Avec un zeste de condescendance quand même. Désormais, SM
admet quand même que la « version officielle » (terme impropre) pêche
par maladresse et manque de clarté. Mais que la Vérité ne saurait quand même
gésir dans la paranoïa des complotistes. Fi, que diantre !
Moi qui doute, dont le QI plafonne piteusement aux marges du
crétinisme, et qu’affecte une malencontreuse inclination à la schizophrénie
paranoïde atavique, je demande à être soulagé par les lumières bienveillantes
de tous les SMs éclairés. Oyez, oyez.
Répondez à ces questions, simplement à ces questions, donnez
moi votre opinion et soulagez mon tourment.
1)Les terroristes ou présumé tels qui ont planté des avions dans les
tours voulaient t’ils les raser ou pensait ils simplement les ébrécher ? Je
pense que deux simples incendies n’auraient jamais eu le même impact sur l’actualité
et sur la suite des événements, donc la question n’est pas triviale.
2)Dans la première hypothèse, comment pouvaient ils être sûr de les
détruire ? Aujourd’hui encore, personne n’a l’air totalement certain du
mécanisme de la chute des tours. Possèdent-ils les meilleurs ingénieurs, les
meilleurs architectes du monde ?
3)Quel est le but de l’attentat ? Un coup de pub ou une déclaration
de guerre ?
4)Si c’était un coup de pub, cela valait-il l’investissement ? Quel
bénéfice réel en ont-ils retiré ?
5)Et si c’était la guerre qu’ils voulaient, où est-elle ? Plus d’attentats ?
C’est un peu comme si la flotte japonaise était rentrée tranquillement au port
après Pearl Harbor, et s’était gentiment consacrée à l’élagage des bonsaï.
6)Sommes nous tous capables de devenir pilote de lignes, et de diriger,
sans assistance électronique et sans coup férir, un boeing 767 de 52 m d’envergure dans une tour
large de 63 m
à une vitesse approximative de 700
km/h(200 m la seconde) ?
7)Si oui, je postule, ma vie m’ennuie – désolé, ce n’était pas une
question.
8)N’est-ce pas un peu risqué d’envoyer des équipes de 4 terroristes armés
de cutters détourner des avions remplis de passagers non désireux de mourir ?
Ces derniers (potentiellement au nombre de 255 – 4, plus les membres d’équipage)
ne risquent-ils pas de faire échouer le projet, trouvant les cutters trop peu menaçants
pour abdiquer leur envie de vivre ?
9)En programmant quatre attentats d’un coup, les terroristes n’ont-ils
pas les yeux plus grands que le ventre ? Ne risquaient-ils pas de vendre
la mèche dès le premier détournement constaté ? Etait-ce bien prudent ?
Etait-ce raisonnable ?
10)Déjà dit, mais, quels bénéfices
les pouilleux fous d’Allah ont-ils retiré de cette gigantesque entreprise, si
ce n’est la possibilité ultime, et moyennant argumentation chicanière autour
des armes de destruction massive, de jouer le match sur leur terrain, en Irak
et en Afghanistan ?
11)Et surtout, surtout, qu’aurait
bien pu faire Bush de son mandat sans le onze septembre ? Lui qui n’avait
même pas été élu démocratiquement, comment aurait-il passé ces quatre (huit)
longues années du mandat présidentiel ?
Voilà, monsieur SM, le cœur de mes ténèbres. Ce sont des
choses simples, sans thermite, sans drone, sans ovni, sans mossad, sans extrême
droite, sans tout ça. Juste des bêtes interrogations de base qui me turlupinent
depuis huit ans, mais sans m’empêcher de dormir, rassurez-vous. Je sais, vous n’êtes
pas dans ma tête. Vous n’êtes dans la tête de personne. Vous vous arrêtez de
penser, d’ailleurs, dès que ça serait utile. Non, un vrai journaliste de la
vieille école. Des faits, rien que des faits. Encore des faits.
Erratum, ai rippé sur la zapette. C’est ici que je voulais le mettre.
Si. Dans « Opération Gâchis » de Philippe de Pirey, très explicite, moult détails. Invoqué par Boris Vian dans sa lettre à Faber pour défendre sa chanson « le déserteur ». cf.
« Opération Gâchis » de Philippe de Pirey, très explicite. La référence en a été utilisée par Boris Vian dans sa défense du texte de sa chanson, le déserteur.
Beaucoup de diatribes et polémiques stériles dans les posts. Pas l’énergie d’essayer de démonter les argumentations les plus caricaturales (arthurh...). Il faut parler à ceux qui écoutent, ou au moins qui désirent dialoguer. Sinon, pas grave...
Personnellement, j’aime bien mes congénères, malgré tous leurs travers. Je suis pour un monde qui privilégie la responsabilité et la solidarité. Être n’est pas avoir, l’argent rend vulgaire. Je préférerais que mes enfants grandissent dans un monde où les gens se nourrissent encore d’idéaux et s’épaulent dans des luttes et des projets communs, plutôt que dans un jeu du cirque où c’est chacun pour soi et dieu pour tous. J’espère que le libéralisme ne va pas agoniser pendant tout un siècle. Une société qui méprise ses membres les plus faibles est une société méprisable.