La commission
parlementaire est un élément vital du fonctionnement du Parlement. Elle est
formée, comme son nom l’indique, de parlementaires, désignés en fonction de
leur formation, de leurs compétences, de leur expérience dans le (ou les)
domaine(s) propre(s) à la commission. La commission rédige des rapports destinés
aux élus, qui ne disposent pas des savoirs permettant de prendre les décisions
en toute connaissance de cause.
Et c’est sur la base de ces rapports que les chambres votent les lois,
avec ou sans amendements émanant d’élus et/ou du gouvernement lui-même. On
pourrait dire que la commission est formée de gens qui savent, et qui synthétisent - un spécialiste des
institutions me corrigera peut-être, je ne suis pas un expert, mais l’esprit y
est - à l’intention de ceux qui ne
savent pas.
"...et quel rapport entre ceux-ci et la volonté du
peuple ?"
La volonté du peuple a ses limites. Et, à partir de
ce constat, on pourrait dire que les commissions ont aussi pour tâche de
distinguer entre le souhaitable et le possible - possible en particulier du
point de vue du financement.
"...le vrai pouvoir est détenu par des gens de
l’administraton sans aucune légitimité démocratique ?"
L’administration a le pouvoir de tenter de peser
sur les décisions de la commission, mais il se limite à la "possibilité de
la tentative".
Dans la mesure où il remplace le hasard par la
compétence, le principe même de la commission me paraît incompatible avec lesystème Chouard -en dépit de ses indéterminations, qui sont
nombreuses - dans la mesure où le commissaire est un tiré au sort supérieur aux autres, qu’il domine par sa maîtrise du sujet traité.
A propos des indéterminations, j’ai souvent l’impression qu’au-delà des
généralités et des grandes lignes, Etienne Chouard ne sait pas bien où il va et j’en vois la
preuve dans le fait qu’il ne publie pas de bouquin(s) à l’appui de la diffusion
de son projet.
J’ajoute qu’au gré de ses diverses, et multiples,
interventions - par ailleurs beaucoup trop nombreuses sur le web, plusieurs centaines sur YouTube, sans qu’on puisse savoir lesquelles sont pérennes et lesquelles obsolètes — je ne sais même pas si le tirage au sort ne
concernerait que l’organe législatif, ou une partie seulement d’icelui, ou
alors l’organe exécutif, ou encore l’organe législatif et l’organe exécutif,
dans la dernière version valide.
C’est la raison pour laquelle ils s’en remettent aux Commissions parlementaires, comme je l’ai déjà dit (désolé de me citer) : « ...qui mâchent littéralement le travail du député lambda, pas plus encyclopédiquement instruit que le tiré au sort de base, sachant lire et écrire... »
Or le principe même de Commission est aux antipodes du but recherché par le tirage au sort.
« ...ne des mes grandes craintes (et questionnements) allait exactement dans le meme sens que toi. »
Ce n’est pas une crainte, c’est un constat : aucun homme au monde ne peut traiter de tous les domaines du fonctionnement d’une nation, en toute connaissance de cause.
A partir de là, soit il dit et fait n’importe quoi, au pif, soit il subit une influence.
P.S. - Je ne peux pas consacrer des heures d’écoute à rechercher une argumentation qui, si ça se trouve, est réfutable en trois phrases. A la condition de tomber dessus.