Réactiver la Guerre froide, vingt-cinq ans plus tard, pour la plus grande gloire des Etats-Unis d’Amérique, fallait le faire.
Et bien ils l’ont fait, les charismatiques Barroso, van Rompouille et Ashton... Entre prix Nobel de la Paix. On se demande si Alfred cautionnerait la fumisterie que c’est devenu...
« « L’horizon européen est le seul choix de souveraineté. ». »
Je n’aurais pas osé le rêver. Quand on sait que la souveraineté sera l’angle d’attaque le plus fort de Marine Le Pen et du Front national, on se demande ce que ces pignoufs font en politique.
« Je milite pour une Europe des citoyens, moins distante et technocratique, moins tatillonne et normative, apte à réconcilier les consommateurs et les producteurs. »
Et la Führerin et ses satellites, ils militent pour quoi ?
"...« …je
crois que l’Europe est la dernière chance pour la France ! »
Si c’est une question de croyance, il n’y a rien à ajouter, sinon que l’échelon juste au-dessous, c’est la crédulité.
« Pour ma part, je ne sais pas si ce que vous affirmez
en matière d’exploitation par l’extrême gauche est vrai, car ils n’ont pas
encore été ou participé à un gouvernement en France… »
Ce ne sera pas de l’exploitation. La garantie du plein
emploi passe par l’obligation pour celui qui perd son job, d’accepter celui qui
est disponible et la logique veut que les emplois gratifiants soient beaucoup
moins nombreux que ceux qui ne le sont pas. Les sociétés auront toujours besoin
de beaucoup plus de balayeurs municipaux que de grands reporters
« Donc à vous lire vous êtes fermé à toutes idées
progressistes… »
On ne peut pas dire cela. Simplement, mon progrès n’est pas
le même que le vôtre, pour au moins trois raisons très simples
- je ne crois pas aux finalités de l’histoire – ces portes
ouvertes sur le totalitarisme -, qu’elles soient aristotélicienne, chrétienne,
hégélienne ou marxiste, parce que rien ne les démontre. Ce serait même plutôt l’inverse à observer l’histoire.
- je ne crois pas à l’existence de l’Humanité, ses
différents peuples n’ayant pas davantage d’affinités, et vraisemblablement pas moins non plus, qu’entre eux les chihuahuas
et les pitbulls, les dobermans et les beagles, les filas de São Miguel et les
caniches, les saint-bernards et les shar-Peis, les aïdis et les fox terriers…
- nulle part, je n’ai rencontré l’homme que postulent les « progressistes »,
Marx le premier, à l’appui de leur conception du monde et de leur vision de l’avenir.
L’angélique prolétaire de Marx, aspirant à l’émancipation –
une foutaise romantique - et à une société universelle, pacifiée, fraternelle
et solidaire est une construction d’intellectuel chimérique, qui ne pourrait se
matérialiser qu’au travers de l’HGM (l’homme génétiquement modifié). Et comme
la créature de Frankenstein, elle risque fort d’échapper à son créateur.
« Quand à Céline, l’écrivain, on peut dire et
c’est vérité qu’il est très proche des théories de l’extrême droite. »
Mais on peut dire aussi et
c’est tout autant vérité, que si « Le voyage au bout de la nuit » a
été reconnu canoniquement conforme à la doctrine par les théologiens communistes, son virage
politique doit beaucoup à sa découverte de l’ « expérience socialiste ». Il n’avait pas à s’imposer les pudibonderies du Ténia, qui s’interdisait de désespérer Billancourt.
« Il faut interdire les délocalisations, sanctionner les patrons voyous, pour cela il faut voter des lois garantissant le plein emploi et la relance économique. »
Il faudra quand même avertir les électeurs et -trices, que quand les hurluberlus d’extrême gauche garantissent le plein emploi, c’est le droit qu’ils offrent, mais que le devoir afférent, c’est l’acceptation par chacun du boulot qu’on lui assigne.
C’est ainsi qu’un cuisinier de trois étoiles Michelin, un croupier ou un marqueteur même meilleur ouvrier de France mais mal noté politiquement, peut se retrouver au ramassage des poubelles, puisque la Nomenklatura aura besoin de beaucoup moins de trois étoiles, de casinos et de meubles précieux, qu’à présent.
C’est ainsi aussi qu’un programmeur informatique, une laborantine ou une bibliothécaire au chômage, se retrouveraient à
cueillir, récolter ou ramasser des oranges en janvier, des choux de Bruxelles em février, des salsifis en
mars, des pommes de terre nouvelles en avril, des asperges en mai, des cerises
en juin, des abricots en juillet, du raisin en août, des betteraves en
septembre, des pommes en octobre, des noix en novembre et des châtaignes en
décembre, avant de repartir dans le sud pour recommencer aux oranges...
Céline qui était allé en
URSS pour claquer un peu des droits de la traduction - en russe, par Elsa
Triolet, la mûûûûse d’Aragon, ça s’invente pas - du « Voyage », les roubles n’étant pas convertibles, avait décortiqué tout le système en moins de deux mois :
« …il faut que
tout le monde danse, faut plus un boiteux à la traîne. « Qui
ne danse pas « Fait
l’ aveu tout bas« De quelque
disgrâce... »
C’est là que vous vous trompez, si je ne me trompe pas à mon tour, non667 est, comme moi, un chrétien non croyant, enfin moi, c’est catholique non croyant pour être tout à fait précis.