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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 16 mars 2012 17:39

    Mais ce que vous ne comprenez pas, c’est que je ne suis pas un « intransigeant » ! Je ne demande que des évidences : quelques progrès sociaux quand la gauche arrive au pouvoir. Il ne devrait même pas avoir besoin de le demander.
    Hollande, de son propre aveu, n’entend rien d’autre que de conserver le statu quo de la politique menée par Sarkozy pendant cinq ans et la droite pendant dix ans. Au mieux, il compte sur une croissance (dont on se demande d’où elle surgirait, mais c’est le malheur de notre monde d’économistes que d’oublier que l’économie c’est avant tout de l’activité humaine) hypothétique pour, peut-être, réévaluer ici ou là telle ou telle aide sociale.

    Prenez par exemple un truc tout bête : le projet du Parti Socialiste. Vous vous en souvenez peut-être, c’était ce document que le PS a produit avant l’affaire Strauss-Khan. C’était un projet à tout le moins timoré (il faut bien le dire). Mais il contenait incontestablement des avancées sociales. Déjà, il entendait revenir sur certaines des déformes de la droite, c’est un bon début. Ensuite, il proposait une réforme fiscale audacieuse, préalable à une réévaluation à la hausse des prestations sociales. Enfin, il proposait (qu’on soit ou non d’accord avec son efficacité) une méthode pour revenir à une politique de croissance.
    Et bien même sur un projet aussi timoré, il y a largement assez de contenu pour se retrouver et se rassembler.

    Mais dans le programme de Hollande, il n’y a rien de tel.



  • Brath-z Brath-z 16 mars 2012 17:21

    Le clientélisme ne s’adresse qu’à des secteurs extrêmement réduits de la population. Or les groupes de pression d’automobilistes sont presque tous de droite. C’est déjà une clientèle quasi captive... de Sarkozy (qui est aussi clientéliste que Hollande, c’est une évidence mais ça va mieux en le disant). Donc dans son optique, en se positionnant sur ce créneau, Hollande ne gagnerait pas grand chose mais perdrait du temps et de l’énergie.



  • Brath-z Brath-z 16 mars 2012 17:08

    Mais que la Grèce fasse faillite ! C’est une urgence pour son peuple !

    Vous ne semblez pas savoir ce que cela veut dire, une « faillite », pour un pays. C’est un terme technique : « défaut de payement ».
    Cela signifie qu’immédiatement et sans conditions la dite « dette publique » du pays concerné disparaît. C’est ce que l’UE tente d’empêcher, car cette dite « dette publique », là comme ailleurs, constitue une rente pour les établissements prêteurs (car non, la dite « dette publique » n’est pas faite pour être remboursée : la meilleure preuve étant que si on essayait de la rembourser, même un pays riche comme la France devrait subir des plans de rigueur vingt fois plus difficiles que ceux que subit à répétition la Grèce).

    En 1999, la Russie subit une importante crise économique. Après des plans de rigueur absolument cataclysmiques, elle fait finalement défaut... et c’est le début du retour de la croissance et de l’investissement.
    En 2001, l’Argentine accumule les plans de rigueur, reçoit plein de prêts « soumis à stricte conditionnalité » (comme ce que prévoit le MES), « conditionnalité » étant un euphémisme pour ne pas dire « mesures d’accompagnement », expression elle-même euphémisante pour « rigueur et dérégulation ». Au bout d’un moment, il devient évident que même avec les « plans d’aide et de solidarité » du FMI, jamais l’Argentine ne pourra régler sa situation. Elle fait donc faillite. Et là, immédiatement, elle sort d’une crise qui l’avait entraînée dans la spirale de la surinflation.
    Dans les deux cas, les peuples se seraient épargnés des mois et des mois de misère, de disette, bref, de « rigueur » si leurs pays avaient fait faillite avant.

    En 2006, la Bolivie commence elle aussi à avoir de sérieux problèmes de dite « dette publique ». Elle pourrait attendre elle aussi d’être dans une situation extrême où elle ne pourrait plus rembourser du tout sa dite « dette publique », mais cela signifierait, comme en Russie, comme en Argentine, d’en passer par des « plans de rigueur ». Du coup, le gouvernement bolivien décide de forcer un peu la main à ses prêteurs, et parvient à obtenir une « faillite partielle » : la moitié de sa dite « dette publique » est annulée, le reste est rééchelonné. Du coup, la Bolivie perd 80% de ses créances sans avoir dû dévaluer sa monnaie.
    C’est ce scénario de « faillite partielle » que la troïka BCE-FMI-Commission Européenne aimerait mettre en œuvre en Grèce. Sauf que cela, c’était possible il y a un an, plus aujourd’hui. Pour que la Grèce s’en sorte sans faire faillite, il faudrait et annuler 80% de sa dite « dette publique », et rééchelonner le reste sur des échéances absolument ridicules, et continuer une politique de « rigueur ».

