Pour avoir fréquenté des Pieds-Noirs de la première génération, et pour avoir lu pas mal d’ouvrages sur la fin de l’Algérie française, j’ai une assez bonne connaissance de ces événements.
Et puis, j’ai compris, un peu sur le tard, que ça ne pouvait pas jouer. Les deux peuples, français et algériens, n’en formeraient jamais un seul. De Gaulle ne s’était pas privé de le dire à ses proches, mais si ça ne suffit pas à convaincre, il vaut la peine de se reporter aux témoignages des Pieds-Rouges honnêtes et sincères - il y en a eu - qui se sont exprimés sur leurs déboires et désillusions.
A ce propos, dans le dernier en date de ses ouvrages, La décomposition française, Malika Sorel-Sutter, publie un extrait d’une interview de Julien Dray, publiée par le Figaro-Magazine du 28 janvier 2012 :
« Nous sommes arrivés (en France) en 1965, j’avais 10 ans. Mon père était directeur d’école et ma mère institutrice. C’était des gens de gauche qui avaient cru dans la révolution algérienne, dans une société multiculturelle, multiethnique… Ils se sont vite rendu compte que ce n’était pas tenable. »
« Adressez donc vos doléances au Sultan Erdogan & à l’ Arabie Saoudite, ainsi qu’à l’ OTAN qui les a utilisés pour répandre le chaos... »
Si Sa Hauteur Asselineau ne le fait pas, c’est qu’il estime que cela n’aurait aucun impact, et s’il le fait, je n’ai pas, moi, vocation à approvisionner en pécu, des gens qui sont bien plus riches que moi..
« les premiers habitants de l’Amérique du Nord, les Indiens, ont été bien remplacés et ne survivent que dans des réserves... »
C’est ce qui arrive quand on ne réagit pas au bon moment. C’est d’ailleurs un Américain, le général Douglas McArthur, qui a dit « Les batailles perdues s’expliquent en deux mots : trop tard ! » S’agissant des Indiens en question, on peut aller jusqu’à beaucoup trop tard.
« ...et la terre ne s’est pas arrêtée de tourner pour autant, alors, que les WASP soient remplacés, cela ne va pas empêcher la terre tourner comme avant. »
Et si cela était ? Non, le vrai problème réside dans le remplacement de populations instruites et industrieuses, par d’autres économiquement peu performantes... Un processus généralisé, qui a déjà commencé en Europe*, et c’est en cela qu’il retient notre attention : l’assaut d’un « sud » - qui est plus métaphorique que géographique - frappé d’impéritie contre un nord de moins en moins compétitif.
* Entre les deux recensements de 2001 et 2011, Londres a gagné 1’000’000 d’habitants et perdu 600’000 Blancs. Ils savent ce qu’ils font ceux qui, en France, s’opposent aux statistiques ethniques.
« Pourquoi des milliers de millionnaires fuient Chicago et d’autres grandes villes dans le monde ? »
Dans le même temps., il y a des millions de « petits blancs » qui ont fui ou qui fuient les quartiers « communautarisés » par des populations plus ou moins exotiques. La seule différence, c’est qu’ils vont moins loin que les millionnaires dont le white flight est simplement plus spectaculaire et plus dommageable en termes de ressources fiscales.
A Chicago, puisqu’il en est question, les WASP et assimilés ne représentent déjà plus que 30 % de la population... Ils étaient 91.7 % en 1940, et encore 59 % en 1970. Au cours de ces trois quarts de siècle, la ville a perdu 600’000 habitants, « dont » 2’300’000 WASP et assimilés !
C’est ce qu’on appelle le Grand Remplacement, et qui montre que le phénomène ne se réduit pas à une grosse poignée de millionnaires.
« Ce ne sont pas les « bolchos » qui les obligent à embaucher par milliers des ouvriers sans papiers... »
Non, certes, mais dès que les clandestins sont ici, les Bolchos réclament leur régularisation immédiate. Dans le fond, ils poursuivent le même but que l’immonde Peter Sutherland, pour des objectifs de submersion des nations, exactement identiques.
En juillet 2012, il déclarait devant une commission de la Chambre
des Lords :
« ...il faut détruire l’unité interne des nations
européennes(« to
undermine national homogeneity of european nations »)afin de les ouvrir à
l’immigration de masse , changer la structure de leur population... »
Il y a donc complicité objective. Pour les collectivistes, le Grand Remplacement offrirait l’avantage de disposer à nouveau d’ignorants embobinables comme les prolétaires du XIXe siècle, auxquels il était si facile de faire gober les chimères marxistes.