• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Brath-z

Brath-z

Citoyen de la République française.

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 27 935 1105
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 47 29 18
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 24 avril 2012 21:29

    Entre Le Pen et Mégret, le désaccord ne portait pas sur le fond mais sur la stratégie, et aussi sur les personnes. La scission mégrétiste de 1998, ça a été le départ massif des cadres du FN, qui en avaient assez de voir leurs perspectives d’avenir bloquées par la diabolisation de ce parti et son refus de se « normaliser » pour pouvoir s’allier avec la droite parlementaire.



  • Brath-z Brath-z 24 avril 2012 14:48

    Latortue > Entre 2002 et 2012, le nombre d’inscrits a progressé de 5 millions. Il faut donc rapporter les 900 000 électeurs de plus du FN par rapport au total extrême-droite du premier tour de 2002 à la progression du nombre total d’inscrits, ou au moins de votants.



  • Brath-z Brath-z 24 avril 2012 14:25

    M. Asselinau est de très mauvaise foi quand il ne fait la comparaison qu’en chiffres relatifs, vu qu’en 2002 l’abstention était de plus de 28% au premier tour, et encore 20% au second.

    Voici un extrait du début d’un article que j’ai écrit et qui est en attente de validation, sur le résultat du FN :

    "Il faut relativiser la progression nette du FN.
    En relatif, d’abord, la candidate du FN a fait 17,90% des votants quand son père en 2002 avait fait 16,86% au premier tour et 17,79% au second tour. C’est un progrès indéniable marquant un record absolu mais pas une explosion en sa faveur.
    En absolu ensuite, elle a réuni 13,95% des inscrits. C’est un record absolu déjà plus impressionnant car un indéniable progrès au premier tour par rapport à son père (1988 : 11,46%, 1995 : 11,43%, 2002 : 11,66%) surtout par rapport à la contre-performance de 2007 (8,62% des inscrits) et qui est même légèrement supérieur au résultat de deuxième tour de son père en 2002 (13,42%). Elle est cependant loin du résultat de Bayrou en 2007 (15,34%).
    En termes de votants enfin, elle a obtenu un peu plus de 6,4 millions de voix, soit un gain d’environ 900 000 voix par rapport au résultat de l’extrême-droite en 2002 (premier tour : Le Pen + Mégret, second tour : Le Pen, dans les deux cas un peu plus de 5,5 millions de voix) quand le nombre d’inscrits a augmenté de presque 5 millions de voix.
    J’ajouterai à ce sujet que la faible progression de l’extrême-droite entre 2002 et 2012 a été un semi-échec pour Marine Le Pen : en 2002, l’extrême-droite réunissait 13,28% des inscrits avec une abstention de 28,40%. Et au second tour, le résultat de 13,42% des inscrits (+0,14 par rapport au premier) seulement quand l’abstention avait chuté à 20,29% avait démontré que l’extrême-droite n’avait aucun vivier chez les abstentionnistes. C’est sur ce plan-là que depuis 2007 et surtout les européennes de 2009 Marine Le Pen n’a cessé de se focaliser. Avec les enquêtes qui avaient fait état d’une progression fulgurante du FN chez les abstentionnistes potentiels (jusqu’à 30% des voix, selon un sondage CSA pour Marianne en octobre dernier), on aurait pu croire qu’avec 20,53% d’abstention seulement (contre 25% à 30% prévue dans les enquêtes), soit la même configuration que le second tour de 2002, elle élargirait considérablement son potentiel électoral, au moins jusqu’à 15% des inscrits. Or la progression a été minime à 13,95% (+0,53).
    Donc oui, il y a eu progrès indéniable du FN, et oui, il y a eu record absolu et historique de sa candidate, mais pas si important que cela et qui paraît plus être une continuité avec 2002 - comme si l’échec de 2007 n’avait pas existé - plutôt qu’une progression. 2002 a été le moment où l’extrême-droite est passée d’environ 11,5% depuis 1988 à plus de 13,5% des inscrits, 2012 en a été la confirmation."



