"Espionne
le dénomé Etienne Chouard, il à un site ouebe..."
Je
connais. Il ne me convainc pas du tout. Déjà, il n’a pas l’air de se rendre
compte que « ses » tirés au sort entreront dans l’assemblée avec
leurs convictions, leurs idées reçues, leurs préjugés, leurs bienveillances et
leurs malveillances, et aussi leur propre conception de l’intérêt général.
"Bon
sérieux, ca vaut le coup d’’étudier la chose en profondeur..."
Personnellement,
c’est moins la profondeur de la chose que le fonctionnement du système - des
conditions présidant au choix des candidats au tirage au sort jusqu’au vote
final par l’Assemblée - et les simulations d’application concrète - qu’est-ce
qu’il se passe si ? - qui retiennent mon attention.
"...écouter
quelques confs (surtout celles avec les contradicteurs, les plus
intéressantes)..."
Pour
moi, la plus (ou les plus) intéressante(s) serai(en)t celle(s) où il est
question de l’acceptabilité par l’opinion publique de décisions tirées au
sort, stricto sensu prises par des types tirés au sort, ce qui
revient finalement au même.
« Qui à part ceux qui ont tout à perdre dans le communisme, qui donc à part les nantis, les bourgeois et les évêques ? »
Ceux dont George Orwell écrit que s’ils "se sont jetés dans les bras du fascisme,
c’est uniquement parce que le communisme s’est attaqué, ou a paru s’attaquer, à
des valeurs (patriotisme, religion) qui ont des racines plus profondes que la
raison économique." Le socialisme et l’industrialisation, in Le quai de Wigan, (1937)
« ...dire d’une proposition que ça ne changerait rien alors qu’on n’a encore jamais essayé cette alternative, c’est débile. »
C’est peut-être débile, mais j’ai produit des arguments à l’appui de mon affirmation, vous, vous n’en fournissez aucun en faveur de votre tentative et, à plus forte raison, de son potentiel d’acceptation par le peuple.
« Le tirage-au-sort est une proposition qui a été faite plus d’une fois déjà ici, pour pallier aux défauts du système politique actuel. »
Ça ne changera rien du tout. Si la démocratie représentative ne parvient pas à « contenter tout le monde et son père », le tirage au sort n’y parviendra pas davantage.
Si l’élu a un début de légitimité, le tiré au sort n’en aura absolument aucune. Ceux qui ne partagent ni ses choix, ni ses idées, le considéreront comme un accident imputable au hasard, comme une erreur à corriger, comme une anomalie à éliminer.