« C’est un peu comme pour vos voisins, vous n’aimez pas les mélanges ... »
Ce n’est pas systématique. Je nappe volontiers le magret de canard d’une crème d’olives vertes, le ris de veau sauce aux morilles est un régal, je ne saurais trop vous recommander la glace à l’huile d’olive et aux pistils de safran* et je congèle une partie de mes cuissons de moules** pour en faire la base de sauces pour les poissons et fruits de mer.
« Et le vin ne trouble pas trop cet intégrisme boucher »
Quand la viande est bonne, il n’est point besoin d’une gorgée de vin pour la faire descendre sans la mâcher.
* Je ne sais pas pourquoi les recettes contenant du safran n’indiquent pratiquement jamais qu’il faut faire tremper, assez longtemps, les pistils dans un petit peu d’eau chaude (récipient fermé, un accident est vite arrivé), par exemple le soir pour le lendemain, avant de verser la décoction dans la préparation au moment voulu.
C’est un conseil que je tiens d’un importateur direct de safran de Taliouine (Maroc), qui passe pour l’un des meilleurs du monde
Toute sauce, sur un morceau de viande tendre bien rassis et cuit, après saisissement, pendant une vingtaine de minutes à 75-80°C (45°C à coeur) est, pour moi, un sacrilège. Désolé.
Et je pense la même chose à propos d’un morceau d’aiguillette, emmailloté dans de la gaze médicale, et cuit au couscoussier (20’ de cuisson + 15’ de pochage), afin de n’avoir d’autre goût que celui de la viande salée et poivrée.
« bonjour ,sauf qu’il aurait fallu peut etre
preciser« qu’elle autre europe »
Ca n’aurait pas servi
à grand-chose, parce que l’autre Europe dont il est question ici, c’est celle
de Caleb Irri, c’est-à-dire une Europe très marquée à gauche, voire à
l’extrême-gauche, celle-là qui, toutes mouvances confondues n’atteint 20 % que
dans pays européen, et sans être capables de peser de façon déterminante sur
leur gouvernance.
« Personne, même ici, ne fait l’effort de comprendre les
potentialités de cahiers de doléances modernes , permanents, auto-pondérés en
temps-réel, co-inventés et maintenus par toute la population ... »
Les doléances sont
tellement nombreuses et variée, d’un pays à l’autre, dans un multiplicité de
domaines, que l’exercice serait à hauts risques, si les « doléants »
espéraient quelque chose de positif de leurs réclamations.
En outre, il en
résulterait de profondes fractures entre les nations, puisque les peuples
comprendraient mieux comment les salariés sont dressés les uns contre les
autres par une politique favorisant l’emploi de ceux qui sont les moins bien
payés, et les moyens bien protégés socialement.
« Tout le monde veut récupérer le pouvoir d’illusion dumot’démocratie’… »
Tant que les
électorats ne se posent pas trop de questions quant à son contenu réel, il n’y
a pas grand-chose à espérer. D’autant moins que les peuples ont plutôt tendance
à se désintéresser de la chose publique.
On a fait grand bruit,
en son temps, autour du projet de Constitution populaire islandaise. Sa
rédaction à travers les réseaux sociaux, n’a mobilisé qu’une très faible partie
des électrices et des électeurs et la mouture a fini au fond d’un tiroir dans
une indifférence à peu près générale.
« La démocratie n’est jamais que la
manipulation des naifs par les astucieux en utilisant le fric, la presse et les
corps constitués. Le plus fort gagne. »
On ne peut plus dire
ça. Les exemples ne manquent plus de référendums dont les résultats vont à
l’encontre de ce que dictaient, unanimement, les pouvoirs forts et leurs
médias. Des exemples comme le rejet du Traité constitutionnel européen par la
France, en 2005, l’interdiction des
minarets en Suisse, l’ascension de Donald Trump, le montrent dans différents
pays.
Et on ne sait pas à
quoi en était la presse suédoise lors de l’annulation de législatives anticipées
qui devaient se solder par une victoire éclatante des « populistes »,
ou la presse autrichienne lors de la récente élection présidentielle. Il est
probable que, dans les deux cas, elle a fait bloc, contre les Démocrates
suédois d’abord, et contre Norbert Hofer ensuite.
« Quand le Brexit sera pleinemet en
place, on saura ex-post qui a été le plus fort. »
Je ne pense pas,
parce que les conséquences ne seront pas forcément celles qui étaient
escomptées par les uns ou les autres.
