A-t-on vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué ?
Je vous avais prévenu au précédent article sur ce sujet en ces termes précis. « Ne vendez pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué »
Pourquoi, on a la réponse : - Imbroglio géostratégique. - Volonté acharnée de mater la révolte.
Le coté chemise à fleur des révolutions « réussies » ont aveuglé. Ces révolutions n’ont elles pas les appuis nécessaires pour « réussir », d’ailleurs ? Des manifestants (pacifiques) en quantité, quelques tirs sur la foule, l’indignation générale internationale, l’abdication du méchant, et l’affaire est dans le sac. Comment en est on arrivé à croire que ce soit cela, une vraie révolution ? Est-on d’ailleurs débarrassé du mal ? Ou s’agit-il d’un simple réaménagement de sa tyrannie ?
Coté Lybien, on comprend ce que signifie réellement la révolution : une grande boucherie où seul le plus fort gagne, sans autre sens de la justice, et c’est tout.
Je ne te parle pas spécifiquement d’un gamin qui nait au tibet. Je te parle de n’importe qui dans le monde, subissant une injustice de part sa naissance dans un environnement hostile, et à qui le bouddhisme va lui dire « c’est de ta faute », alors que la personne n’y peux strictement rien (du moins dans « cette vie ci »). A ce moment, on est plus si éloigné du système des castes indiens. Je n’aime pas cette arnaque : on culpabilise la victime (même si dans le bouddhisme on ne parle jamais de « culpabilisation »).
Perseus, que penses tu d’ajouter à ta liste, cet argument de plus contre la peine de mort : - la peine de mort est bien pratique dans les régimes dictatoriaux pour se débarrasser des opposants politiques.
Ceci dit, à cette époque, les débats, c’était d’un autre niveau ! On ne coupait pas la parole sans arrêt, ni ne faisait preuve d’agressivité ou d’irrespect, on laissait les gens s’expliquer et réfléchir. Enfin, presque tous.
si on prive de liberté un innocent, il pourra alors être libéré et demander des réparations .
Oui mais cela, c’est juste la formulation de votre premier argument qui était :
- la justice, comme l’erreur, est humaine. On a donc parfois tranché le cou à des innocents
Moi je remet en cause votre dernier argument « la justice ne peut s’autoriser ce que la loi prescrit ». J’ai montré que Si, la justice se l’autorise justement. Ou alors il faut creuser plus loin. Comme interdire les prisons ?