"La députée européenne UDI Sylvie Goulard disait à ce
propos dans un débat à Science Po Paris le 25 mai 2016 avec Emmanuel Macron et Danierl Cohn-Bendit : « Ma responsabilité à moi, parce que c’est moi qui suis
en fonction, c’est de faire quelque chose qui est douloureux pour toi, mais qui
sera bon pour tes enfants, ou qui sera bon pour l’ensemble de la
collectivité« ? ».
Quelle suffisance ! Quelle prétention, par rapport à la réalité :
»Ma responsabilité à moi, parce que c’est moi qui suis en fonction, c’est de faire quelque chose qui est douloureux pour toi, mais qui, à mon avis, sera bon pour tes enfants, ou qui, selon moi, sera bon pour l’ensemble de la collectivité« ?
ou encore :
»Ma responsabilité à moi, parce que c’est moi qui suis en fonction, c’est de faire quelque chose qui est douloureux pour toi, mais qui, devrait être bon pour tes enfants, ou qui pourrait être bon pour l’ensemble de la collectivité« ?
Elle est qui, elle est quoi, cette Goulard pour savoir ce que seront, à court, moyen et long terme, les réelles conséquences de décisions basées sur ses connaissances (fragmentaires ?) et sur ses réflexions du moment ?
En fait, la seule chose qui soit certaine, dans le schéma proposé, c’est la douleur immédiate promise au destinataire du propos :
Et cela, parce que, face à la connaissance de l’avenir, le responsable, le sage, le »sachant", l’élu du peuple, est aussi démuni que le plus simple de ses administrés.
Or, maintenant que les politiciens et -ciennes ont, en face d’eux, l’infinie mémoire du web, ils devraient commencer par être plus modestes au niveau de leurs promesses et de leurs prévisions.
« ...( on nous encourage à remanger du gras... allez comprendre)... »
Dans un poteau-au-feu, vous ajoutez un beau morceau de graisse de rognon de veau et, en ouverture du repas, vous tartinez deux ou trois tranches de baguette bien fraîche et vous complétez d’une pincée de sel : un vrai régal
« ...car à aucun moment la question d’une « autre Europe », celle démocratique et solidaire, sociale ou socialiste, n’aura été posée aux peuples. »
De toute façon, ce ne serait jamais que l’une des six, huit ou douze conceptions différentes de l’« autre Europe » sus-mentionnées.
Et dès qu’il est question d’Europe « solidaire, sociale ou socialiste », on pense à l’accueil « solidaire » de millions de surnuméraires des pays du tiers monde.
Or, entre zéro pour les patriotes et cinquante millions minimum pour les No Borders, il y a déjà de la marge pour bien des variantes.
« Si la question avait été « voulez-vous de l’Europe, mais d’une autre Europe ? », peut-être la réponse aurait-elle été différente, non ? »
Ah ça, assurément
Le OUI se serait vraisemblablement situé aux alentours de 80 %. Le problème, c’est que cette proportion serait, des néo-nazis aux néo-maoïstes, le produit de l’addition de six, huit ou douze conceptions différentes de l’« autre Europe ».
Non, mais je sais lire des statistiques (PIB/hab, marché du travail, ampleur, le cas échéant, des délocalisation et/ou des « relocalisations », cours de la monnaie, balance commerciale, mouvements migratoires, etc., etc.), qui sont significatives de tendances « en cours », et qui sont celles qui se répercutent sur le moral de l’opinion publique.