    On a dépassé depuis longtemps le point de non retour pour la Grèce : c’est ou bien la faillite tout de suite, ou bien la faillite dans un an après un n-ième « plan de rigueur » destiné à correspondre aux « conditionnalités », avec tout ce que cela signifie de brutalité et d’instabilité envers le peuple grec. On peut même envisager de très graves troubles politiques, peut-être même un pouvoir militaire.

    Et sinon, le diagnostic des intelligents et raisonnables selon lequel plus on est timoré mieux on est vu de la finance est absolument idiot. D’ailleurs, tous les exemples récents le démontrent : est-ce que la modération du PASOK en Grèce a empêché une agression par la finance ? Est-ce que le programme « raisonnable et réaliste » (selon les critères de la droite) de François Hollande empêchent les critiques de fuser de toutes parts et les conservateurs de lui envoyer des menaces peu discrètes ?
    La politique, c’est du rapport de force. Si modéré, si raisonnable qu’on soit, on doit batailler avec la même vigueur que si on était maximaliste. Le prix du modérantisme est au moins aussi élevé que celui de l’extrémisme. Il faut à la gauche une orientation conséquente, affirmée sans être exagérée, pour pouvoir bénéficier des meilleurs conditions dans le rapport de force avec la contrainte extérieure qui s’exercera de toutes façons en cas d’alternance.



  • Brath-z Brath-z 16 mars 2012 16:46

    Moi, j’ai été révolté par les propos du candidat du PS Hollande.

    Que veulent les gens du PS ?? L’élection d’un social-libéral clientéliste pour que les pauvres et les « précaires » souffrent encore 5 ans de plus ? Pour que l’on ferme tous les hôpitaux publics ? Pour qu’il n’y ait plus de service public nulle part ? Les pauvres et la classe moyenne ont besoin d’un service public qui les protège, Hollande et les riches n’en ont rien à faire.

    Comment peut-on prétendre défendre le monde ouvrier et salarié et prendre le risque de le jeter encore une fois en pâture aux "Oligarques Prédateurs«  ?

    Vous voyez, moi aussi je sais faire des grandes envolées lyriques moralisantes.

    Ce que nous demandons, c’est trois fois rien : quelques progrès sociaux, au minimum de quoi compenser les déformes de la droite depuis 10 ans, et pas la préservation du statu quo établi par Sarkozy, ainsi que le propose François Hollande, qui n’entend opérer de réforme qu’à la marge et sur des sujets symboliques.
    Qu’en 1981 la gauche enfin arrivée au pouvoir ai aboli la peine de mort, c’est une bonne chose. Si elle s’était contentée de cela, alors ça n’aurait servi à rien de l’élire sinon à garantir 7 ans de régression sociale.

    Si le candidat du PS n’entend même pas faire revenir le balancier vers la gauche, même un tout petit peu, mais le conserver là où la droite l’a placé, comment la gauche peut-elle même envisager de l’emporter ? Si le candidat du PS se préoccupe d’apparaître »raisonnable" aux yeux de la droite et se moque de ce que la gauche pense de son programme, comment la gauche peut-elle même envisager de l’emporter ?



  • Brath-z Brath-z 16 mars 2012 16:37

    Dans ce cas-là, que tous les candidats à la gauche de François Bayrou se désistent en sa faveur ! Là, on sera sûrs à 100% de battre Sarkozy, peut-être même dès le premier tour !

    Je vous en prie, soyons sérieux. La gauche sociale conséquente (aucunement ni « radicale » ni « extrêmiste ») ne réclame pas grand chose du PS : un programme qui contienne un minimum de progrès sociaux et une orientation sociale claire. Que ce programme est cette orientation soient sociaux-démocrates et pas socialistes, fort bien, ça serait déjà ça de prit. Cela permettrait en tous cas de pouvoir se rassembler au second tour.
    Mais là, on a vraiment atteint le fond du fond avec le candidat social-libéral Hollande.

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