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Ben Ouar y Villón

Ben Ouar y Villón

L'âne de Buridan, qui hésita entre le boire et le manger, bien tôt mourut de soif et de faim.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/04/2005
  • Modérateur depuis le 24/06/2005
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Derniers commentaires



  • Ben Ouar y Villón Brisefer 25 octobre 2006 11:28

    Bravo, je n’aurais pas dit mieux dans un commentaire que j’ai voulu court.

    Evidemment les hommes sont souvent écartés de la sphère éducative de la Petite Enfance, et en premier lieu par les Tribunaux ! (3 000 000 d’enfants sont tenus loin de leur père par ordonnance judiciaire à la faveur des mères, source SOS Papa)

    Evidemment le libre choix d’activité doit être de mise, il en va en effet de l’accomplissement personnel ; je ne disais pas le contraire. Soyons libéraux.

    Mais, actuellement seules les classes privilégiées peuvent exercer ce libre choix d’activité pour un travail AU MOINS AUSSI PASSIONNANT et EPANOUISSANT que celui d’éduquer ses enfants ; n’en déplaise pas à Madame Khalamity, dont j’observe avec tristesse que, trentenaire, elle véhicule les idées schématiques des soixante-huitardes revanchardes. Elle parle de « négation de l’attachement primaire » alors que ce débat de « l’abandon » (je répète) concerne des enfants de trois mois à deux ans et demi ! La présence maternelle -allaitante ou non- est elle incompatible avec la socialisation des enfants ? Non, bien sûr. Qu’une jeune femme d’aujourd’hui puisse écrire un tel article me désole profondément. Elle confond encore « avancées sociales favorables aux mères » et « aliénation de la femme ».

    Il serait peut-être l’heure de remettre la présence et l’autorité parentale au coeur du dispositif familial (et non l’enfant au centre du dipositif industriel) ; ce ne sont pas les enfants laissés à eux-mêmes dans tous les quartiers difficiles (où j’ai vécu) qui diront le contraire.

    Aussi, pour répondre au commentaire de l’auteur un peu plus haut : Qui ira soutenir que les Suédois, qui ont été maternés pendant trois ans sont des gens qui manquent de confiance en eux-mêmes. Les effets positifs de leur grande sociabilité et leurs résultats sur la société tend à prouver exactement l’inverse.



  • Ben Ouar y Villón Brisefer 24 octobre 2006 12:24

    Bravo et merci,

    vous avancez un point de vue d’économiste selon lequel les directives européennes de libéralisation des marchés et les puissances publiques sont in-com-pa-tibles.

    L’Europe telle qu’elle fonctionne et les services publics sont ennemis. L’intérêt général s’en trouve menacé.

    Le « complément d’enquête » sur le Gaz lundi 23 octobre 06 ne dit pas un mot des 70 % d’augmentation du Gaz depuis 2000 ! GDF peut donc annoncer des profits record et rendre sa candidature plus « sexy » aux yeux des investisseurs et des actionnnaires. BRETON, dehors ! smiley



  • Ben Ouar y Villón Brisefer 24 octobre 2006 11:41

    L’exemple de la Suède est intéressant : les mamans ont droit à 3 ans de congès pour élever leur enfant. Pas trois mois.

    Comment comprendre que dans un pays aussi « évolué » que le nôtre, on demande aux mamans d’abandonner leur enfant à l’âge de 90 jours ? Le confier à une étrangère, une nou-nou qui le verra grandir 8 heures par jour (sa maman 1 heure au réveil, 1 heure avant le coucher en rentrant crevée du boulôt). C’est inhumain tout simplement.

    Il faut ensuite considérer le coût en maladie que les enfants ne manquent de contracter lorsqu’ils sont soumis à un tel stress d’abandon et surtout lorsqu’ils sont sevrés du précieux lait maternel qui leur assurait une barrière immunitaire( le lait de vache n’est pas digeste par le bébé mais par le veau). C’est aussi un enjeu de santé publique.

    Tout ça pour que les mamans puissent TRAVAILLER, au nom de je ne sais quel féminisme mal placé. (être féministe c’est aider la société à considérer les femmes dans leur pleine féminité et non à ressembler à des hommes moins payés).

    Il faut en finir avec le féminisme des années 70.

