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César Castique

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  • César Castique César Castique 1er juillet 2016 15:59

    @Aristide


    « C’est un peu comme pour vos voisins, vous n’aimez pas les mélanges ... »


    Ce n’est pas systématique. Je nappe volontiers le magret de canard d’une crème d’olives vertes, le ris de veau sauce aux morilles est un régal, je ne saurais trop vous recommander la glace à l’huile d’olive et aux pistils de safran* et je congèle une partie de mes cuissons de moules** pour en faire la base de sauces pour les poissons et fruits de mer.


    « Et le vin ne trouble pas trop cet intégrisme boucher »


    Quand la viande est bonne, il n’est point besoin d’une gorgée de vin pour la faire descendre sans la mâcher.


     * Je ne sais pas pourquoi les recettes contenant du safran n’indiquent pratiquement jamais qu’il faut faire tremper, assez longtemps, les pistils dans un petit peu d’eau chaude (récipient fermé, un accident est vite arrivé), par exemple le soir pour le lendemain, avant de verser la décoction dans la préparation au moment voulu.

     C’est un conseil que je tiens d’un importateur direct de safran de Taliouine (Maroc), qui passe pour l’un des meilleurs du monde


    ** Le site de l’AOP Mont-Saint-Michel annonce l’ouverture de la saison pour le courant du mois, « probablement ».


  • César Castique César Castique 30 juin 2016 20:25

    @Aristide



     « Ma sauce un sacrilège ! »

    Toute sauce, sur un morceau de viande tendre bien rassis et cuit, après saisissement, pendant une vingtaine de minutes à 75-80°C (45°C à coeur) est, pour moi, un sacrilège. Désolé.

    Et je pense la même chose à propos d’un morceau d’aiguillette, emmailloté dans de la gaze médicale, et cuit au couscoussier (20’ de cuisson + 15’ de pochage), afin de n’avoir d’autre goût que celui de la viande salée et poivrée.


  • César Castique César Castique 30 juin 2016 18:12

    @tonimarus45

    « bonjour ,sauf qu’il aurait fallu peut etre preciser« qu’elle autre europe » 

    Ca n’aurait pas servi à grand-chose, parce que l’autre Europe dont il est question ici, c’est celle de Caleb Irri, c’est-à-dire une Europe très marquée à gauche, voire à l’extrême-gauche, celle-là qui, toutes mouvances confondues n’atteint 20 % que dans pays européen, et sans être capables de peser de façon déterminante sur leur gouvernance.

     @GogoRat

    « Personne, même ici, ne fait l’effort de comprendre les potentialités de cahiers de doléances modernes , permanents, auto-pondérés en temps-réel, co-inventés et maintenus par toute la population ... »

    Les doléances sont tellement nombreuses et variée, d’un pays à l’autre, dans un multiplicité de domaines, que l’exercice serait à hauts risques, si les « doléants » espéraient quelque chose de positif de leurs réclamations.

    En outre, il en résulterait de profondes fractures entre les nations, puisque les peuples comprendraient mieux comment les salariés sont dressés les uns contre les autres par une politique favorisant l’emploi de ceux qui sont les moins bien payés, et les moyens bien protégés socialement.

    « Tout le monde veut récupérer le pouvoir d’illusion du mot ’démocratie’… »

    Tant que les électorats ne se posent pas trop de questions quant à son contenu réel, il n’y a pas grand-chose à espérer. D’autant moins que les peuples ont plutôt tendance à se désintéresser de la chose publique.

    On a fait grand bruit, en son temps, autour du projet de Constitution populaire islandaise. Sa rédaction à travers les réseaux sociaux, n’a mobilisé qu’une très faible partie des électrices et des électeurs et la mouture a fini au fond d’un tiroir dans une indifférence à peu près générale.

    2@ Pierre JC Allard29 juin 00:13

    « La démocratie n’est jamais que la manipulation des naifs par les astucieux en utilisant le fric, la presse et les corps constitués. Le plus fort gagne. »

    On ne peut plus dire ça. Les exemples ne manquent plus de référendums dont les résultats vont à l’encontre de ce que dictaient, unanimement, les pouvoirs forts et leurs médias. Des exemples comme le rejet du Traité constitutionnel européen par la France, en 2005, l’interdiction des minarets en Suisse, l’ascension de Donald Trump, le montrent dans différents pays.

    Et on ne sait pas à quoi en était la presse suédoise lors de l’annulation de législatives anticipées qui devaient se solder par une victoire éclatante des « populistes », ou la presse autrichienne lors de la récente élection présidentielle. Il est probable que, dans les deux cas, elle a fait bloc, contre les Démocrates suédois d’abord, et contre Norbert Hofer ensuite.

    « Quand le Brexit sera pleinemet en place, on saura ex-post qui a été le plus fort. »

    Je ne pense pas, parce que les conséquences ne seront pas forcément celles qui étaient escomptées par les uns ou les autres.

