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claude

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adhérente féminine à la communauté humaine depuis plus d’un demi-siècle.
j’essaye de me rendre utile auprès des autres en étant engagée dans l’associatif . j’aime l’histoire, les sciences de la vie, la politique dans le sens de « la conduite des affaires de la cité »... et l’humour noir...
 

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  • claude claude 25 avril 2009 19:28

    bonjour masuyer,

    je suis d’accord avec vous.

    mais il m’étonnera toujours que des personnes qui se disent « hautement civilisées et porteuses de la lumière de l’intelligence mondiale », puissent haïr les autres en raison de leur origine ethnique, leur couleur de peau, leur religion ou leur façon de vivre...
    ils se dépêchent de faire l’amalgame sur le fait que le mal vient toujours de l’autre, et l’accablent de mille maux de peur de se mettre à apprécier « l’étranger ».

    en faisant des recherches sur le net pour comprendre, j’ai découvert plusieurs textes et 2 fables, que je porte à votre réflexion. mais je crois, qu’à part ceux qui peuvent raisonner sans colère et frustrations, les racistes moyens de service n’en tireront aucun bénéfice.
     il est intéressant de noter que certains textes sur le besoin d’avoir un bouc émissaire, est en étroite relation avec la perception de sa propre puissance sexuelle.

    .

    Les boucs émissaires selon René Girard
    14 février 2005
    Tout le monde connaît le mécanisme du « bouc émissaire » qui consiste à accuser un individu ou un groupe minoritaire d’être à l’origine des maux dont peut souffrir la société dans son ensemble. A priori, tout le monde s’accorde à dire que c’est dangereux et injuste mais le mécanisme ne cesse de se reproduire en changeant de forme et de victime. Aurait-il une fonction régulatrice si primordiale que les communautés ne puissent pas s’en passer ?
    • Pour René Girard [1], au commencement de toute société, il y a la violence. Pour lui, cette violence est fondée sur le désir mimétique, c’est à dire l’imitation : nous ne désirons que ce que l’autre désire. Girard explique notamment que le moteur des choix que nous faisons dans le cadre de la société de consommation est ce besoin d’imitation qui nous désigne ce que nous devons désirer ou non. La globalisation amplifiant bien évidemment ce phénomène. Ce désir mimétique serait à l’origine d’un cycle infernal produit par l’escalade du désir concentré sur un même objet causant un antagonisme contagieux et délétère. En outre, le mimétisme questionne la singularité des êtres et peut déstabiliser quelque peu la construction identitaire.

      Par ailleurs, Girard explique que l’ordre social est fondé sur la différence, à chacun sa place, sa fonction. Le désir mimétique met à mal cet ordre social : lorsqu’un certain seuil d’indifférenciation est atteint, il conduit à la violence et menace de détruire le groupe, la société. Pour l’auteur, la société moderne vit une crise d’indifférenciation généralisée : fin de la différence entre les peuples, les classes, les rôles, les sexes... La question fondamentale qui se présente donc à toute société est de canaliser le désir mimétique et la violence qu’il entraîne. C’est la que le bouc émissaire va jouer son rôle. Il va permettre de transformer cette violence auto-destructrice de « tous contre tous » en une violence de « tous contre un » fondatrice d’un nouvel ordre et d’une paix sociale. Le sacrifice du bouc émissaire va arrêter la crise.

      (...)

      Afin d’expulser cette violence intestine, le bouc émissaire doit correspondre à certains critères. Premièrement, il faut que la victime soit à la fois assez distante du groupe pour pouvoir être sacrifiée sans que chacun ne se sente visé par cette brutalité et en même temps assez proche pour qu’un lien cathartique puisse s’établir (on ne peut expulser que le mal qui est en nous...). Aussi, le véritable bouc émissaire de la tradition hébraïque est à la fois différent par sa qualité d’animal et semblable par son caractère domestiqué. Deuxièmement, il faut que le groupe ignore que la victime est innocente sous peine de neutraliser les effets du processus. Troisièmement, le bouc émissaire présente souvent des qualités extrêmes : richesse ou pauvreté, beauté ou laideur, vice ou vertu, force ou faiblesse. Enfin, la victime doit être en partie consentante afin de transformer le délire de persécution en vérité consensuelle.