    Femmes de France levez-vous, vous êtes suffisamment nombreuses pour descendre dans la rue et exiger des gouvernements la mise-en-place d’un CONGES MATERNEL DE TROIS ANS.



  • Ben Ouar y Villón Brisefer 24 octobre 2006 11:23

    Je précise aux commentateurs un peu brefs que pour ajouter quelques liens ou articles de valeur connexes, je n’en assume pas moins ce que j’ai écrit plus haut. Je n’en retire pas un mot. Mais le lecteur a le droit d’être orientés vers différents clochers. Je ne m’exonère pas moi-même du droit à faire évoluer ou à nuancer mon avis.

    donc :

    Je copie ici un article de MARIE-CHRISTINE TABET, du Figaro du 24 octobre.

    Les comptes rendus des travailleurs sociaux de France Terre d’asile (FTDA) livrent le secrets du squat.

    "Les deux tiers des squatteurs échoués au gymnase étaient sans papiers. Souvent arrivés récemment en France.

    « MONSIEUR est entré en France en 2003, madame en 2004. Enceinte. Séjour irrégulier. »

    « Madame vit en France depuis 1993. En attente d’un titre de séjour. » « Madame est française, monsieur est en situation irrégulière. Non francophones. Enfant de deux mois ».

    « Couple arrivé en France en septembre 2005. Monsieur débouté du droit d’asile. Le dossier de madame est en cours d’instruction. » « Femme isolée avec des papiers et un emploi. »

    « Monsieur réfugié politique. Entrée en France en 2004, madame l’a rejoint illégalement en mars 2006. Enceinte »...

    Qui vivait dans le squat de Cachan ? Qui sont les hommes et les femmes qui se sont ensuite entassés pendant deux mois dans un gymnase, prêts à tout pour obtenir des papiers ? Moins de quinze jours après l’évacuation de la salle de sport Belle-Image, les comptes rendus des travailleurs sociaux de France Terre d’asile (FTDA) livrent les premiers secrets du squat. Ce sont quelque 410 personnes qui sont actuellement éparpillées en hôtels, centres d’accueils pour demandeurs d’asile (Cada), foyers ou même dans une ancienne caserne de gendarmerie, des Ivoiriens et des Maliens pour la plupart. « On compte également une Polonaise, quelques Algériens, des Marocains et quelques dizaines de ressortissants d’autres pays d’Afrique noire », précise Pascal Pech, directeur du Cada de Créteil. Plus des deux tiers des adultes sont en situation irrégulière. « Il faut se souvenir que la plupart des réguliers qui vivaient dans le squat, autour de 150 personnes, explique Pierre Henri, le directeur de FTDA, ont accepté dès le 17 août de se rendre dans des hôtels dans l’attente d’un logement. Ils ne sont pas passés par le gymnase. » Le ministère de l’Intérieur a délivré à chaque adulte une convocation. Ce document doit leur permettre de circuler en France sans risquer de se faire interpeller pour situation irrégulière. D’ici au 20 décembre, les quelque 270 sans-papiers devront se rendre à la préfecture afin de présenter leur demande de régularisation. Leur cause est loin d’être gagnée : il s’agit dans bien des cas de regroupements familiaux non déclarés, de déboutés de la demande d’asile qui ont plongé dans la clandestinité, de conjoints mariés sous le seul régime du droit coranique, de travailleurs sans statut... De nombreux couples de jeunes adultes ne vivent en France que depuis quelques années et parfois quelques mois seulement.

    La population des ex-Cachan comprend une centaine d’enfants, principalement âgés de 0 à 3 ans. « Nous en avons seulement une dizaine entre 10 et 18 ans explique-t-on à la préfecture, et encore certaines adolescentes sont à ranger dans la catégorie des mères de famille. »

    Dix demandes de régularisation de familles d’enfants scolarisés ont été déposées à la préfecture du Val-de-Marne. Seuls quatre répondaient aux critères de la circulaire Sarkozy.

    Toutes ces statistiques dessinent en fait la véritable vocation du plus grand squat de France : une plate-forme de l’immigration clandestine sub-saharienne. « Les langues commencent à se délier, explique un fonctionnaire,fin connais seur du dossier. On apprend que, depuis 2004, il fallait payer 2 000 euros pour une chambre réservée parfois depuis le pays. Il fallait également acquitter les charges de cette étrange copropriété autogérée par des chefs d’étage. Cachan, c’était une société qui avait édicté ses propres lois. »

    La majorité des squatteurs avait un emploi.

    Selon la police, la communauté n’avait pas de comportements délic tuels. « Nous avons eu des problèmes de drogues au début de l’année 2004, raconte un enquêteur, il s’agissait de jeunes Maghrébins en transit qui se servaient de Cachan comme d’une gare de triage. Ils vivaient exclusivement au rez-de-chaussée. Les squatteurs nous ont aidés à faire le ménage. »

    Réguliers ou non, la plupart des habitants du squat avaient un emploi, dans le BTP, le gardiennage, le ménage pour les hommes et la surveillance des enfants pour les femmes. « Les employeurs ont d’ailleurs été d’une incroyable flexibilité avec leurs employés pendant l’occupation du gymnase, les laissant participer aux réunions ou aux assemblées générales », ironise le directeur de FTA, Pierre Henri.

    Dominique Sopo, le président de SOS-Racisme, impliqué dans la gestion de la crise, estime que les contrats de travail sont les meilleures chances de régularisation des familles. « Il n’y a pas beaucoup de salariés qui acceptent un contrat avec deux heures de ménage le matin ou le soir lors de la fermeture des bureaux, explique-t-il. J’espère que leurs patrons ne les laisseront pas tomber. » Rien n’est moins sûr, car, une fois régularisés, ils devront les payer au prix du marché."



  • Ben Ouar y Villón Brisefer 10 octobre 2006 14:42

    [email protected]

    M. Jacques Attali laisse un billet intéressant sur son blog.

    "La confusion qui règne après l’expulsion des occupants du squat de Cachan (Val-de-Marne) est révélatrice de l’extraordinaire capacité de la France à ne débattre que des problèmes qui arrangent ceux qui la dirigent, politiquement ou médiatiquement. En 2003, 538 personnes occupent illégalement les 330 chambres d’étudiant d’un bâtiment abandonné de l’Ecole normale supérieure de Cachan. Les responsables, c’est-à-dire le Crous et la SCIC Habitat Ile-de-France, « oublient » ensuite de détruire ce bâtiment insalubre. Le 17 août 2006, les occupants sont encore 522 quand le squat est enfin évacué. 300 d’entre eux trouvent à se loger ici ou là. 200 sont encore parqués dans un gymnase. Le débat qui s’ensuit mêle dans la plus grande confusion trois problèmes totalement différents.

    1. L’expulsion elle-même : elle était parfaitement légale et légitime ; elle aurait même dû avoir lieu plus tôt, comme le démontrent les tragédies hebdomadaires dues aux logements insalubres.

    2. Le statut des expulsés : contrairement à ce qu’on raconte, la majorité d’entre eux sont des Français, des étrangers en situation régulière, des ressortissants de l’Union européenne ou des enfants d’étrangers ayant vocation à être français, parce que nés en France. Et, sur la minorité d’étrangers en situation irrégulière, seulement 25 ont été interpellés et placés en centre de rétention.

    3. La disponibilité d’un vrai logement : l’Opac de Paris, gestionnaire d’HLM en proche banlieue, ne leur propose que dix logements sociaux dans le Val-de-Marne. Le maire de Limeil-Brévannes propose d’anciens locaux du CEA, c’est-à-dire un quasi-squat. Le préfet propose, lui, de les loger à l’hôtel, sans aucune stabilité. Toutes ces solutions sont insuffisantes. Le vrai problème, dont toute cette histoire dérive, est qu’il manque en France 1,5 million de logements, dont plus de la moitié en logements sociaux. Il est donc illusoire de prétendre décréter un droit au logement sans imposer un devoir de loger. Or il ne peut pas y avoir de « devoir de loger » sans nommer celui qui en a la charge. Soit c’est l’Etat, et il faut rendre le logement gratuit pour tout le monde, comme dans les sociétés communistes, ce qui ne semble pas aujourd’hui d’actualité. Soit c’est le marché, et il faut créer assez de logements sociaux et d’emplois pour que chacun puisse trouver un logement et payer son loyer. C’est évidemment beaucoup plus difficile que de faire des effets de manches, dans un sens ou dans un autre, à propos du statut des étrangers."

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