    « Pour l’instant, on ne connait même pas les vrais buts visés ! »

    Ce qui renforce l’idée qu’on ne saura jamais s’ils ont été atteints ou pas. Et c’est la raison pour laquelle, avant de juger de l’événement, j’attends d’en distinguer les conséquences. J’ai été.certes. satisfait du vote des Britanniques, mais je ne me cache pas qu’il pourrait se traduire par une catastrophe, soit pour les eurosceptiques, soit pour les eurogagas…

    @Zolko

     « … si on posait plusieurs questions autour du même thème, on pourrait réellement connaitre la volonté populaire. »

    La cerner assurément, mais pas la connaître. Et les discussions feraient apparaître très rapidement le poids colossal du problème migratoire, dont nos dirigeants font semblant de ne pas voir que c’est le fléau du XXIe siècle, dans la mesure où il divise l’intérieur des nations, et les nations entre elles.


     

    @Signal

    « Très belle victoire de la liberté du peuple sur la diktature monarchique des « Zélites autoproclamées »

    Pour le moment, mais il est dans ma nature de craindre, toujours, « Le Retour de Frankenstein ». KO en 2005, il est revenu pour gagner en 2008, à un moment où le peuple avait baissé sa garde.

    1

    @Zolko
     
    « il y a 2 types de personnes : celles qui acceptent le monde tel qu’il est, et celles qui refusent la réalité ; eh bien, c’est ces dernières qui changent le monde. »

    On a vu ce que cela a donné en URSS, en Italie, en Allemagne. Il y a des réalités immuables du monde, et ce sont elles qu’il faut aménager et les réorienter en direction d’objectifs positifs, tout en sachant

     « Ceux qui changent le monde sont ceux qui ne respectent pas l’impossible, ceux qui « rêvassent ». »

    Moi, je veux bien, mais alors j’aimerais que vous produisiez un exemple, un seul, de pays où les rêvassseurs ont matérialisé leurs songeries pour le plus grand bonheur de la collectivité.



  • César Castique César Castique 30 juin 2016 17:37

    @Jean Pierre

    « L’idée de nation est elle même totalement artificielle. »



    Pas du tout. L’Allemagne, l’Italie et la Suisse, par exemple, existaient, dans les textes des littérateurs et des philosophes, ainsi que dans les récits des voyageurs, comme dans l’esprit de leurs habitants et des « étrangers », bien avant d’être officiellement l’Allemagne, l’Italie et la Suisse.


    Quant aux nations vraiment artificielles, elles finissent comme la Tchécoslovaquie, par consentement mutuel, ou, dans le sang, comme la Yougoslavie. Certaines subsistent encore qui se disloqueront un jour, comme la Belgique et l’Espagne. 


    « ...si l’idée Européenne fonctionne (ce qui n’est pas gagnée) que le même processus se réalise pour l’Europe et que dans quelques décennies... »


    Elle ne peut pas fonctionner, parce qu’elle est de la même artificialité que la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, la Belgique ou l’Espagne. Si malgré cela, elle devait émerger un jour, alors ce serait sous l’égide du suprémacisme blanc et de l’islamophobie, des sentiments de rejet violents et coriaces, seuls aptes à souder pour de bon les différentes communautés par dessus toutes leurs différences.


    « Par ailleurs, la citation de Zweig valorise l’idée Européenne. Vous l’utilisez contre l’Europe, ce qui me semble un contre sens. »


    L’idée européenne de Zweig est foncièrement élitaire, elle est donc aux antipodes, ou largement au.dessus, de l’Europe des vrais gens, qui ne tiennent pas spécialement à comprendre leur voisin - ce con ! - avec respect et désintérêt. Il n’y a donc pas contresens, mais deux Europes qui ne sont pas faites pour se rencontrer.


  • César Castique César Castique 30 juin 2016 12:03

    @ZenZoe

    « ... mais à la base ce sont bien les chefs d’état et les gouvernements nationaux les responsables de la pétaudière. »



    On se demande pourquoi et comment. 


    — Le Conseil européen (chefs d’Etats ou de gouvernements) suggère et oriente, 


    — la Commission européenne légifère, à la limite du texte bloqué, dans le plus grand secret (art. 9 du règlement intérieur de la Commission*), 


    — et la décision finale revient au Conseil de l’Union européenne ( 27 ministres désormais, en charge du sujet concerné - agriculture, intérieur, énergie, économie, communications, culture, justice, enseignement, etc., etc., etc.), dont la marge de manoeuvre est pour ainsi dire nulle en raison de l’unanimité requise au moment du vote.¨* 


    * « Les réunions de la commission ne sont pas publiques. Les débats sont confidentiels. » Les contrevenants sont démis d’office et déchus de tous leurs droits, y compris, naturellement, leur très confortable retraite.
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