      Au cours de l’Histoire des hommes, les exemples ne manquent pas d’atrocités qui furent perpétrées selon le processus décrit ci-avant, un des paroxysmes étant ce que l’on a appelé la Shoah. L’Allemagne nazie s’est notamment construite sur l’idée que toutes les souffrances que son peuple devait endurer depuis la fin de la première guerre mondiale étaient dues à un complot planétaire dont les Juifs étaient les principaux instigateurs. Dans l’entre deux guerres, l’Allemagne est le théâtre d’une crise économique grave, de tensions sociales exacerbées et de débordements de violence qui mènent le pays au bord de la guerre civile. Dans ce contexte, cette violence intestine va être redirigée vers des boucs émissaires tels que les homosexuels, les communistes, les Tsiganes et vers les Juifs. Ainsi, ces derniers sont à la fois pareils (Allemands, Polonais, Hongrois, Français,...) et différents de par leur judaïté, la propagande nazie leur attribue des qualités extrêmes telles que la cupidité et la malignité (les opposant ainsi à la prétendue race aryenne supérieure), cette même propagande conforte la population allemande dans l’idée que les Juifs ne peuvent par définition pas être innocents. Quant au consentement partiel des victimes, cette condition ne joue pas quand on atteint un tel degré d’horreur et de barbarie indicibles : un génocide. Ici, la violence est légitimée par un racisme d’Etat : violence encadrée, méthodique, industrielle. Le mécanisme du bouc émissaire est au cœur de la déshumanisation.

      (...)

      En conclusion, il semble clair que notre société a tendance à apaiser ses tensions internes en jetant l’anathème sur des boucs-émissaires désignés. Les immigrés, leurs descendants et les étrangers sont les figures classiques et idéales du bouc émissaire. Ces mécanismes de désignation du coupable ont comme inévitable corollaire le développement des racismes interpersonnel et institutionnel. L’Histoire nous a montré à maint reprises combien ce processus est pervers et dangereux. Il peut entraîner les hommes dans une spirale de violence ô combien mortifère. Cela est très inquiétant si l’on considère que Girard semble affirmer que c’est un mécanisme « normal » de résolution des tensions, que les sociétés ont depuis toujours fonctionné de la sorte. Dès lors, il est délicat de répondre à la question de départ : « Les communautés peuvent-elles s’en passer ? ». Malheureusement, cette inquiétante interrogation reste en suspend. Toutefois, une lueur d’espoir pointe sur le constat plutôt pessimiste : pour Girard, une dernière condition pour que le mécanisme du bouc émissaire fonctionne est qu’il doit rester caché. Dès lors, pour lutter contre ce procédé injuste et le racisme qui en découle, il est du devoir de toute personne conscientisée de les dénoncer, de faire la lumière sur les falsifications de la vérité, de combattre toute forme de haine et de stigmatisation sous peine de voir la barbarie marquer à nouveau l’Histoire humaine de son empreinte !

      [1] René GIRARD : philosophe, archiviste, paléographe, professeur de littérature française. A notamment écrit : « La violence et le sacré », Grasset, 1972, Paris et « Le bouc émissaire », Grasset, 1982, Paris. Toutes les informations à propos de René Girard et son œuvre sont issues des articles publiés sur les pages web suivantes :
        http://www.philo5.com/Les%20vrais%20penseurs/24%20-%20Rene%20Girard.htm
        http://www.philophil.com/dissertation/autrui/1_bouc_emissaire.htm
        http://home.nordnet.fr/&nbsp ;jpkornobis/Girard/frontiere1a.html
        http://home.nordnet.fr/&nbsp ;jpkornobis/Girard/TextesGirard1.htm
        http://polaristo.com/jfpelletier/doctorat/047.htm ainsi que de l’article : « Le bouc émissaire », Marie-Claude Lavallée in Vies à vies, volume 13, numéro 4, Mars 2001, Université de Montréal, Québec.

