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crazycaze

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  • crazycaze 20 février 2012 23:47

    J’ai beaucoup aimé le rapprochement entre Baldwin et DSK !! smiley !! Même si je suis moins sensible aux théories économiques du second... smiley !!

    Plus sérieusement, il me semble qu’effectivement les théories de Gibson sur l’information et sur les affordances sociales, associées au modèle de Bronfenbrenner, pourraient constituer un canevas intéressant pour comprendre les divers cheminenements conduisant à l’autisme. L’intérêt est de comprendre comment différentes variations des paramètres de contrôle des processus psychologiques au niveau des différents systèmes peuvent affecter les trajectoires développementales en les canalisant vers les troubles du comportement regroupées sous la désignation de troubles autistiques. 

    Il est même possible, comme le suggère Abrahams dans son article « Neuronal positivism and chaos bifurcation » qu’il existe des points de rupture, des moments où une variation minimale d’un paramètre de contrôle au niveau d’un système, entraîne de profondes variations à l’échelle de l’organisme, un peu comme lorsqu’on ajouter un centième de gramme sur un des plateaux d’une balance en équilibre et qui suffit à rompre totalement cet équilibre.

    Par exemple, concernant l’origine bactérienne de l’autisme, cela me fait penser à la mise en évidence de l’origine des ulcères stomacaux par la prolifération d’une bactérie. Fort bien... mais quelle est l’origine de cette soudaine prolifération ? Comme je l’ai dit, je ne suis que très peu informé sur l’autisme, mais il me semble que l’approche écologique constitue une méthodologie fort prometteuse pour comprendre la diversité des trajectoires conduisant à un même phénomène. 

    Par exemple, on utilisant des méthodologies statistiques non-paramétriques et non- linéaires, il me semble qu’il serait possible au travers d’un large échantillon d’autistes, de discriminer différentes « populations » sur la base d’une convergence de variables. Ceci étant fait, il serait alors possible d’entrevoir les différentes pistes thérapeutiques adaptées à chacune de ces populations.



  • crazycaze 19 février 2012 19:27

    Les bienfaits que vous attribuez à la pertinence de la clinique psychanalytique n’ont rien à voir, vous m’en excuserez, avec la pertinence des fondements théoriques de la psychanalyse, mais avec l’approche clinique, ce qui ne recouvre pas la même chose.

    Nous sommes bien d’accord que la psychiatrie qui oeuvre à grand renfort de psychotropes, d’électrochocs et de lobotomie, a été quelque peu transformée par le regard des psychanalystes qui ont eu accès à ces services aux limites de l’humanité. Cependant, ce n’est pas tant l’apport de la psychanalyse en elle-même, mais bien une prise de conscience de la nécessité de dépasser une approche biologisante de la maladie mentale pour une approche resituant l’individu et son histoire dans la représentation de la pathologie mentale qui a permis cette évolution. Les bienfaits thérapeutiques de la psychanalyse sont nuls, ou sont au mieux la résultante d’un effet placebo, à savoir accéder à une compréhension de son mal-être pour mieux l’accepter, même si cette explication repose sur un fatras d’interprétations aussi fantaisistes que saugrenues. Les chamans ou autres medecin men arrivent au même résultat.

    Quant aux bienfaits de l’analyse de pratique, il n’est nul besoin qu’elle soit conduite par un psychanalyste pour être efficiente, un bon psychologue est capable de faire aussi bien voire beaucoup de mieux de par la formation qu’il a reçue.



  • crazycaze 19 février 2012 03:40

    Pas forcément... pour avoir passer de nombreuses heures à étudier le comportement des primates, particulièrement les macaques, les bonnes idées peuvent être soudaines et accidentelles (théorie de l’insight). Bien qu’effectivement il existe une règle de l’attention sociale vers les individus du rang supérieur, le facteur nouveauté est avant tout une culture se disséminant par la poximité affiliative. Mais ce qui est sûr, c’est que plus on monte dans la hiérarchie, moins on apprend des autres. Ainsi, la découverte du lavage des patates douces à l’eau de mer (préférée même à l’eau douce pour le goût qu’elle confère), découverte par une femelle de bas statut alors qu’elle tentait d’échapper à des dominants qui tentaient de lui prendre ses patates et qu’elle a laissées tomber dans la mer, n’a jamais été adoptée par les macaques à face rouge les mieux placés dans la société. Et là, je vous rejoins complètement sur l’analogie avec le primate humain !! smiley !! 



  • crazycaze 19 février 2012 03:30

    Une étude américaine publiée en 1996 (mais dont j’ai la flemme de chercher les références à cette heure) a montré que s’il on applique à trois groupes de patients présentant les mêmes symptômes une thérapie d’approche cognitivo-comportementale, une d’approche psychanalytique et aucune thérapie au troisième groupe, au bout de deux ans, le groupe qui manifeste aucun progrès voire même une aggravation des symtômes est celui pour lequel on a adopté une thérapie d’obédience psychanalytique.

    Attention néanmoins à ne pas sombrer dans l’explication causale du déterminisme génétique, car elle est assurément une impasse. Beaucoup de généticiens ne s’incrivent plus dans le déterminisme génétique, tant ils savent à quel point les interactions géniques sont soumises à des facteurs externes qui en modifie le rôle comme le milieu physicochimique dans lequel elles se produisent. Même des partisans du déterminisme génétique en psychologie comme Plomin ont mis de l’eau dans leur vin.



  • crazycaze 19 février 2012 03:09

    @ tiloo87 : Titulaire d’un Doctorat en psychologie du développement, je trouve votre attitude non seulement indigne, mais en plus dénuée de la moindre parcelle d’intelligence et d’une suffisance qu’on ne rencontre plus guère que chez les disciples de l’église psychanalytique.

    Il est grand temps que l’hégémonie doctrinaire des psychanalystes cesse en France, le dernier bastion de cette croyance avec le Portugal et l’Argentine. Il ne fait aucun doute que ce courant a eu quelques effets positifs au début du XXe siècle en permettant d’atténuer des approches tout aussi doctrinaires et dangereuses, mais comme ces autres perspectives s’inscrivaient dans une approche scientifique, elles ont pu être infirmées et dépassées. Or, la psychanalyse, comme toute croyance, ne peut être infirmée car elle ne s’inscrit pas dans un cadre scientifique.

    Jusqu’à il y a peu, les psychanalystes pouvaient exercer sans JAMAIS avoir fait d’études de psychologie, ce qui est un comble. De plus, nombre de pédopsychiatres, qui sont sont tout d’abord médecins pédiatres, spécialisés en psychiatrie infantile, n’ont reçu comme formation en psychologie que celle du courant psychanalytique, ce qui les amène à dire pratiquement n’importe quoi sur nombre de sujets relevant de la psychologie et sur lesquels les media les consultent comme s’ils étaient des experts, comme on l’entend actuellement dans la bouche de Stéphane Clerget ou de Marcel Ruffo.

    Pour information, j’ai enseigné l’hitsoire de la psychologie au niveau universitaire, alors pas la peine de m’accabler de commentaires sur mon ignorance en la matière, ce serait peine perdue. 

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