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CN46400

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L'immense majorité, qui travaille pour vivre, veut sécuriser son existence, l'infime minorité, qui vit du travail d'autrui, veut sécuriser ses profits. C'est la contradiction fondamentale du 21°siècle !

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  • Premier article le 09/07/2013
  • Modérateur depuis le 14/03/2015
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Derniers commentaires



  • CN46400 CN46400 25 octobre 2015 08:11

    @Luniterre 


        Il est évident que la succession de Mao (75-76), comme celle de Staline, a été longue et douloureuse dans les hautes sphères du PCC, la queue de la comète « bande des quatre » n’étant définitivement écartée qu’en 81. Le soutien aux « kmer rouges » cher aux ex « gardes rouges » n’est sans doute pas pour rien dans cet imbroglio sino-vietnamien. Je doute que Deng, plutôt obsédé par les pbs économiques (les réformes ne démarrent vraiment qu’après 81), ait vu d’un bon oeil cette aventure.

        Reste que, depuis cette date, les successions des grands dirigeants se déroulent comme du papier à musique en Chine (rien à voir avec la « gérontocratie » soviétique des années 80).

       Mais je n’attache que peu d’importance à ces évènements qui relèvent aussi de la psychologie humaine qui n’est pas mon domaine préféré. Je préfère noter que le chat de Deng a attrapé, en 3 décennies, pas mal de souris ce qui aiguise ma curiosité pour la suite. Et il est, par exemple, curieux de constater que le souhait de Lénine d’entraîner la Chine (et l’Inde) dans une collaboration étroite avec l’URSS est en train de se réaliser avec un siècle de retard, et 30 années après la disparition de l’URSS.....Quelle perte de temps pour tous ses peuples et pour le reste aussi de la planète !....


  • CN46400 CN46400 24 octobre 2015 18:27

    Désolé, j’aurais du, effectivement, préciser que Deng n’a pris le contrôle des affaires militaires (Comission centrale militaire) qu’en 1981 qui, jusqu’à cette date était du ressort de Hua Guo Feng !



  • CN46400 CN46400 24 octobre 2015 08:35

    @Luniterre


      Reste, au delà des mots, à fournir une liste des capitalistes étrangers qui, sous Mao, ont installé des entreprises en Chine, que ce soit en totale propriété ou en joint-venture ? Et on verra qu’entre Mao et Deng il n’y a pas vraiment photo ! Mao était bien dans une logique plutôt stalinienne d’autarcie.
      Quand aux rapports URSS-Chine, sous Staline et ses successeurs, il est osé de tout mettre au débit de Mao !
      Précision, Deng a été écarté de la direction du PCC, par les « gardes rouges » que Mao avait convoqué pour la « révolution culturelle » et n’était donc pas aux affaires lors des affrontements de 79 avec le Vietnam, période où il est aux prises avec le successeur désigné par Mao, Hua Quo Feng.


  • CN46400 CN46400 23 octobre 2015 16:46

    @Luniterre


        Moi je ne crois que ce que je vois.
        Les rapports de Mao avec le capitalisme ressemblent beaucoup à ceux que Staline entretenait avec le même capital. Les rapports Nixon -Mao ne sont qu’un ertsag du pacte très intelligemment signé par Staline avec Hitler en 39. Si Mao a le mérite d’avoir rendu à la Chine sa souveraineté, son bilan économique, pour les prolos chinois, est au moins aussi calamiteux que celui de Staline pour les prolos soviétiques. Il a certe réussi à obtenir la bombe H mais son armée a du s’incliner devant celle de Giap en 78. Diplomatiquement, il s’est fourvoyé dans un soutien aberrant des kmers soit disant « rouges », en compagnie des USA, contre les vietnamiens qui venaient de libérer leur pays.

         Mais avec Deng, c’est une toute autre période qui s’est ouverte, avec d’autre résultats dans tous les domaines. L’accumulation primitive du capital a été sérieusement engagée. En guère plus de 30 ans, le capital humain de la Chine, sa force globale de travail a réalisé un bon peu comparable avec aucune autre contrée de notre planète. Le Yuan et le dollar peuvent valser dans tous les sens, les compétences acquises, les technologies maîtrisées restent toujours des valeurs solides (ex l’Allemagne rasée en 45 et redressée dix ans plus tard). Que va-t-il se passer maintenant ? l’avenir va sans doute bientôt parler...Il suffit de vivre pour voir !

        Deng, par charité sans doute, a estimé positive à 30% l’action de Mao. Il peut, sans prétention, réclamer, pour lui-même, un chiffre nettement supérieur.



  • CN46400 CN46400 23 octobre 2015 09:16

    @Luniterre


       L’emploi du futur, en politique, est toujours dangereux, surtout quand on spécule sur une éventuel renversement du rapport de forces qui aboutirait à une agression du capitalisme chinois contre le capitalisme US. Pour en arriver là, il faudrait que le contrôle de l’état chinois passe des mains du PCC à celles du capitalisme chinois, devenu impérialiste concurrent de l’impérialisme US. Cette éventualité n’est peut-être pas impossible mais rien, pour le moment, ne permet d’en étayer la possibilité. Surtout pas la méthode, mise au point par le PCC, pour contrôler les passations de pouvoir, programmées à l’avance qui, manifestement, échappent, totalement, au capitalisme aussi bien chinois qu’US. Problème qui n’est pas pour rien dans l’échec final de l’URSS quand les USA, pourtant surpris, donnèrent le coup de pied de l’âne (Eltsine).

      Mais le changement en Chine ne deviendra vraiment hasardeux que lorsque l’expansion économique va se ralentir, ralentissement sans doute déjà démarré, au point que les inégalités qui restent acceptables tant que l’expansion entretient l’espoir des niveaux de vie retardataires, deviendront insupportables pour les couches basses, en perte d’avenir, du prolétariat chinois.

       Bien que pensant que le PCC soit capable de gérer cette situation, je suis incapable d’en être totalement sûr. Ils ont eu un Deng pour entrer dans le capitalisme d’état, il leur faudra peut-être en trouver un autre pour en sortir... Contrairement aux croyances des masses soviétiques, de 1991, sur le « paradis occidental », conséquence de l’« autarcisme stalinien », les masses chinois savent, déjà, qu’aucun paradis n’existe sur cette Terre. Ce qui constitue une différence lourde par rapport à l’effondrement idéologique final de l’URSS. 
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