Je ne sais pas si cette attitude de déni trouve ses sources dans la philosophie occidentale. A vrai dire je ne le pense pas. Nous avons des personnes qui savent clairement ce qu’elles font et ce qu’elles défendent. On ne pourrait donc pas appeler ça du déni, mais de la guerre. Ensuite nous avons une catégorie de la population qui ne veut rien savoir et qui se conforme au fait accompli. Mais là il s’agit plus d’un problème de comportement humain que de civilisation. En Asie on retrouve les mêmes attitudes grégaires. A ce propos, vu que tu lis François Julien, profites-en pour lire aussi le roman de Bai Hua « Ah maman ! ». Tu plongeras dans l’univers de la révolution chinoise et tu verras que les comportements humains lors des crises, des dictatures et des injustices ne sont pas fondamentalement différentes en Asie. C’est le décor qui change surtout. Enfin, nous vivons dans une civilisation qui évacué l’idée du danger et de la mort (le film Fight Club en parle assez bien). Mais il s’agit là d’une attitude assez récente liée à l’histoire de la modernité et de la pensé matérialiste. De toutes façons, un esprit moderne, même matérialiste, devrait en toute logique rejeter les invraisemblances de la VO du 911. Donc pour moi ceux qui s’obstinent à nier l’évidence sont soit des petits soldats, soit des imbéciles, soit des lâches. Le lâche peut d’ailleurs être instruit et intelligent mais il ne veut surtout pas prendre de risques ni bousculer ses habitudes.
Les officialistes dés le début de cette affaire raffolent du mot NORMAL. Ils s’y accrochent comme à une bouée de sauvetage.
Le bateau coule ? Mais c’est parfaitement normal cher monsieur, ne vous inquiétez pas. Vous savez ça arrive, bonne journée et cessez de vous préoccuper. D’ailleurs regardez autour de vous, tout est normal n’est-ce pas ? Le soleil brille, l’océant est bleu, le vent soufle normalement, donc