« C’est pourquoi, avec vous, il n’y a pas de débat possible : Votre seule rhétorique, c’est l’invective et l’imprécation ! »
C’est normal, la théorie du genre devait s’installer une tranche après l’autre (technique dite « du salami »), jusqu’au grand final, « Y’a plus d’hommes, y’a plus de femmes, mais des genres fluctuant au gré des circonstances. Vous vous changez, changez de genre et de Kelton ! »
Et voilà que la mécanique s’emballe, côté musulmans semble-t-il. Ils avaient laissé passer le mariage pour tous, considérant que ce n’était pas pour eux, puisque Allah ne plaisante pas avec l’inversion : les consignes qu’il a transmises à Muhammad, son prophète, sont d’un homophobe pur et dur.
Alors que s’est-il passé ? Qui a attaché le grelot ? On dit Farida Belghoul qui, depuis quelques années, acquiert des connaissances nouvelles avec une rapidité juvéniles, mais on ne peut exclure le couple Peillon-Belkacem, mettant en pratique la technique cyniquement - pourquoi se gêner ? - décrite par l’européiste Jean-Claude Juncker, il y a une quinzaine d’années :
« D’abord, nous décidons quelque chose. Ensuite, nous le rendons public, et nous attendons quelque temps pour voir ce qui se passe. Si cela ne fait pas scandale et ne provoque pas d’émeutes, parce que la plupart des gens ne se sont même pas rendus compte de ce qui a été décidé, nous continuons pas à pas, jusqu’à ce qu’aucun retour ne soit plus possible... » Interview dans « Der Spiegel », N° 52/1999.
Pour cette fois, ce serait donc rater, mais ce ne serait aussi que partie remise...
« Je maintiens que l’idée de la langue et le la culture commune des peuples indo-européens, concept linguistique et anthropologique, a été instrumentalisé pour défendre des thèses racistes. »
Tant de choses ont été instrumentalisées, dans le passé, pour défendre tant de thèses dans tant de genres différents. Parlons donc plutôt du temps présent.
« C’est pour cela je refuse qu’on utilise l’image collective du monde classique à des fins de propagande. »
Je ne vois pas où est la propagande dans le fait de se réclamer d’Eupalinos, de Boèce, de Notker Teutonicus, de Jehan de Chelles, de Giotto, de Bartolomeu Dias, de Shakespeare, de Pascal, de Mozart, de Tesla...
Ils jalonnent une histoire, géographiquement circonscrite, dont nous sommes les produits momentanés en même temps que les héritiers dépositaires, désormais confrontés au déferlement d’autres peuples, de représentants d’autres civilisations, ne pouvant se prévaloir de rien de comparable, ni même de très modestement comparable...
A noter, ci-dessus, la très intéressante réaction de bernard29 dont je ne pouvais connaître la teneur avant de poster mon intervention. On peut s’attendre aussi à l’argument « quenelle fiscale », la fraude devenant un moyen parmi d’autres de contester le système...
« Si oui, que penser dans tous les cas d’un homme qui adressait à ces fans... »
C’est simple : qu’ayant dissimulé de l’argent au fisc, il ne pouvait pas s’en servir pour régler une dette à cinq chiffres.
Cette explication possible ne repose que sur les quelques éléments d’information qui nous ont été dispensés... Et vous avez souligné quelques incohérences qui ont aussi suscité mon étonnement. Il convient donc d’attendre de nouveaux développements pour savoir de quoi il retourne exactement. Affaire à suivre.
Quant au déficit d’image, j’ai l’impression qu’il ne devrait pas être si considérable que cela auprès du fan lambda, dont la capacité d’indulgence est presque infinie. A titre de comparaison, la réaction de la très progressiste Elisabeth Roudinesco au brutal saquage de la première concubine de France, est une merveille du genre :
- le « président qui a fait voter le mariage pour les personnes du même sexe, qui a instauré la parité dans son gouvernement et qui est connu pour ses positions libérales sur les moeurs, la famille et les droits des femmes. » est tout le contraire d’« une sorte de machiste infâme au comportement monstrueux. » Etonnant, non ?
P.S. - Au chapitre de l’observation des comportements humaines, on notera encore l’empressement avec lequel les dénommés Gil et Fergus accueillent des informations fragmentaires allant dans le sens de ce qu’ils ont envie de croire de Dieudonné M’Bala M’Bala.