« Dommage pour un sujet qui est justement un problème de droit ! »
Aucune importance. L’opinion publique réagit avec ses tripes, pas en lisant le Dalloz. Et les tripes pèsent infiniment plus que le Dalloz, surtout dans l’isoloir.
C’est en cela que l’essentiel de la polémique se situe non seulement très loin des arguties juridiques, mais encore qu’il s’en fout complètement.
« L’intégralité des gens de droit (avocats,
juristes, juges, etc.) savaient que ces arrêtés n’avaient AUCUNE chance d’être
autorisés par le conseil d’Etat. »
C’est vous qui le dites, je n’en sais rien. Et je ne
chercherai pas à le savoir puisque l’essentiel de la polémique se situe très
loin des arguties juridiques.
On jugera de cette affaire de burkini à ses conséquences, selon
que les Français de souche se sentiront plus ou moins agressés à la fois par le
manque de tact que représente l’irruption du burkini six semaines après le
massacre de Nice, par le côté provocateur de cet exhibitionnisme intégriste et
par le renforcement du sentiment qu’ils ne sont plus « chez eux comme
avant ».
C’est à cette aune qu’on mesurera si l’affaire a tourné en
eau de boudin - - ou si elle a
stimulé les Français de souche à lutter davantage pour retrouver leur légitime prééminence
sur la terre que leur ont léguée leurs ancêtres.
« Le Conseil d’État n’avait pas d’autre choix que de rappeler la loi.
Point barre. Pour interdire le burkini, il faut modifier la Constitution mis
cela touchera forcément toutes les religions. »
Ce n’est pas aussi sommaire que cela,
si je me réfère aux précisions et commentaires de Taverne.
« Adieu burkini ! Adieu soutane ! »
Pour la soutane, je ne crois pas. Comme les habits
des bonnes sœurs, ce sont des uniformes. Cela dit, si la soutane était interdite,
il n’y aurait pas de profondes modifications du biotope, puisque les quelques
ecclésiastiques que je connais ressemblent plus à des VRP qu’à des représentants
d’une religion.
« comme je le disais sur un autre poste .
quel qu ’ait été le choix . il aurait été mauvais. »
Il est clair que le choix ne
pouvait se faire sans indisposer l’une des deux parties. Le Conseil d’Etat a
choisi, sa décision appartient déjà à l’histoire. Il faut maintenant en
attendre les conséquences.
Cela dit, l’enjeu se situe
au niveau des rapports entre des communautés, engflobant des millions de
personnes, et n’ayant pas grand-chose en commun. Qu’il s’agisse des valeurs et
des codes sociaux.
A partir de là, je ne vois
pas grand-chose à glisser entre l’injonction « A Rome, fais comme les
Romains » et le « développement séparé ».
Comment, en effet, vivre
ensemble entre gens qui se différencient par leurs mœurs, leur alimentation,
leurs rapports hommes/femmes, leurs divertissements, le foisonnement des uns et
la stérilité des autres en matière de création artistique et culturelle, etc.,
etc., etc. ?
C’est cela qui devrait
alimenter notre réflexion au-delà d’une question de vêtement inapproprié pour
son usage et qui sert, peut-être (vraisemblablement ?) de prétexte pour
permettre à beaucoup de Français d’exprimer leur contrariété face à une
présence islamique en constante augmentation.
@fred.foyn « sauf que ces femmes montrent un courage face à la menace de leur religion..ça c’est une réalité ! »
C’est votre réalité. Il est possible, voire probable, qu’elles sont manipulées pour conférer toujours plus de visibilité à l’Islam en France, et là, le vrai courage, serait de dire NON !
Quant au courage qui consiste à faire de l’exhibitionnisme islamiste à quelques centaines de mètres et à six semaines d’une atroce tragédie, je préfère ne pas avoir à le qualifier.