« a loi n’interdit pas expressément le mariage homosexuel en ligne directe, il interdit tout mariage en ligne directe et ne fait pas de distinction homo/hétéro. »
On est d’accord, mais s’il y a une vague justification biologique - vague parce que contournable -, pour le mariage hétérosexuel, il n’y en a pas pour le mariage homosexuel et cela reste, dans les deux cas, une atteinte à la libération sexuelle, dont le chantier reste donc ouvert.
« ...sisi, la loi l’interdit, dans le code civil... »
J’avais bien précisé « à ma connaissance », mais du coup, c’est un peu suprenant.
L’interdiction du mariage hétérosexuel est déjà difficilement compréhensible du moment qu’il existe un tas de moyens d’éviter les « naissances consanguines », alors s’agissant du mariage homosexuel, on est obligé de penser à un ultime sursaut, assez pathétique au demeurant, d’un ordre moral en voie de disparition.
Ou alors à une concession toute provisoire, tendant à prévenir le renforcement du mouvement opposé au mariage pour tous, qui aurait pu, je n’y avais pas pensé jusqu’à cet instant, exploiter lourdement cette lacune dans une intention nauséabonde.
« Le mariage pour tous existe maintenant, qu’ils fassent un amendement pour y intégrer les cousins ! »
Et pourquoi pas les parents en ligne directe, s’il s’agit d’adultes consentants ? Du train où les choses régressent, l’actuel mariage dit pour tous, peut n’être qu’une étape sur la bonobisation, ou sur la clapiérisation au choix, de la société.
Et puis, entre nous soit dit, j’imagine mal qu’on puisse invoquer la morale pour empêcher une mère d’épouser sa fille, ou un fils d’épouser son père. Et la on arrive gentiment dans le vrai mariage pour tous !
A ma connaissance, la loi ne l’interdit pas. Ce qui donne à penser que le législateur, dans une sagesse qui n’a d’aussi infini que sa largeur d’esprit, a laissé la porte ouverte à un cas de figure qui ne paraîtra incongru qu’à des gens qui estimaient aberrant le mariage homosexuel il y a trente ou quarante ans, et qui n’ont pas évolué depuis.