• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

crazycaze

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 435 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • crazycaze 25 avril 2010 18:50

    @Sisyphe : Et rassurez-vous, je suis un farouche opposant au déterminisme génétique, d’ailleurs fondé sur une méconnaissance du fonctionnement des gènes et sur un a-priori politico-scientifique (donc complètement opposé à la vision du Mètre & Talons sur la graine de délinquant supposé pouvoir être repéré à 3 ans, ce que les recherches auxquelles j’ai participé contredisent, ou sur une quelconque inscription génétique de l’homosexualité, de l’alcoolisme, etc.), et suis également opposé aux théories sociobiologistes de Wilson et aux adeptes de la génétique comportementale, comme Plomin par exemple (duquel un collègue généticien américain disait qu’il était le seul chercheur qui en changeant de labo avait augmenté le QI moyen des deux labos : celui dont il partait et celui dans lequel il arrivait).



  • crazycaze 25 avril 2010 18:19

    @ Philou017. Je ne faisais par référence au fonctionnement psychologique, mais à la construction intellectuelle, à le genèse d’un modèle théorique, qui se nourrit des connaissances inscrites dans une dimension temporelle et socioculturelle. La place dévolue à la femme, à l’homme, à leurs rôles, dans la conception freudienne initiale, doit être appréhendée en regard des normes socioculturelles de la société bourgeoise du début du XXeme siècle et de la culture juive.

    Pour ce qui est de l’inné et de l’acquis, cette conception dichotomique est une impasse. De plus en plus de chercheurs considèrent qu’il quasiment impossible d’extraire l’un sans prendre en considération l’autre. Ainsi, l’expression même des gènes ne peut faire l’économie du milieu chimique dans laquelle elle se produit, et des rapports d’interaction qu’un gène entretient avec les autres. Pour ce qui est de la construction de la personnalité, si une partie des dispositions tempéramentales sont bien définies par des caractéristiques héréditaires, ces dernières sont largement modulées par l’histoire de l’individu, par ses expériences, d’où les concepts d’épigenèse probabiliste et de canalisation expérientielle.

    @ JL. Pour ce q ui est du complexe d’Oedipe, déjà Wallon en avait fait une critique en évoquant plutôt le rôle de multiples identifications dans la construction de l’individu plutôt qu’une focalisation sur la mère et sur le père (Wallon qui construisit son modèle théorique sur la basse de l’observation de plus de 200 enfants, et non pas 4 ou 5 comme Freud). L’oedipe ne tient pas la route car dans certaines cultures la parentalité réduite à un couple hétérosexuel n’existe pas, et cela n’empêche en rien les enfants de se construire et de correspondre aux attentes socioculturelles concernant l’homme ou la femme.

    @ Sisyphe : « Le »ça« est le réservoir premier de l’énergie psychique où s’affrontent les pulsions de vie et de mort. Ses contenus inconscients sont d’origine diverses : tendances héréditaires, exigences somatiques, faits acquis refoulés, etc. ». L’homme en développement« de J. Bideaud, O. Houdé et J.-L. Pedinielli, p.53, PUF.
     »Dire que le « ça » est inconscient ne revient pas à dire qu’il est l’inconscient. (...) le « ça » rend plus évidente la source biologique des pulsions : il est ouvert, à son extrêmité, du côté somatique. (...). L’importance attachée à un état bio-énergétique des pulsions ne conduit pour autant à parler d’un naturalisme biologique de Freud...«  Dictionnaire de la Psychanalyse, Larousse. 
    Enfin, je vous invite à lire Tran-Thong, (1972), »Stades et concept de stades dans la psychologie contemporaine" Librairie Philosophique J. Vrin, Paris.



  • crazycaze 25 avril 2010 17:49

    A priori, vous n’avez pas lu ces études et ayant quand même pas mal publié dans des revues à comité de lecture, je suis assez éloigné du café du commerce, et suis relativement bien placé pour évaluer la rigueur d’une méthodologie scientifique, l’ayant même enseigné.
    La controverse autour de l’adoption par des couples homosexuels, alimentée par une opposition farouche de bon nombre de psychanalystes, repose sur l’Oedipe et les supposées identifications à la mère et/ou au père, objets d’amour ou rival. L’idée de ces psychanalystes est que dans un tel environnement familial, le complexe d’Oedipe ne pourrait être dépassé, et le processus d’identification forcément bancal.
    Le problème, pour ma part, est qu’il y a confusion entre parentalité et nécessité biologique de l’hétérosexualité pour enfanter. Or, il existe bien des cultures dans lesquelles la notion de couple parental hétérosexuel n’a pas de sens, ou dans lesquelles l’enfant se construit davantage dans un milieu quasi exclusivement féminin. L’enfant n’en devient pas pour autant homosexuel, ou ne présente pas de troubles de la sexualité, ou de la personnalité.
    Pour moi, la difficulté réside davantage pour l’enfant de la spécificité singulière de son milieu familial en regard des normes socioculturelles, comme cela fut difficile pour l’enfant de divorcés d’échapper aux jugements et aux quolibets de ses pairs quand ils étaient l’exception. 



  • crazycaze 25 avril 2010 02:21

    Erratum : (...) Or, depuis les années 70, des études menées aux USA ont démontré que les enfants élevés par des couples homosexuels n’ont pas plus de probabilité de le devenir que ceux élevés par des couples HETEROSEXUELS (et non à nouveau homosexuels - vous l’aviez compris).



  • crazycaze 25 avril 2010 02:14

    Pour le coup, alors là, M. Dugué, je suis consterné par votre article. Bon, on ne peut pas avoir raison tout le temps... Mais le coup de « Je n’ai pas lu le livre d’Onfray... J’ai lu très peu Freud... Mais je vais vous dire... » Franchement, ça la fiche très mal... et ça jette un sérieux discrédit sur votre article, et pose des questions sur les autres (même si j’ai soutenu vos précédentes positions vis à vis de la pandémie de la grippe H1N1).

