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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 15 septembre 2007 23:46

    @Bernard,

    Votre constat est très proche de celui de Lucien Sfez : dans une société qui ne sait plus communiquer avec elle-même, dont la cohésion est contestée, dont les valeurs se délitent, que des symboles trop usés ne parviennent plus à unifier.

    Certes vous l’attibuez à l’individualisme, mais il me semble que ce terme est galvaudé ; nous sombrons plutôt dans l’égoïsme, voir l’égocentrisme.

    Quant à l’intérêt individuel comme seul vecteur comportemental n’est pas le comportement exclusif naturel en soit ; le véritable comportement naturel est surtout l’adaptation, et la plupart tentent de s’adapter au système dans lequel nous sommes qui ne prône que l’intérêt individuel, même au détriment des autres.

    Le pire dans toute cette affaire est que ceux qui se comportent ainsi se pensent libéraux ; alors qu’ils se comportent dans un pur conformisme ! smiley



  • Christophe Christophe 13 septembre 2007 15:24

    Votre article est intéressant, mais je reste surpris que nous puissions encore nous étonner de ce type de pratique.

    Bien sûr que le but d’une telle réunion consiste à enterriner la politique insufflée par les organes internationaux, de l’ONU à l’OMC jusqu’à la Commission Européenne. Le but n’est pas d’ouvrir un débat sur l’ensemble de la problématique mais bien de voir comment procéder pour calmer un tant soit peu les défenseurs modérés de certaines causes ; il sera toujours temps de classer rapidement, par le biais d’une information aux ordres, les absents dans une catégorie extrèmes afin qu’ils perdent toute crédibilité (à l’image de l’intervention d’un Lerma qui a, semble-t-il, une haute estime de la science et de la technique et classe vite dans une catégorie extrême ceux qui n’ont pas sa façon de voir les choses ; je ne parle pas d’idées, il n’en n’a pas puisqu’il lui semble trop difficile de faire usage de son cerveau).

    Depuis longtemps, il existe ce type de réunion entre partenaires afin de résoudre des problématiques posées. Mais le but est toujours d’enterriner une option déjà prise ; elle prend d’ailleurs une certaine légitimité par la participation des différents invités dont le gouvernement a, au préalable, limité le champs d’intervention. Il faut faire croire que les peuples peuvent encore faire infléchir les directions que prend la société ; mais faire croire ne signifie pas de leur laisser la moindre alternative. Cela me rappelle l’approche aristotélicienne de la République ; nous sommes donc toujours en République, tout dépend de la définition que nous lui donnons !



  • Christophe Christophe 11 septembre 2007 15:10

    Bonjour Argoul,

    Votre article ouvre bien le débat qui doit avoir lieu entre activité humaine, les cycles biogéochimiques et les écosystèmes.

    Je rejoins votre point de vue sur la critique à porter aux intégristes de tout poil ; qu’ils soient écologistes ou, à l’opposé, économistes néoclassiques qui appliquent tous un dogme dont ils sont incapables de fournir le moindre élément raisonnable nous permettant de mesurer, ou de définir une mesure approximative, de l’impact de l’activité humaine réelle dans l’environnement global de vie. Sans ce type d’approche, nous sommes incapables de faire des choix en connaissance de causes.

    Le père fondateur de l’économie thermodynamique, l’économiste Georgescu-Roegen, écrivait : Certes, il y a une crise de l’énergie, mais à ce qu’il paraît la vraie crise est la crise de la sagesse humaine. Il résume assez bien la situation actuelle, même si ses propos datent d’environ trente ans.

    Il serait donc intéressant que biologistes et économistes puissent enfin mettre en application des modèles de prévision qui puissent communiquer entre eux. Selon les fondements principaux des approches théoriques, c’est à l’économie de faire sa réforme interne, ayant manquée le virage des développements successifs de la thermodynamique qui ont permis de réconcilier évolution biologique et évolution physique, en érigeant, selon Jevons, une mécanique de l’utilité et de l’intérêt individuel, basée principalement sur les principes de la mécanique newtonienne, obsolète dans toutes les autres sciences.

    Ayant deux dogmes opposés et une vision occidentale qui se cantonne principalement au principe du tiers exclu, il est somme toute très difficile de dialoguer dans un monde trop ouvert. Il suffit pourtant d’un peu de bonne volonté et d’une ouverture d’esprit permettant un échange ; but premier de la communication.



  • Christophe Christophe 31 août 2007 20:23

    @l’auteur,

    juste une petie remarque sur : C’est ce que j’ai envie de faire remarquer : sur ce coup, le MEDEF a (en apparence bien sur) pris une longueur d’avance sur les autres syndicats en matière de pluralisme et d’ouverture !

    C’est avant tout un problème de communication et de couverture médiatique. Il existe depuis plus de dix ans des coordinations syndicales (de salariés) dans des branches. Quasiment à chaque fois sont invités des PDG pour parler du contexte économique, industriel et social qu’ils perçoivent dans la branche et leurs entreprises. Il est par contre exclus d’inviter des politiques ; comme dit Forest Ent, il faut savoir si un syndicat est un parti politique ou non.

    Bon il est vrai que cela ne s’appelle pas Université d’Eté et que les médias ne sont pas invités. Il existe une différence fondamental entre une réunion pour la com et une réunion de travail.

    Mais vous êtes excusés pour cet oubli, bien trop de français pensent que ce dont ne parle pas les médias n’existe pas. smiley



  • Christophe Christophe 31 août 2007 16:09

    @Jean-Philippe,

    La problématique posée à ceux qui tentent de modéliser le comportement humain consiste à pourvoir transposer la théorie sur des outils informatiques ; malheureusement, l’informatique ne sait traiter que du numérique alors que l’homme manipule de la symbolique. Je reste cependant d’accord avec vous, cela est actuellement impossible dans un monde ouvert ; par exemple le mode de raisonnement, d’une machine est déductif ; celui d’un être humain est naturellement inductif, même si notre cursus scolaire nous permet d’apprendre à déduire.

    D’autre part, nos mathématiques, toutes nos mathématiques sont de type extensionnelles, alors que l’être humain raisonne de façon intentionnel ; Le seul, à ma connaissance, ayant travailler sur une logique intentionnelle est Richard Montague (pour les besoins de construction d’une grammaire universelle sémantique), mais il a échoué. Nos mathématiques ont une force expressive insuffisante, actuellement, pour formaliser le comportement humain.

    Donc, toute formalisation du comportement humain ne peut se faire sans émettre des hypothèses qui restreignent le domaine d’application de la théorie qui en découlera. C’est par exemple ce qui se fait dans les système experts (restriction au domaine d’expertise) ou tout autre système spécialisé (restriction dans le domaine de la spécialité) de type système à base de connaissances.

    Je suis donc en accord avec vous sur le fait que nous ne pouvons poser des hypothèses sans poser des restrictions d’application, mais cela n’empêche pas de continuer à chercher tout en restant intellectuellement honnête.

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