Une
grande partie des problèmes liés à l’immigration trouve son origine dans le refus
existentialo-mondialiste d’admettre que l’homme est un animal territorial, la
plupart d’entre nous - à l’exception des ineffables Citoyens du Monde -
réagissant plus ou moins tôt, plus ou moins tard, plus ou pacifiquement, plus
ou moins violemment, à ce qu’il considère comme une atteinte intolérable à
« leur territoire » - dont les acceptions sont multiples, puisqu’elles
vont, grosso modo, du domicile à la nation, étant entendu qu’à la base, il y a une même
pulsion chez :
-
les Américains qui se sentent personnellement agressés par Pearl Harbour ou le
11 septembre,
-
les moudjahidines afghans qui se battent contre les Occidentaux après l’avoir
fait contre les Soviétiques,
-
les racailles qui, dans « leur » cité, caillassent la police, les
pompiers, le SAMU, les transports publics,
-
les militants du FN qui scandent « On est chez nous »,
-
le commerçant qui abat son braqueur,
-
le paysan que l’occupation de son champ par des gens du voyage exaspère,
-
Richard Millet qui vit mal le fait d’être seul Blanc au milieu de Subsahariens
dans le RER D,
-
les Suisses qui votent OUI contre l’immigration de masse…
Alors,
pour n’avoir pas à reconnaître une réalité humaine profondément - ô combien -
dérangeante pour nos chimériques, on parle de xénophobie et de racisme, dans
l’espoir que le terrorisme intellectuel fera taire l’"affirmation
territoriale", sans voir qu’elle est immémorialement ancrée dans la nature humaine et
qu’il faudra reprendre l’intimidation à zéro pour chaque individu de chaque
génération.
Avec une efficacité que la récurrence du discours émousse toujours
davantage, on le constate dans les propos comme dans les sondages, dans les réactions spontanées comme dans les prises de position plus argumentée.
Comme vous êtes très pointilleux - et vous avez raison, on ne l’est jamais assez avec les touristes qui sévissent sur le web -, je vous livre le lien donnant accès à la totalité des propos d’Eribon, datés du 1er mai 2004, et que je n’avais pas eu le temps de chercher :
« ’une conspiration internationale pour introduire à l’école la théorie du genre. »
Ça n’existe pas, les conspirations internationales. Dans le cas qui nous occupe, il y a convergence internationale d’éléments subversifs (ex-communistes, écolos, gauchistes en tous genres), qui ne sont pas parvenus à édifier la société de leurs chimères, en passant par la case révolution, et encore par la case isoloir.
« J’ai juste un peu de mal à comprendre la finalité de l’opération mais comme je ne suis pas suffisamment intelligent pour comprendre... »
Ce n’est pas plus clair, maintenant ? Non ? Alors, il vous reste à lire ce que déclarait un maître à penser du lobby homosexuel, Didier Eribon, il y a dix ans :
« La
revendication du mariage, souvent présentée comme réactionnaire, est en fait
plus subversive que le discours de la subversion. Elle a un effet de
déstabilisation de l’ordre familial, sexuel, du genre, beaucoup plus fort que
la subversion incantatoire. »
Alors, si vous ne nous croyez pas, nous, croyez-le au moins lui, il prêche pour sa paroisse.
« Un bon travail de journalisme permettrait également de ne plus offrir un champ laissé désespérément vide par nos politiques pouvant servir de boulevard pour le FN aux prochaines élections, »
C’est bien de préciser que le bon journaliste, c’est celui qui fait ce qu’il faut pour enrayer la dynamique du Front National. C’est une définition que tout le monde peut mémoriser facilement et répéter sans se tromper.