« ...vous pourrez quand même nous expliquer comment vous reconnaissez l’origine sociale d’un homme par son nom sur une plaque commémorative. »
Ça, c’est fastoche, les lettres des rupins sont dorées à la feuille ! Z’en n’avez jamais vues ? Moi non plus. Saint-Céré nous dira que, justement, c’est tellement qu’il y en a peu ! CQFD.
« Et puisque tu fais allusion à Fernand Raynaud, je
crois que les brit devraient traduire son sketch « L’étranger ». »
Reprenons : on a un
village, tout proche d’une frontière puisqu’il y a un douanier. Le village est
relativement petit, puisqu’il n’y a qu’un seul boulanger, qui suffit à la
population locale, puisqu’on comprend qu’il n’a même pas un mitron susceptible
de le remplacer au pied levé…
Et dans ce contexte
territorialement et démographiquement réduit, où chacun connaît tout le monde
et où les autres sont, comme dans tous les petits bleds, le principal sujet de conversation, le douanier ignorerait,
et pour ainsi dire tout le village avec lui, que le boulanger et sa famille
sont étrangers ?
C’est complètement loufoque,
comme situation. Avec des Anglais, qui sont des gens d’esprit – l’humour
british, c’est du ciselé au burin de graveur - ça ne pourrait pas prendre.
« Si, comme c’est leur voeux, le million de
Polonais quittaient la raciste Albion, qui accepterait les contrats 0 heures
des boulots de merde quasiment faits pour eux ? »
Personne, et ça obligerait les esclavagistes de revoir leurs bénéf’ à la baisse, au
moment de remplacer ceux qu’ils avaient fait venir pour peser à la baisse sur
les salaires. Il y a là un petit côté moral, qui ne déplaît pas...
« Kipling, Kipling, c’est un autre siècle tout ça... »
Et l’homme est homme depuis des centaines de milliers d’années, un siècle ou deux ne vont pas changer sa nature si peu que ce soit, juste peut-être l’enduire d’un nouveau placage épais d’un micron, qui sautera à la première occasion.