  • Brath-z Brath-z 20 avril 2012 08:37

    Et vous avez grand tort d’agir ainsi car vous vous privez ainsi de l’évolution sur le long terme de la pensée et des conceptions du monde, ce qui précisément vous empêche de saisir comment s’est affiné l’universalisme français.
    Au passage, au Moyen-Âge, les savants ne pensaient pas que la Terre était plate (c’est une légende du XVIIème siècle qui se fonde sur les « cartes » cosmologique catholiques, qui étaient purement symboliques et à usage non des diplomates et des ambassadeurs mais des médecins et des théologiens), l’Afrique et l’Asie étaient plutôt bien connues, surtout à partir du XIIème siècle, mieux en tous cas que sous la haute Antiquité et le titre de fille aînée de l’Église est une déformation du titre que reçut le Royaume de France sous le règne de Louis IX : « terre très chrétienne d’un peuple aimé de Dieu », titre à vocation essentiellement politique, précisément car Louis IX entendait exercer (avec succès) une mainmise sur le clergé français et s’est appuyé pour cela sur une jurisprudence coutumière faisant du Royaume de France une terre catholique (ie universelle) au même titre que l’Église elle-même.

    Quand on parle de vision du monde et d’histoire des idées, on est obligé de raisonner sur le temps long, et même le temps très long, peut-être plus encore que lorsqu’on parle de transformations économiques et sociales (et il est fréquent d’atteindre le millénaire lorsqu’on mène ce type d’analyses).



  • Brath-z Brath-z 20 avril 2012 01:36

    La « nation universaliste, marote des loges », elle l’était aussi d’Aldaberon de Laon, de Suger, de Louis IX, de François Ier, de Henri II, etc. C’est une conception qui n’a pas attendu la fin du XVIIème siècle pour naître. Elle est même au fondement de la fondation du Royaume de France par-dessus le Royaume des Francs, et la manifestation de cette aspiration universaliste (est-il étonnant que, plus que n’importe quel autre monarchie européenne, c’est bien le Royaume de France qui a, des siècles durant, entendu incarner, parfois mieux que l’Église elle-même, la catholicité, cet universalisme par excellence ?).
    Les facteurs historiques, géographiques, civilisationnels, institutionnels, coutumiers, juridiques, etc. sont extrêmement nombreux qui font du Royaume de France comme entité une nation universaliste (et cela se retrouve très tôt dans sa symbolique : le semi de lis sur fond bleu-roi, symbole de la maison du roi qui devint à partir du XIVème siècle couleur de majesté du royaume tout entier, c’est une symbolique universaliste très explicite, et il y en a bien d’autres), alors que si on observe l’Europe occidentale pendant 1200 ans, du VIème siècle au XVIIIème siècle, la France est une anomalie qui ne devrait pas y exister. Il n’y a eu durant cette longue période où pourtant s’est décantée la Nation, aucun lien caractéristique politique, culturel, linguistique, commercial, institutionnel, technologique ni juridique entre les différents pays de France non directement voisins entre eux, et le long conflit successoral et dynastique connu dans l’historiographie comme « guerre de cent ans » a démontré avec éclat que ce n’était même pas la personne ni la fonction du roi qui permettait à cette réalité incompréhensible d’exister : ni le long emprisonnement anglais de Jean II ni la guerre d’illégitimité consécutive à la dépossession de Charles VII de ses droits au trône au profit du souverain d’Angleterre n’ont porté atteinte à l’intégrité de la France.

    Si l’on veut chercher ce qui a rendu possible à cette réalité illogique pour les logiques sociales d’exister, de se maintenir contre vents et marées et même de se renforcer, il faut aller le chercher du côté de l’histoire des représentations et des idées. C’est là une caractéristique assez étrange qu’à ma connaissance la Nation française est la seule à présenter, du moins avec ce systématisme et cette intensité sur une aussi longue période.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité