Je regrette de voir des interventions déplacées de la part de certains sur ce fil. Tout d’abord on respecte un mort et ensuite on respecte Druont quand on est Français. Nous lui devons un de nos plus beaux chants quand même ! Enfin je souris quand je vois nos grands moralisateurs de gôôôche, ceux qui voient des nazis partout, cracher sur un homme qui lui était un grand résistant ! Je compare aussi l’attitude lâche de la victime du bus (vidéo désormais connue) adoptant après son agression un discours de collaboration et celle d’un Druont plein de fougue et de courage. Une immense nostalgie m’envahit soudain.
Je maintiens l’accusation du raisonnement stalinien. Sauf que je le fais dans le cadre d’un débat et non d’un tribunal. La loi Gayssot, que vous défendez, réprime sévèrement toute contestation des conclusions du tribunal militaire de Nuremberg, voila pourquoi je vous parle de tribunal militaire. Nous ne sommes plus dans l’histoire ni même la mémoire mais la dictature, tout simplement. Quand vous parlez de « mémoire collective » vous entrez dans le champ de la subjectivité et non de la science. Or l’histoire a besoin de preuves, de critiques, de remises en questions, faute de quoi votre mémoire collective se transforme assez vite en mythe. Et un mythe encadré s’apelle un dogme. L’infaillibilité papale est à mes yeux tout aussi crédible que l’infaillibilité d’un tribunal militaire. Pour Staline, la vérité scientifique devait se soumettre à la vérité du dogme marxiste. Il a donc « encadré » la recherche et interdit aux chercheurs en biologie de donner librement les résultats de leur recherche. Au nom de la cause du peuple il n’a pas hésité à travestir la réalité. Encore une fois ne confondons pas la mémoire, subjective et émotive avec l’Histoire, discipline amorale car scientifique. Nous avons besoin des deux, nul besoin des tribunaux pour cela.
Les médias dominants donnent vraiment l’impression d’obéir à un même chef d’orchestre, toutes tendances confondues. Quand il s’agit de faire de la propagande de guerre ils n’y vont pas de main morte. Je pense à la guerre du Kosovo, aux deux guerres d’ Irak et aux fadaises du 911 par ex. Ou les journalistes sont vraiment formatés et demeurés ou ils obéissent à des ordres. Ou les deux aussi.