Le plus ridicule c’est que les positions sociales, humaines, morales de l’extrême gauche sont en totale opposition avec celles prônées par les islamistes.
Je crains que vous ne confondiez l’électorat cible de l’extrème gauche qui est effectivement tel que vous le décrivez avec les valeurs et les positions que vous exprimez et les militants et instances dirigeantes qui sont elles prêtes à tout (et même le pire) pour arriver à leurs fins.
Relisez bien l’article, vous verrez que non seulement il y a bien « convergence doctrinale et morale entre le SWP et l’extrême gauche » mais que le Socialist Workers Party est le plus important parti d’extrême gauche trotskiste en Grande-Bretagne, et que son influence a bien gagné plusieurs tendances de la LCR française.
Mais rassurez moi, je ne vous apprend quand même rien en disant qu’il y a bien, et depuis très longtemps, collusion entre les stratégies (je ne parle pas d’idéologie) de l’extrème gauche et celles des mouvements islamistes ?
ce que VOUS entendez par islamiste et l’amalgame foireux qui vous trotte derrière la tête
Vous arrivez donc à lire ce qui me trotte derrière la tête d’où vous êtes ? Pourriez vous nous expliquer comment vous en arrivez à ces conclusions ? Merci.
(du style la LCR défend ceux qui battent leur femme au nom de dieu ou pose des bombes, hein ?)
Mais où ai-je bien pu écrire cela ? Je m’étais contenté de citer les deux premiers paragraphes de l’article pour ne pas influencer les lecteurs. Mais puisque vous permettez de le faire, je ne vais pas me gêner.
Je comprend que cela puisse gêner votre rhétorique, mais que vous le vouliez ou pas, il est proposé clairement dans l’article de récupérer les mouvements islamistes dans une irresponsable « unité d’action » pour en canaliser la révolte :
Harman propose de considérer la montée de l’islamisme pour ce qu’elle est : une réaction politique, sociale, et anti-impérialiste, davantage qu’un succès ex-nihilo des idées intégristes. Sans le dire ouvertement, le SWP considère que la gauche et l’extrême gauche laïques ont été battues dans les pays arabes, et que désormais la contestation sociale y est véhiculée par les « partis islamistes de masse » que sont par exemple le FIS (Front islamique du salut) en Algérie (en 1994, quand Harman écrit) et les Frères musulmans en Egypte [1]. « Loin d’être les agents directs de l’impérialisme, ces mouvements ont repris à leur compte des slogans anti-impérialistes qui ont considérablement gêné de très importants intérêts capitalistes nationaux et internationaux », explique-t-il.
Et plus loin : Harman analyse que « les islamistes naissent de groupes sociaux très nombreux qui souffrent dans la société actuelle. Leurs sentiments de révolte pourraient être canalisés vers des objectifs progressistes, si une direction leur était offerte par une montée de luttes ouvrières. Même lorsque le niveau de luttes ne s’élève pas, beaucoup de ceux qui sont attirés par des versions radicales de l’islamisme peuvent être influencés par les socialistes ».
Il me semble que ces propos sont on ne peut plus clairs, chcun appréciera. Le FIS de sinistre mémoire en Algérie et les Frères musulmans que tout le monde connait ne sont pas des organisations humanitaires. Et leurs motivations premières restent le panarabisme avec établissement de la sharia (et toutes les dérives de déni des droits de l’homme que cela comporte).
Lu sur le blog de Jean-Jacques Urvoas, Premier secrétaire du Parti Socialiste du Finistère :
Olivier Besancenot veut construire d’ici un an un nouveau parti « anticapitaliste » qui supplanterait la LCR, c’est ce qui ressort de leur université d’été de ce week-end.
Rien de neuf en réalité. Au hasard de mes archives, je viens de remettre la main sur une déclaration d’Alain Krivine du 16 juin 1998 « Il faut rassembler au sein d’une organisation révolutionnaire les forces radicales » et faire « un grand parti anticapitaliste ». Il se disait même prêt « à changer de nom » de son organisation.
Et au lendemain de l’élection présidentielle de 2002, on retrouve une tribune libre parue dans Marianne, le 17 juin, où Besancenot se prononce pour « un grand parti de la gauche radicale et anticapitaliste » qui rassemblerait, précisera-t-il le 20 novembre dans le Figaro « des militants de la gauche plurielle, des organisations révolutionnaires et des militants actifs dans le mouvement social ».
En janvier 2003, dans Libération, il confirme qu’il s’assigne « comme premier objectif la construction d’une nouvelle force politique résolument à gauche et anticapitaliste ». Ce que reprendra Alain Krivine, le 1 août dans le même quotidien en affirmant « Ce qui rend plus que jamais nécessaire pour nous la création d’un grand parti à gauche de la gauche, résolument anticapitaliste ».
Puis le 2 novembre 2003, le 15ème congrès de la LCR, se clôt par l’adoption d’un appel à la création d’un « parti anticapitaliste de masse, écologiste et féministe ».
Vous avez parfaitement raison frédéric lyon de souligner qu’une « unité d’action » entre extrème gauche et islamistes a bien été explorée dans les années 1980. Cette thèse à fait son chemin au point d’être aujourd’hui portée par plusieurs tendances de la LCR.
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Extrême gauche : « Unité d’action » avec les islamistes ?
Une possible « unité d’action » entre anticapitalistes et islamistes ? Cette idée saugrenue, qu’on pourrait croire extraite d’un édito du Figaro ou de Marianne, nous vient du SWP britannique et influence une partie de la LCR. Elle pourrait avoir des répercussions préoccupantes pour le mouvement social en général.
Les islamistes peuvent-ils être associés aux révolutionnaires dans un même front anti-impérialiste ? Ce débat, qui existe depuis une quinzaine d’années, aurait pu rester strictement interne au courant trotskiste international ; mais le fait que cette thèse soit portée par un de ses principaux partis, le Socialist Workers Party (SWP) britannique, et soit désormais défendue par plusieurs tendances de la LCR française, lui donne une répercussion préoccupante.
"il a inventé le concept d’islamo-gauchiste qui ressemble quand même furieusement à l’ancien.
J’ai l’impression que vous mélangez un peu tout et n’importe quoi. Le concept d’islamo-gauchisme qui n’est en rien comparable avec le terme judéo-bolchevique (dénomination politique antisémite), existe bien depuis les années 1980. Le fait d’être peu ou mal informé ne justifie pas ce genre de désinformation. Merci.