« Merci pour ces passionnantes vidéos avec les analyses étayées d’une historienne qui n’a pas peur d’appeler un chat un chat. »
...et dont Alain Soral exécute la thèse principale - le nazisme comme machine de guerre anticommuniste, financé par la « bourgeoisie » - en une phrase : « Si ce que dit Lacroix-Riz était exact, à Yalta, sur la photo, on n’aurait pas eu Roosevelt, Churchill et Staline, mais Roosevelt, Churchill et Hitler, assis sur la dépouille de Staline. »
Maintenant, si la version communiste de 39-45 vous convient mieux, négligez Soral et ne vous gênez pas pour semer la bonne parole bolchevique, là où le terreau vous paraît favorable.
N’oubliez pas que les deux dernières semaines de la campagne, ont porté exclusivement sur la question de la surpopulation étrangère.
Je voudrais ajouter que personne n’a encore réussi à m’expliquer ce qu’il y a de xénophobe dans le fait d’aspirer à vivre chez soi et entre soi... Il est possible que votre demeure soit une sorte de moulin, aux moeurs de clapier, mais vous n’avez aucun droit d’imposer cela à autruil, quel qu’il soit
P.S. - Rudyard Kipling, grand voyageur devant l’Eternel, a écrit un poème tout aussi profond que son « If », aux antipodes de la pantalonnade de Fernand Raynaud :
L’ETRANGER :
L’étranger qui passe mon portail,
Il peut être sincère ou aimable,
Mais il ne parle pas ma langue,
Je ne peux pas connaître son esprit
Je vois son visage et ses yeux et sa bouche,
Mais pas l’âme qui est derrière.
Les hommes de mon propre sang,
Ils peuvent faire le mal ou le bien,
Mais ils disent les mensonges que je connais.
Ils connaissent les mensonges que je dis,
Et nous n’avons pas besoin d’interprète
Lorsque nous allons acheter et vendre.
L’étranger qui passe mon portail,
Il peut être mauvais ou bon,
Mais je ne peux pas dire quel pouvoir le contrôle
Quelle raison gouverne son humeur ;
Ni quand les dieux de son lointain pays
Reprendront possession de son sang.
Les hommes de mon propre sang
Ils peuvent être très mauvais,
Mais au moins ils entendent les choses que j’entends
Chez vous, je ne crois pas que cela dépassera jamais le niveau du fantasme...
Mélenchon, pour sa part et de son propre aveu, se voit en Saint-Just au siège de Landau in der Pfalz.
Tout cela est bien innocent, un peu puéril... Même si chez vous, on sent poindre une haine un peu gênante, en cela que vous la projetez au-delà de la mort.
« Si Villepin était devenu Président au lieu de de Hollande, on n’en serait pas là en France... »
Cela va de soi, mais qui peut dire « où on en serait » ?
Je ne sais pas si le dernier en date des livres de Malika Soler-Sutter* est parvenu dans vos contrées. Si c’est le cas, vous pourriez y découvrir que Galuzeau n’avait pas, mais alors pas du tout, l’envergure de la fonction.
Il ne suffit pas de faire un discours ampoulé à l’ONU pour être un grand homme.
Et pour vous dire le fond de ma pensée, je me demanderai jusqu’à la fin de mes jours, si Saddam ne s’était pas cru protégé par deux membres permanents du Conseil de Sécurité - la Russie et la France -, il n’aurait pas pris ses cliques, ses claques, sa smalah et ses containers de biffetons, pour aller finir ses jours sous d’accueillants cocotiers plutôt qu’au bout d’une corde, les cervicales brisées.
* « Décomposition française - Comment en est-on arrivé là ? » (Fayard, 2015)