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Claude Rochet

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  • Premier article le 26/11/2008
  • Modérateur depuis le 21/09/2013
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Derniers commentaires



  • Claude Rochet Claude 28 novembre 2008 12:39

    Oui, tout cela est juste et présente un scénario du pire qui est possible.
    Ajoutons toutefois que l’euro, en coupant la valeur de la monnaie de la qualité de la puissance de l’économie supprime cette discipline élémentaire.
    Si l’Etat fait tourner la planche à billet sans création de contrepartie en face, il y aura effectivement inflation : il faut donc viser une "inflation de bon aloi" qui correspond à la croissance. Ce qui est illustré par l’histoire de l’économie : les périodes de croissance sont des périodes de hausse des prix permises par lémission de monnaie. smiley



  • Claude Rochet Claude 27 novembre 2008 21:55

     Non, le succès des EU dans les TI est avant tout du aux investissements publics fédéraux dans la recherche. Les capitaux risqueurs intervienne en aval du processus, bien en aval.
    Le succès des E.U est le résultat d’uns stratégie intelligente et bien conduite de "l’apprentissage de la bicyclette : l’Etat tient le vélo pendant la période d’apprentissage puis le lâche quand l’entreprise est mûre pour affronter le marché. smiley



  • Claude Rochet Claude 27 novembre 2008 21:51

     Je ne vois pas où j’ai écrit çà ! Vous ne devez pas avoir lu l’article que j’ai écrit. smiley



  • Claude Rochet Claude 27 novembre 2008 16:32

     Merci pour cette intéressante contribution à un débat occulté. Je me permettrai d’y ajouter quelques références bibliographiques :


    - The Myth of Free Trade, du Sénateur Brown

    -  Bad Samaritans, de Ha Joon Chang. Professeur à Cambridge, c’est une des meilleures contributions. C’est une critique très construite du best seller de Thomas Froedman "Le mondes est plat" (qui, effectivement, est plat : le livre, pas la terre)

    - Et surtout les travaux de Erik Reinert qu’il publie dans le cadre de sa fondation "The Other Canon". Un travail exceptionnel, inspiré de l’école historique allemande, de Schumpeter et des institutionalistes américains.

    Encore merci pour cette contribution smiley



  • Claude Rochet Claude 27 novembre 2008 14:16

     "Vous avez mis en parallèle la dette et le patrimoine de l’Etat. En gros vous re-définissez le crédit hypothécaire : la capacité à être solvable car détenteur d’un patrimoine. Or de récents évènements nous ont montré que l’on ne pouvait pas vraiment compter sur la valeur d’un patrimoine pour rembourser une dette. "

    C’est une bonne remarque, mais ce n’est pas le mécanisme du crédit hypothècaire : le principe de ce dernier (qui était dans le programme électorale du Pdt Sarkozy) est de considérer la valeur du patrimoine actuel pour emprunter, en se basant sur la supposition (que l’on a toujours su fausse pour autant qu’on ait voulu le savoir) que le prix de l’immobilier allait toujours monter.
    Le patrimoine de l’Etat - et donc de la Nation - est essentiellement immatériel : détention d’actif stratégique, investissement dans l’éducation, la recherche fondamentale, détention d’actifs stratégiques, politique de rayonnement international et de puissance, compétences pour stimuler l’innovation et le développement industriels... c’est tout cela qui contribue à stimuler le développement, et donc la création de richesse. Un lecteur a dit (en lisant le camembert du haut) que l’Etat n’investissait que 3% de son budget. C’est bien sûr une erreur : les dépenses d’éducation ( pour autant que l’on ne forme pas des incultes dans des IUFM et que l’on ne produise pas de l’échec scolaire), de recherche, de santé, d’achat de technologies, de défense (pour partie), d’infrastructures, sont des investissements qui en compta passe en fonctionnement. ON en revient toujours à la même question : "comment piloter un budget pour en faire un budget stratégique ?".
    Je renvoie à nouveau à l’ouvrage fondamental de Findlay et O’Rourke : puissance politique et développement sont étroitement interreliés.

    "Tout d’abord la valeur du patrimoine fluctue : il faut être capable de vendre au bon moment. 
    D’autre part dans ce patrimoine il y a des choses invendables : le patrimoine immobilier de l’éduction nationale par exmple... si l’état vendait toutes les écoles (beaucoup de m2) en centre ville celà lui rapporterait beaucoup d’argent... Mais où irait on faire classe ? "

    Oui, mais cette question est marginale. Combien vaut l’Elysée ? l’Hôtel Matignon ? Ce sont des valeurs théoriques qui n’ont aucun sens car il n’y a pas de marché, et l’Etat est de toute façon incapable de tenir la comptabilité de ses immobilisations corporelles. On peut certes en vendre de temps en temps, mais le savoir-faire n’est pas là : voyez l’affaire de l’immeuble de l’Imprimerie nationale, vendu puis racheté plus cher !

    Il est beaucoup plus intéressant de se pencher sur la question des actifs immatériels et de la quantification des autres immobilisations incorporelles. smiley

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