    Pourquoi le besoin d’un bouc-émissaire ?
    • Sociétés modernes : théorie
      Acceptation des principes éthiques par tous : principes individuels moraux, code national, droit international
      Les sociétés modernes se fondent sur des principes éthiques selon lesquels on doit défendre le faible et le protéger.
      Prise de conscience du processus archaïque révélé par les religions mono-théïstes ou par l’évolution sociale)

      Sociétés modernes : pratique
      Un éclairage d’Albert Camus (L’Etranger)
      Le bouc-émissaire dans les sociétés modernes un besoin toujours présent
      Il s’agit d’un crime commis par un pied-noir sur un arabe ; l’accusé est jugé par la société et est condamné à mort. Quoi de plus normal. Cependant Albert Camus souligne :
      1. le besoin qu’a la société de désigner un coupable : lors de l’accusation, la justice ne lui reproche jamais le crime commis ! On ne recherche pas du tout sa responsabilité dans le crime
      2. le procédé d’externalisation de la victime par la société est décrit minutieusement
      3. l’effervescence de la société lors du procès et le rôle des médias accusateurs
      4. le désir de vengeance de la société va jusqu’à demander sa mort
      5. communion de la société lors du verdict final et la participation de la victime à cette fête.
      Fête et mise en scène : Nazisme – Communisme Union Soviétique et Chine (procès)

    La haine de l’étranger Andréa Hettlage-Varjas, Robert Hettlage Revue Européenne des Migrations Internationales

    (...) 1 - La présence de l’étranger est vécue comme une invasion et une intrusion. La mise en danger de sa propre identité devient une obsession dominante. Face à cette crise, les moyens les plus extrêmes d’opposition sont bons. On peut aller jusqu’à rejeter toute considération morale. Non seulement la violence est justifiée, mais elle est rationnalisée en autodéfense.

    2 - La menace qui émane de l’étranger est ressentie dans le corps. Sa force est inacceptable et se dresse sur notre chemin. « Qui sommes-nous donc, pour nous laisser ainsi acculer dans un coin » ? Sommes-nous donc des « pauvres types » ? Si la faiblesse physique revêt une connotation sexuelle, le racisme est lui aussi souvent associé à la sexualité, aux peurs, aux interdits et aux vantardises qu’elle engendre. Ceci doit être mis en relation avec le fait que la perception de soi des humains est influencée de façon non négligeable par leurs fantasmes. Le « petit macho »

    qu’il soit valet ou intellectuel, riche ou pauvre — redoute le concurrent qui le fait paraître impuissant.

    3
    - Le raciste se considère cependant, comme un « précurseur », qui rend attentif à la portée réelle de relations sociales qui ne sont pas encore perçues dans leur totalité. Ce sentiment est souvent couplé avec l’idée de la conspiration. La menace est représentée comme générale : nous, les nationaux, vivons des circonstances sociales très graves qui justifient le repli sur quelques revendications fondamentales. Qui ne voit pas le danger, qu’il soit individu ou nation, est évidemment

    stupide, décadent et doit être tiré au plus tôt de son sommeil. Il faut utiliser pour cela des moyens guerriers : coups de feu, tumulte, feu et tempête. Il faut mettre en marche un détonateur ! Comme les responsables sont des corrompus, c’est le peuple qui doit se faire justice lui-même.

    4 - La voix du peuple s’impose grâce à quelques témoins privilégiés. Ce sont ceux qui se sentent menacés dans leur identité et qui ne croient pas en « l’habit à la dernière mode » des Droits de l’Homme, du cosmopolitisme et de la « co-citoyen-neté avec les étrangers ». L’étranger reste l’étranger. Et nous sommes nous. Paradoxalement, cette même égalité — condamnée — est utilisée à l’égard des étrangers, qui sont complètement dépersonnalisés. On ne parle pas d’individus, de leurs particularités et de leurs spécificités culturelles, mais on les désigne comme des ensembles, des « masses » («  les » Russes, « les » Tamouls). Cela permet de faire l’économie d’une analyse différenciée des souffrances, du sort et des formes de vie, et empêche du même coup d’entretenir des rapports de familiarité avec eux.

    5
    - Quelques-uns se prétendent « vigilants » et ne s’en laissent pas conter. Ils ont, intuitivement, des certitudes. Au premier coup d’œil, ils reconnaissent les méchants et le mal. Ils ne nourrissent aucun doute, ils n’ont pas de complexes et balaient toutes les instances inhibitrices qui pourraient freiner leur action.