« Pour l’instant, on ne connait même
pas les vrais buts visés ! »
Ce qui renforce
l’idée qu’on ne saura jamais s’ils ont été atteints ou pas. Et c’est la raison
pour laquelle, avant de juger de l’événement, j’attends d’en distinguer les
conséquences. J’ai été.certes. satisfait du vote des Britanniques, mais je ne
me cache pas qu’il pourrait se traduire par une catastrophe, soit pour les
eurosceptiques, soit pour les eurogagas…
@Zolko
« …
si on posait plusieurs questions autour du même thème, on pourrait réellement
connaitre la volonté populaire. »
La cerner assurément, mais pas la connaître. Et les discussions feraient
apparaître très rapidement le poids colossal du problème migratoire, dont nos
dirigeants font semblant de ne pas voir que c’est le fléau du XXIe siècle, dans
la mesure où il divise l’intérieur des nations, et les nations entre elles.
@Signal
« Très belle
victoire de la liberté du peuple sur la diktature monarchique des
« Zélites autoproclamées »
Pour le moment, mais
il est dans ma nature de craindre, toujours, « Le Retour de Frankenstein ».
KO en 2005, il est revenu pour gagner en 2008, à un moment où le peuple avait
baissé sa garde.
1
@Zolko
« il y a 2 types de personnes :
celles qui acceptent le monde tel qu’il est, et celles qui refusent la
réalité ; eh bien, c’est ces dernières qui changent le monde. »
On a vu ce que cela a
donné en URSS, en Italie, en Allemagne. Il y a des réalités immuables du monde,
et ce sont elles qu’il faut aménager et les réorienter en direction d’objectifs
positifs, tout en sachant
« Ceux qui changent le monde
sont ceux qui ne respectent pas l’impossible, ceux qui « rêvassent ». »
Moi, je veux bien, mais alors j’aimerais que vous
produisiez un exemple, un seul, de pays où les rêvassseurs ont matérialisé
leurs songeries pour le plus grand bonheur de la collectivité.
« L’idée de nation est elle même totalement artificielle. »
Pas du tout. L’Allemagne, l’Italie et la Suisse, par exemple, existaient, dans les textes des littérateurs et des philosophes, ainsi que dans les récits des voyageurs, comme dans l’esprit de leurs habitants et des « étrangers », bien avant d’être officiellement l’Allemagne, l’Italie et la Suisse.
Quant aux nations vraiment artificielles, elles finissent comme la Tchécoslovaquie, par consentement mutuel, ou, dans le sang, comme la Yougoslavie. Certaines subsistent encore qui se disloqueront un jour, comme la Belgique et l’Espagne.
« ...si l’idée Européenne fonctionne (ce qui n’est pas gagnée) que le même processus se réalise pour l’Europe et que dans quelques décennies... »
Elle ne peut pas fonctionner, parce qu’elle est de la même artificialité que la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, la Belgique ou l’Espagne. Si malgré cela, elle devait émerger un jour, alors ce serait sous l’égide du suprémacisme blanc et de l’islamophobie, des sentiments de rejet violents et coriaces, seuls aptes à souder pour de bon les différentes communautés par dessus toutes leurs différences.
« Par ailleurs, la citation de Zweig valorise l’idée Européenne. Vous l’utilisez contre l’Europe, ce qui me semble un contre sens. »
L’idée européenne de Zweig est foncièrement élitaire, elle est donc aux antipodes, ou largement au.dessus, de l’Europe des vrais gens, qui ne tiennent pas spécialement à comprendre leur voisin - ce con ! - avec respect et désintérêt. Il n’y a donc pas contresens, mais deux Europes qui ne sont pas faites pour se rencontrer.
« ...mais à la base ce sont bien les chefs d’état et les gouvernements nationaux les responsables de la pétaudière. »
On se demande pourquoi et comment.
— Le Conseil européen (chefs d’Etats ou de gouvernements) suggère et oriente,
— la Commission européenne légifère, à la limite du texte bloqué, dans le plus grand secret (art. 9 du règlement intérieur de la Commission*),
— et la décision finale revient au Conseil de l’Union européenne ( 27 ministres désormais, en charge du sujet concerné - agriculture, intérieur, énergie, économie, communications, culture, justice, enseignement, etc., etc., etc.), dont la marge de manoeuvre est pour ainsi dire nulle en raison de l’unanimité requise au moment du vote.¨*
* « Les réunions de la commission ne sont pas publiques. Les débats sont confidentiels. » Les contrevenants sont démis d’office et déchus de tous leurs droits, y compris, naturellement, leur très confortable retraite.