« Avons-nous les moyens d’assurer notre survie dans un cadre de paix et de confort propice aux progrès techniques et sociaux ? »
Non. Ils sont inconciliables ceux qui croient « à l’aptitude de chaque homme à devenir un être fraternel pour tous les autres », et ceux qui savent que l’homme est, de toute éternité, un animal territorial qui finit toujours, tôt ou tard* - et parfois trop tard -, par défendre son territoire contre ceux qu’il perçoit comme des intrus.
* Les ex-Yougoslaves ont vécu ensemble et en paix pendant près de deux générations avant de se nettoyer ethniquement les uns les autres. Quant aux Belges, ça fait 184 ans qu’ils font semblant de former un vrai pays.
Et, vu les enjeux, on ne doit pas exclure que la menace de tout perdre à cause de ses décoctions de rebouteux, ramène notre ami à de plus solidaires sentiments - parce que c’est bien de solidarité entre viticulteurs qu’il s’agit, n’est-ce pas ?
« ils ont fait passer cet agriculteur pour un irresponsable, alors que ce n’est pas du tout le cas. »
C’est vous qui le dites, alors il faudrait le prendre au mot. On lui fout la paix, mais à la condition qu’il assume la facture de son inconscience si la flavescence dorée transite par chez lui avant d’attaquer les vignes voisines.
Il signe, on met tous ses biens sous « séquestre préventif » avec interdiction d’aliéner quoi que ce soit, et il fait ce qu’il veut ! S’il « perd » son pari, il perd tout, il devient ouvrier agricole ou SDF, il sait pourquoi, on sait pourquoi, fin de l’histoire.
On complique souvent beaucoup trop les choses. Et il vaut mieux responsabiliser les gens que de les punir, lorsqu’ils ont les moyens d’assumer les conséquences de leurs actes.
P.S. -.S’il refuse de signer, on fait traiter la vigne de force, sous la protection de CRS.