    6 - Les activistes racistes sont une minorité, ce qui ne les trouble guère et les conforte plutôt dans l’idée que les courageux sont toujours en minorité. Mais seuls, ils ne sont rien. Il y a chez eux le sentiment que de grands bénéfices et des espoirs de rédemption les attendent, après que la société aura été délivrée de ses éléments décadents : du travail pour tous, le « sentiment du nous » (Wir-Gefùhl) retrouvé, la solidarité, la justice, la patrie et la vertu.

    Ces six points font déjà apparaître que le phénomène de la haine de l’étranger en appelle à un mélange étroitement imbriqué de peurs, d’incitations, d’idées et de sentiments qu’il transforme en éléments de mobilisation politique, économique, sociale, psychique, consciente et inconsciente, physique et spirituelle, culturelle, ethnique et religieuse.(...)"

    je vous invite à lire la suite de l’article sur le site :

    La haine de l’étranger Andréa Hettlage-Varjas, Robert Hettlage Revue européenne de migrations internationales   Année 1994  Volume 10  Numéro 10-2  pp. 45-55et les 2 fables promises :
    Les Animaux malades de la Peste
    Un mal qui répand la terreur,
    Mal que le Ciel en sa fureur
    Inventa pour punir les crimes de la terre,
    (...)
    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

    La Fontaine, « Fables » (VII, 2)


    La raison du plus fort est toujours la meilleure :
     Nous l’allons montrer tout à l’heure (1).
     



  • claude claude 25 avril 2009 15:31

    bonjour,

    et pourquoi donc ne pas les parquer dans des camps tant qu’on y est ??

    l’imaginaire collectif a de beaux jours devant lui : de génération en génération on a stigmatisé ces nomades parce que leur mode de vie était différent du nôtre. d’ici et de partout, ils concentrent tous les fantasmes attachés à « l’étranger » : pervers, voleurs, malfaisants... on peut être raciste à bon compte. (ils ne sont ni noirs, ni arabes, ni musulmans...)

    rares sont ceux qui se sont attachés à essayer de connaître leur culture et leur richesse.

    la stigmatisation est telle dans certains pays européens, que le canada accorde le titre de réfugiés politiques à des roms de nationalité tchèque.

    les sédentaires et les nomades ne se sont que rarement appréciés. les premiers chargeant les seconds de tous les maux de la terre et inversement.

    cependant, si au lieu de les considérer comme des sous-immigrés, la société prenait en compte leur différence, il est fort à parier, que malgré leur bougeotte héréditaire, ce peuple pourrait monter qu’il peut faire partie à part entière de notre société.

    ce n’est pas en se jetant mutuellement des pierres par dessus le mur que l’on fait avancer les chose.

    nb : dans notre village, il existe un campement de manouches-roms sédentarisés depuis des décénnies sur un terrain qu’ils ont légalement acquis, tous les matins, les poules se réveillent au complet dans les poulailler ; les voitures possèdent toujours leur autoradio et leurs roues ; les bijoux sont bien sagement rangés au fond des tiroirs.... et elurs enfants fréquentent l’école du village.



  • claude claude 25 avril 2009 14:34

    bonjour reinette,

    si j’aime beaucoup barbara, mes préférences vont vers le jazz . je trouve d’ailleurs que la voix de suzan boyle est adaptée à ce style de musique, j’y trouve des similitudes avec celle de sara vaughan :

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/SARAH+VAUGHAN/video/x1gh5b_jazz-video_music

    et je crois que les marraines la fée qui se sont penchées sur le berceau de suzan boyle sont :

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/SARAH+VAUGHAN/video/x6xgkx_ella-fitzgerald-with-pearl-bailey-a_music



  • claude claude 25 avril 2009 00:17

    bonsoir reinette,

    cela n’a rien à voir avec le markéting ou tout le bling bling :
    sa voix est extraordinaire !
    un diamant !

    en l’entendant on se met à espérer que le petit peuple existe toujours !

     smiley



  • claude claude 25 avril 2009 00:13

    pour ceux qui n’ont pas la télé :
     http://www.dailymotion.com/video/x8ymn0_susan-boyle-on-britains-got-talent_music
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/susan+boyle+cry+me+a+river/video/x90qn1_susan-boyle-sings-cry-me-a-river-on_music

    où comment, une petite bonne femme, aux joues de pommes de rainette et aux yeux malicieux, fait dresser les poils sur les bras...

    elle doit sûrement être la reine des gnomes de sa contrée

    un vrai bonheur !

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