En espagnol le toit se dit « techo » et le plafond se dit aussi « techo ». Comme en français on distingue bien les deux, je me suis un jour posé la question si il y n’y avait tout de même pas un mot spécifique pour le plafond. Dans le dictionnaire espagnol français je découvre que le « techo » c’est le plafond, et que le toit c’est le « tejado », mot qu’on emploie peu et qui ressemble plus au mot couverture/toiture.
Je cherche ensuite dans le dictionnaire espagnol, et là le « techo » est décrit comme étant le plafond ET le toit de la maison comme le veut justement le langage courant.
Alors je vais essayer de vous répondre. Mais je veux que les choses soient claires avant : je ne cherche pas à vous convertir à quoi que ce soit et les questions que vous me posez sont très perso.
Par rapport à mon expérience, du vécu donc, j’ai appris à distinguer le bilinguisme parfait du bilinguisme simple au bilinguisme chaotique. Je l’écris comme ça me vient, donc ne cherchez pas à m’embrouiller sur les mots.
Le parfait bilinguisme c’est celui où toutes les conditions ont été réunies pour que l’enfant dés la naissance apprenne simultanément deux langues, par identification de chacune des cultures véhiculées et pratique journalière. Ce bilinguisme est parfait en ce sens où chaque langue est parfaitement assimilée. Parfaitement : comme un enfant en conditions normales connait sa langue maternelle. Le bilinguisme simple c’est un bilinguisme qui à l’air parfait, c’est à dire que les deux langues sont maîtrisées, mais l’une prédomine sur l’autre. Et ce n’est pas une question de vocabulaire, c’est une question d’aisance à l’oral. Le bilingue simple fatiguera plus avec une des deux langues. Il pourra éventuellement avoir un léger accent, ou tout du moins une façon de parler un peu décalée par rapport à la normale. Le bilingue chaotique c’est le type qui n’a pas eu de chance. Le bilinguisme c’est mal passé il s’embrouille un peu dans les deux langues, généralement il en parle une vraiment mal.
Mon bilinguisme a été parfait car j’avais de bonnes raisons de m’identifier aux deux cultures et j’étais motivé. J’ai eu des parents instruits qui m’ont donné aussi un bon exemple, les deux étant bilingues et même trilingues avec l’anglais. J’ai pratiqué tous les jours les deux langues, de façon stable selon des règles logiques. En famille on parlais français et dans le monde extérieur espagnol. Cela à été ainsi dés la naissance (je ne parlais pas à 0 ans j’entends bien, mais je baignais dans les deux cultures). Vous me demandez si je reportais à mes parents des conversations en les traduisant : oui, évidemment. Quand à basculer d’une langue vers l’autre, et bien je le faisais absolument tout le temps. Rien de plus agréable d’ailleurs que de parler à ses parents dans une langue réservée. C’est vraiment un must.
Vous voyez bien que les mots en tant que tels ne sont pas le critère déterminant d’un bilinguisme parfait. C’est vraiment une question de fluidité et d’immersion culturelle. Certains mots, puisque la question vous préoccupe ne sont pas traduisibles, donc ils restent invariants. D’autres le seraient, mais sont si peu employés dans une langue qu’on ne s’embarrasse pas à traduire. Et si jamais il arrivait qu’on ne sache pas traduire un mot vraiment particulier...et bien un coup d’œil dans le dico et le problème est réglé. D’ailleurs vous pourriez très bien apprendre par cœur tous les mots du dico, cela ne ferait pas de vous un bilingue et moins encore un bilingue parfait. En tout cas en m’exprimant en espagnol je n’avais pas besoin de dico, pas plus qu’un enfant parlant une seule langue. Pour la lecture idem.
Sinon votre exemple où chaque parent parle une langue différente à l’enfant est très mauvais. C’est le genre de situation qui perturbe l’apprentissage.
PS : Par rapport aux onomatopées j’ai vérifié. En effet, les tout petits ont tendance à les employer, là dessus vous avez raison. Ceci étant il n’est pas recommandé de parler aux enfants avec ces même onomatopées. Si il désigne le chat par « miaou », vous de votre côté vous devez appeler un chat un chat .
« ça vous embêterait d’admettre qu’il y a des gens qui n’aiment pas lire, et que c’est leur droit le plus strict ? »
Je me permets d’y répondre. C’est le droit des gens d’être incultes mais qu’ils ne fassent pas loi. Réformer l’orthographe pour ceux qui n’aiment pas lire n’a vraiment aucun sens.
Vous n’êtes pas bien placé pour ce genre de vannes à deux balles car c’est bien vous qui prônez l’apprentissage de l’espéranto au nom de sa simplicité d’apprentissage.