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Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 8 mai 2012 02:13

    « Scénario le plus probable », non. Mais toujours envisageable.



  • Brath-z Brath-z 8 mai 2012 01:58

    Pour ce qui est d’une sortie de l’euro, c’est une toute autre affaire. Mon diagnostic en la matière est que si cela se fait, ça sera de manière planifiée sur une décennie.



  • Brath-z Brath-z 8 mai 2012 01:58

    Samaras avait dix jours pour négocier, il a échoué en 24h. Le relais passe à Tsipras et SYRIZA. Si le PASOK et l’ANEL acceptent de former un gouvernement anti-austérité avec la gauche radicale (c’est l’anti-austérité qui pose problème au PASOK, et la gauche radicale à l’ANEL), on s’achemine peut-être vers une sortie par le haut !

    L’attitude du PASOK (qui a refusé l’accord de la ND s’il n’était pas étendu à la DIMAR et à SYRIZA) a prouvé qu’il était peut-être « récupérable ». Cela ouvre des perspectives. La solution évoquée dans mon article d’un gouvernement minoritaire KKE, SYRIZA, DIMAR (éventuellement ANEL) soutenu sans participation par les néo-nazis de la XA, particulièrement gênante, peut aujourd’hui, semble-t-il, être exclue. On aurait peut-être un gouvernement bel et bien majoritaire.
    Mais quelle majorité ? Il n’y en a que deux possibles, semble-t-il :
    - une coalition ND-PASOK pro-austérité soutenue par la DIMAR (gauche radicale) et/ou l’ANEL (droite radicale)
    - une coalition de toute la gauche (KKE, SYRIZA, DIMAR, PASOK) avec l’ANEL
    Dans les deux cas, les néo-nazis de la XA demeurent isolés et perdent leur éventuel statut de « faiseurs de roi ».

    Le KKE refuse d’avaliser toute majorité « jusqu’à la révolution », mais avec la douche froide qu’a été son résultat (8,5%, soit 1 point seulement de plus qu’en 2009) alors que SYRIZA plus que triplait le sien (4,5% en 2009, 16,5% avant-hier) et que la DIMAR, scission de la SYRIZA, faisait aussi bon score (6%), il n’est pas en état d’imposer ses vues.
    De plus, on a vu déjà jadis (1989) qu’il pouvait tout à fait participer à des gouvernements, y compris avec la droite, sans que celui lui pose de problèmes particuliers au final. Les foucades actuelles ne trompent personne : si SYRIZA, la DIMAR, le PASOK et l’ANEL sont partants (144 sièges sur 300 tous ensemble), le KKE (26 sièges) ne pourra pas se mettre lui-même dans la position du parti qui a empêché la remise en cause de l’austérité.

    Pour l’ANEL, c’est déjà plus délicat : c’est un parti de droite radicale. Mais son alliance avec le PARMAP, parti de gauche radicale, a montré qu’il peut être ouvert sur des objectifs clairs.


    Par contre, parvenir à un tel accord, ça n’est pas gagné...



  • Brath-z Brath-z 7 mai 2012 22:20

    Après, sur la perspective d’une alliance de toutes les composantes de la gauche radicale et de l’extrême-gauche entre elles, je reste circonspect. Certes entre SYRIZA, la DIMAR et KOISY les désaccords portent surtout sur l’attitude vis-à-vis des autres formations (le KKE et le PASOK, principalement), et la perspective de devenir largement dominant à gauche et même la principale force politique du pays peut permettre un tel rassemblement (si on additionne les résultats de SYRIZA, de la DIMAR et du KOISY, on atteint presque 24% des suffrages !). On peut aussi envisager en effet un rapprochement avec la coalition d’extrême-gauche ANTARSYA. Mais cette dernière risquerait alors de n’être plus qu’une coquille vide dont les composantes partiraient les unes après les autres, alors qu’elle est actuellement en position d’unifier une extrême-gauche qui a réuni encore 2,5% des suffrages (dont la moitié pour la seule ANTARSYA).
    Du côté du KKE, la divergence se fait sur une question de fond : l’Europe. C’était déjà l’objet de la rupture entre le KKE dit « extérieur » (l’actuel KKE) et le KKE dit « intérieur », issu de la branche « eurocommuniste » du parti. Cependant les deux KKE (le KKE « intérieur » étant devenu entretemps l’EAR après l’explosion de la SPAD, une coalition avec des partis d’extrême-gauche) ont jadis pu collaborer au sein de la première Synapsismos. Il est donc possible d’envisager pareil rapprochement. Mais cela provoquerait, je pense, le départ avec la DIMAR, le KOISY et l’extrême-gauche.

    SYRIZA peut, à mon sens, devenir le centre d’une majorité gouvernementale, mais pour se présenter aux élections, elle doit choisir entre la DIMAR et le KOISY (et peut-être l’extrême-gauche, principalement l’ANTARSYA) et le KKE. Le scénario gagnant serait à mon avis de choisir la première option, le KKE devenant dès lors un partenaire gouvernemental minoritaire, ce qui permettrait d’atténuer les divergences de fond.



  • Brath-z Brath-z 7 mai 2012 21:56

    Bonjour,

    Sur le succès de XA, je dirais que les dimensions « sanction » et « protestation » dominent largement la dimension « adhésion » des votants en sa faveur. L’extrême-droite continue d’avoir à peu près le même poids depuis les années 1970, sa radicalisation n’est à mon avis que ponctuelle, les néo-nazis devraient retourner à leur niveau réel de moins de 1% assez rapidement.
    Ensuite, sur le succès de la gauche radicale, je dirais que quand l’auteur parle des 50% d’opinion favorable, il oublie que dans le même temps la droite radicale en obtenait plus de 20%. Or au final cette dernière, incarnée principalement par l’ANEL, a réalisé 10% des voix, et la gauche radicale 31%. Dans les deux cas, ça a été déjà une belle performance électorale, et je ne pense pas qu’avec ce contexte on puisse parler de déception ni de captation par la droite radicale, encore moins par l’extrême-droite qui, avec 9,9% sur deux listes, reste dans son étiage depuis 1980. Et surtout, il ne faut pas oublier que plus de 18% des suffrages ont été, du fait du foisonnement politique, « neutralisés » par le seuil des 3%.

    Alors oui, en Grèce comme en France, les épithète « fasciste » et « nazi » sont démonétisées par une utilisation indue. Mais je ne pense pas que cela empêchera aux prochaines élections XA de retomber à 0,3%.
    Je ne pense pas que l’analyse pseudo-marxisante de l’auteur de cet article sur Médiapart (qui grosso-modo reproche à la gauche grecque de ne pas assez utiliser une ligne de lecture marxiste) soit fondée. Il prend un événement ponctuel pour une tendance de fond.

    Je serais pour ma part bien plus inquiet de la possibilité (jamais exclue) d’un nouveau pouvoir militaire en Grèce que d’une montée irrésistible de l’extrême-droite néo-nazie.

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