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Christophe

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  • Premier article le 26/06/2023
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  • Christophe 15 août 10:49

    La question du rôle des Occidentaux en Russie pendant la présidence de Boris Eltsine (1991-1999) est complexe et fait l’objet de débats historiques. Je vois que vous êtes déjà dans le parti-pris mais ce n’est guère étonnant, l’occident a toujours eu tendance à utiliser l’histoire pour justifier ses penchants et ses choix.

    Voici une analyse nuancée des principaux aspects :

    Les occidentaux ont joué le rôle de Conseillers économiques et de thérapie de choc

    Des économistes occidentaux (notamment issus du FMI et de Harvard) ont conseillé le gouvernement russe sur les privatisations et la libéralisation des prix. Le programme de privatisation par bons (vouchers) a été conçu avec l’aide de conseillers comme les américains Jeffrey Sachs et Andrei Shleifer, avec des résultats controversés dont principalement l’émergence des oligarques. Ce qui correspond parfaitement à l’organisation des sociétés occidentales reposant aussi sur les oligarques occidentaux.

    Les aides financières et conditionnalité

    Le FMI et la Banque mondiale ont accordé des prêts substantiels (plusieurs dizaines de milliards de dollars) conditionnés à des réformes structurelles, toutes appuyant les conseils des économistes occidentaux. L’administration Clinton a soutenu financièrement Eltsine, notamment lors de l’élection présidentielle de 1996, par crainte d’un retour communiste. Les résultats des réformes voulues par les occidentaux avaient créé un fossé énorme entre le pouvoir et la population, une démocratie où le pouvoir ne représentait plus la population.

    Le soutien politique et géopolitique

    Les Occidentaux ont apporté un soutien diplomatique à Eltsine, le considérant comme un partenaire pour stabiliser la Russie post-soviétique. Ils ont encouragé l’intégration de la Russie dans les institutions internationales (G7, Conseil de l’Europe, partenariat avec l’OTAN).

    Critiques et limites

    Beaucoup d’économistes russes et occidentaux critiquent aujourd’hui ces politiques, estimant qu’elles ont favorisé une concentration extrême des richesses. Les prêts contre actions (loans for shares) de 1995-1996, où des banques privées ont acquis des actifs étatiques à bas prix, ont été facilités par ce contexte de conseil occidental.

    Impact à long terme

    Ces interventions ont contribué à la transition de la Russie vers une économie de marché, mais aussi à une profonde crise sociale et à un ressentiment durable envers l’Occident, que Vladimir Poutine a ensuite utilisé.

    En résumé, le rôle occidental a été celui de conseiller, de bailleur de fonds et de garant politique. Cette période reste un exemple débattu d’ingérence économique et politique dans la transition post-soviétique.



  • Christophe 13 août 23:26

    Bonjour,

    Il est en effet évident que la guerre ne concerne pas que les occidentaux et la Russie, la Chine a d’ailleurs fait savoir aux chancelleries occidentales que s’ils devaient entrer dans la danse guerrière avec l’Ukraine, la Chine n’aura d’autre choix que de les accompagner mais du côté de la Russie ... il y a le conflit entre le monde unipolaire des occidentaux et le monde multipolaire du sud global dont le pilier est les BRICS.

    Dès lors que la Chine est prête a rejoindre la Russie en cas d’extension du conflit par les occidentaux, même l’OTAN ne peut prendre le risque de s’y frotter, il y a bien plus de chance que les occidentaux perdent au détriment des pays d’Asie, la Russie étant maintenant bien plus orientée vers l’Asie que l’Europe, elle ne reviendra plus vers l’Europe avant quelques siècles.

    Le conflit va bientôt finir, encore Kramatorsk (que l’Ukraine commence à évacuer) et Slaviansk et les deux derniers nœuds défensifs mis en place en 2014 par l’OTAN auront sauté. Le Donbass sera définitivement libéré par les forces russes et les deux Républiques du Donbass.

    Après nous verrons, si l’Ukraine veut continuer ou pas, déjà les russes parlent de prendre l’Oblast d’Odessa pour sécuriser la mer Noire et détruire définitivement l’économie céréalière ukrainienne. C’est un choix qui appartiendra à Zelensky que de continuer ou plier, l’Europe comme les USA ne peuvent plus rien apporter si ce n’est un prolongement du conflit pour le plus grand malheur de l’Ukraine.



  • Christophe 13 août 01:27

    @eresse

    En effet, ce qui reste pertinent sur le rapport que j’ai mis en lien est justement le taux d’interception en fonction des typologies de missiles, principalement de leur typologie de propulsion mais aussi de leurs caractéristiques propres comme la trajectoire. Le rapport réalisé par un ancien militaire spécialisé met bien en avant l’incapacité du système Patriot à intercepter les missiles hypersoniques, contredisant les propos mensongers des ukrainiens sur le sujet, mais il reste de bonne guerre de dénigrer le matériel de l’adversaire.



  • Christophe 12 août 21:02

    J’ai un petit souci de compréhension sur le fait que le système Patriot soit jugé efficace.

    Lisant la presse étrangère pour éviter la propagande occidentale autant que les propagandes de toute sorte, il s’avère que pas mal de journaux asiatiques (Viêt-Nam, Chine, Inde, Indonésie, ...) aborde le sujet relatif à un compte rendu du Pentagone sur quelques inquiétudes que les américains eux-mêmes mettent en évidence.

    Selon ce rapport, le taux d’interception du système Patriot en Ukraine est passé de 40 % à 6 % à cause des mises à jour logicielles et à l’amélioration de la trajectoire balistique des missiles russes. Selon les mêmes sources, les russes ont intégré un changement de trajectoire aléatoire de leurs missiles balistiques qui ne permet plus au système Patriot comme aux autres systèmes d’interception de calculer avec précision le point d’impact de la rencontre entre le missile et la contre-mesure.

    Déjà le taux de 40% ne fait pas du système Patriot un système efficace, il est vendu avec un taux d’interception théorique de 95%, il est donc très loin de son argumentaire commercial quant à ses capacités réelles sur le terrain. Sa descente à 6% est inquiétante car cela signifie in fine que les missiles envoyés en contre-mesures tombent sur des zones géographiques indéterminées ; 96% des contre-mesures envoyées tombent en grande partie sur des bâtiments civiles dans le cadre de bombardements de villes.

    Je vous envoie un lien intéressant sur l’analyse des interceptions (https://theatrum-belli.com/guerre-en-ukraine-2025-2026-analyse-des-taux-dinterception-des-vecteurs-aeriens/)



  • Christophe 31 juillet 18:18

    @Eric F

    Les villes civiles largement bombardées étaient plus à l’est, en Lorraine et en Alsace, les alliés s’en sont donné à cœur joie.

    Mon père, encore jeune (il avait 8 ans) a perdu un de ses copains qui habitait une ferme dans la Sarthe, ferme isolée bombardée par les alliés alors qu’il n’y avait aucune force allemande.

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