Antijudaïsme, judéophobie, racisme, antisionisme...
Des termes existent déjà pour désigner ce que l’on regroupe grossièrement sous la bannière "antisémitisme". Pourquoi ne pas les utiliser dans leurs contextes respectifs ? Cela éviterait bien des ambigüités, et notamment la confusion entre antisionisme et judéophobie.
Quand va-t-on avoir un vrai débat sur ce terme "antisémite" qui n’a aucun sens ?
"sémite" est un terme utilisé d’abord et avant tout en linguistique, désignant un ensemble particulier de peuples du proche-orient, comprenant aussi bien des populations dites "arabes" que "juives". Aujourd’hui, peu de juifs sont sémites et tous les sémites ne sont pas juifs. Ce genre de glissement sémantique a participé par le passé (et participe encore) à la confusion dangereuse entre religions, peuples et races.
Donc, à moins que Jean Sarkozy ne parle l’arabe ou l’hébreu, l’attaque de Siné n’avait rien d’antisémite.
Merci Bois-Guisbert pour vos posts qui ... dirons-nous ... ont le mérite de trancher avec le conformisme gnan-gnan de notre triste époque, dont cet article fait une brillante synthèse.
Un article interressant, dommage que la partie sur la physique quantique soit un peu balayée du dos de la main (j’attends la seconde partie), avec cette erreur courante d’interprétation du principe d’incertitude d’Heisenberg (puisque c’est ce dont il s’agit, si j’ai bien suivi l’article) comme une preuve en faveur de l’indéterminisme. Le fait qu’une intelligence (nous) soit en mesure de caractériser intégralement l’état d’un système fermé à un instant donné n’est ni une condition ni une conséquence nécessaire à la notion de déterminisme.