). Ils sont très durs avec les faibles (contrôle tout et partout)) mais faibles avec les forts. (démentellement du droit du travail par exemple)




  • Blé 19 septembre 2008 14:04

    Merci pour cet article.
    Je pense que les humains ont oublié que la nature n’a pas besoin d’eux pour exister par contre ils ont besoin d’elle pour vivre. Aucun coffre fort, aucune montagne de dollars ou d’euros ne pourront les nourrir. J’ai l’impression que ce petit détail commence à s’imposer dans les esprits. La contre production de nos technologies coûte plus en plus chère, mais il est vrai que tant que cette contre production entre dans le P I B d’un pays, ce qui signifie que nous ne sommes pas prêts à changer notre "Culture" du profit immédiat en sacrifiant les futurs générations.

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