« ...Dire nos ancêtres les gaulois, c’est comme si les africains disaient ’nos ancêtres les bougnoules’. »
Non ! C’est comme s’ils disaient « nos ancêtres les macaques ». Les bougnoules, c’est autre chose.
Cela dit, je ne crois pas que vous soyez vraiment équipé, du double point de vue de l’intellect et de la culture, pour le débat contradictoire.
Ainsi, ce que vous appelez une « insulte raciste » peut fort bien être porté fièrement par celui auquel elle est destinée. Par exemple, je note que les entretiens qu’Aimé Césaire a eus avec Françoise Vergès ont été publiés sous le titre « Nègre, je suis, nègre, je resterai » (Albin Michel, 2005).
« Cesar caustique en bon ultra-libéraliste nous fait l’éloge... »
Permettez, mettant dans le même sac criminogène, le communisme et l’ultralibéralisme, je ne fais l’éloge de rien du tout, je prends acte. Je prends acte que cette pratique fait faire des économies aux contribuables américains hors des Etats-Unis, et j’explique pourquoi les « esclaves » y trouvent leur compte.
Quant au reste, je m’en fous, puisqu’il s’agit d’un ultralibéralisme qui frappe, dans des pays lointains des étrangers qui ne me sont rien. Et je pense avoir assez à faire avec nos huis bruxellois, pour ne pas aller balayer devant des portes exotiques.
Faut pas tout mélanger, capitaine Martin. Dans le cas particulier, il ne s’agit pas d’engraisser un gros porc de bourgeois capitaliste, mais de faire réaliser des économies au contribuable américain. Donc, les schémas classiques de la lutte des classes ne s’appliquent pas.
En outre, un Népalais nourri-logé-« treillé » par l’armée, à 300 dollars par mois, peut envoyer au pays, chaque mois, l’équivalent de 120 jours de salaire moyen, ce qui correspond sans doute à plus de six mois, voire davantage, du salaire le plus bas.
Et si le Philippin et l’Indien sont moins bien lotis - apparemment, parce qu’il faudrait des données beaucoup plus précises pour pouvoir juger -, l’Ougandais peut atteindre le même résultat avec 200 dollars mensuels seulement...
Alors, plutôt que du « scandale » des salaires, nous devrions nous préoccuper du danger que représente la dépendance économique de certaines régions du tiers monde par rapport au bon vouloir de l’US Army, c’est-à-dire du lobby militaro-industriel