Là où tu fais fausse route, comme tant d’autres, me semble-t-il, c’est d’utiliser le terme « communauté » et d’en faire alors la cible d’une population particulière qui exige des « droits » que tu juges dans ce cas inacceptables (si tu es contre le « communautarisme »).
Si tu voyais les choses différemment, tu pourrais dire que les individus ne se réduisent pas, ni à leur genre, ni à leur sexe, ni à leur ethnie, ni à leur religion…
Mettre les homosexuels dans une catégorie à part est de mon point de vue une erreur majeure.
Je n’ai pas le temps de développer, mais je te donne en citation une analyse de Dounia Bouzar (une anthropologue, spécialiste des religions) pour expliquer les différences d’appréciation sur le mariage gay entre les catégories jeunes (18-34 ans, très favorables à la loi) et les vieux, plus de 60 ans :
« Les jeunes ne catégorisent pas les homos en ’personnes à part’. Ils les appréhendent dans leur entité d’individu, et l’orientation sexuelle apparaît peu importante (dans le sens peu déterminante).
C’est le contraire chez les plus vieux : l’homo efface tout le reste de l’individu, ils perçoivent une telle différence qu’ils focalisent dessus, ne pouvant plus rentrer en contact. Pour eux, la différence ’homo’ est une sorte de barrière infranchissable dans une relation. Ce sont ’les autres’. Par conséquent, ils ne veulent pas qu’ils aient les mêmes droits et quelque part deviennent ’leurs semblables’ ».
D’accord avec Crab. Le mot islamophobie n’a pas sa place. Il est inutilisable car instrumentalisé.
Je ne ferais d’ailleurs que citer l’auteur lui-même dans un autre article (« Laïcité, reprends tes droits ») : « A trop vouloir jouer avec des relents extrémistes, à mêler culte, religions et politiques, on donne une bonne raison à nos concitoyens d’exprimer leur racisme et leur xénophobie, latents chez tant d’entre nous. »
Critiquer les religions, dont l’islam, leur intégrisme et leur activisme, est plus que légitime : recommandé !
Bonjour Ariane, je suis de plus en plus sidérée de constater à quel point les désaccords se traduisent en haine « baveuse », en désir de blesser et d’humilier. Je ne suis pas forcément d’accord avec toi et tes points de vue, mais de là à dérouler une litanie d’injures…
Ce qui est terrible, c’est que l’on se sent soi-même tenté de suivre cette pente repoussante… C’est peut-être ce qu’ils veulent, rendre leurs ennemis aussi abjects qu’eux-mêmes pour se dédouaner de leur pitoyable niveau.
« vous êtes méprisable », « s’il vous reste un brin d’humanité », « vous êtes dans le camp de mes ennemis », « je vous déteste », vous êtes « formatée, lobotomisée, sans sens critique »…
waou… Ça c’est de la psychanalyse doctrinale ?
Que pensent les confrères de ce langage ?… si Vox passe par là, j’aimerais bien avoir son avis sur ce « spécialiste ».