    Alors, moi aussi, je vais écrire « je n’ai fait que survoler votre diatribe, je n’ai pas lu Onfray, mais je vais vous dire ce que j’en pense... » Franchement, c’est pas sérieux. Et comparer ceux qui s’opposent aux théories freudiennes et à la psychanalyse aux nazis ou à des talibans est scandaleux, une insulte à l’intelligence, indigne de quelqu’un qui devrait concevoir la controverse scientifique comme le moteur du progrès scientifique. 

    D’ailleurs, votre vision des théories alternatives à la théorie freudienne dénnote de vos immenses lacunes à ce sujet, et correspond davantage à la simplification outrancière qu’avancent les partisans de la psychanalyse, qui considèrent que les opposants à leur modèle sont soit des docteurs en chimie soit des comportementalistes réduisant le comportement humain soit à un robot soit à un animal (avec toute la méconnaissance et le mépris sur ce que serait supposé être le comportement animal - incomparable, forcément incomparable avec le presque dieu qu’est l’humain  smiley  !!

    Titulaire d’un Dr de psychologie du développement, ayant enseigné durant plusieurs années au niveau universitaire, et bien plus proche de Cyrulnik que de ce bon vieux Freddy (que j’ai lu, moi... mais pas simplement lui... car la psychologie ne se limite pas à un seul homme), j’ai quand même quelques avis sur l’homme et l’oeuvre, même si je n’ai pas lu Michel Onfray (j’ai néanmoins lu pas mal de ces articles et son traité d’athéologie) - je ne suis pas sûr qu’il soit le mieux placé pour critiquer Freud, le Livre Noir de la Psychanalyse étant largement suffisant. 

    Je ne me positionnerai pas sur le côté opportuniste, marketing, etc. de Onfray, qui est fort possible. Je m’attacherai simplement à une critique de Freud, de la psychanalyse, et encore, en n’entrant pas trop dans le détail, car je pourrais très bien citer un nombre impressionnant d’articles publiés dans les revues de psychologie comme Child Development ou Developmental Psychology qui ont très sérieusement mis à mal les attendus des théories psychanalytiques par des études rigoureuses et à la méthodologie impeccable.

    Freud s’est largement inspiré de Franz Brentano dont il a suivi pendant trois ans les cours à Vienne et des périodes de l’embryogenèse de Haeckel pour pondre son concept du développement de la personnalité à partir de l’évolution de la libido prenant source dans le ça (les prédispositions biologiques) qui par différenciation va donner naissance au moi, puis au surmoi... (passons sur les détails) 

    Il est maintenant assez clair que Freud a pas mal arnaqué les gens en inventant des cas qu’il n’a jamais suivis (notamment pour ce qui est de l’interprétation des rêves) et sa plus célèbre patiente dont il disait l’avoir guérie est morte complètement aliénée dans un asile (fait qui a été révélé il y deux ans je crois sur la base des archives de l’asile).

    La psychanalyse a tellement montré ses limites en tant qu’approche thérapeutique en regard d’autres approches qu’elle est complètement en perte de vitesse dans tous les pays, exception faite de l’Argentine, du Portugal et de la France.

    Elle peut néanmoins apporter un certain soulagement à certains... mais ce n’est pas par ses qualités propres, c’est souvent parce qu’en permettant au patient de construire une réponse expliquant ses angoisses, même complètement erronée, elle en limite alors les symptômes.

    Freud a découvert l’introspection de l’inconscient à partir du traitement par hypnose (très en vogue au début du XXe comme beaucoup de pratiques spirites...) des hystériques par Charcot à la Salpêtrière. Même si certaines de ces découvertes, comme celui de la structure des névroses, sont indéniables, il n’en reste pas moins qu’il échaffaudé sa théorie qu’à partir de quatre ou cinq cas, ce qui est largement insuffisant pour éprouver un modèle théorique. Après, il n’a pas oubié d’être malin..

    Quant au complexe d’oedipe... il ne tient pas la route. C’est parce qu’il est une pierre fondamentale de la pensée freudienne que les plus farouches opposants à l’adoption par des couples homosexuels sont des psychanalystes. Or, depuis les années 70, des études menées aux USA ont démontré que les enfants élevés par des couples homosexuels n’ont pas plus de probabilité de le devenir que ceux élevés par des couples homosexuels. De plus, ce concept de la triangulation oedipienne est inadéquat dans beaucoup de cultures où la famille ne consiste pas en un couple.  Mais bon, beaucoup de grands psychologues l’ont déjà démontré.

    Dans au-delà du principe du plaisir (1920) il écrit :
    « La biologie est vraiment un domaine aux possibilités illimitées : nous devons nous attendre à recevoir d’elle les lumières les plus surprenantes et nous ne pouvons pas deviner quelles réponses elle donnerait dans quelques décennies aux questions que nous lui posons. Il s’agira peut-être de réponses telles qu’elles feront écrouler tout l’édifice artificiel de nos hypothèses... »
    Dont acte... Le positivisme du physiologiste Freud sommeillait donc encore... 

    La psychanlayse suppose des facteurs limitatifs absolus fixant de façon irrémédiable les trajectoires individuelles, d’abord au point de vue biologique (le ça), puis dans les interactions durant l’enfance (construction du moi), ce dernier étant contraint par les rapports qu’il entretient avec le surmoi (valeurs morales, cultures). 

    Freud a sans nul doute contribué à l’avancée des idées, mais je considère que d’autres auteurs sont bien plus importants pour la compréhension du fonctionnement psychologique de l’individu, ne seraient-ce que James Mark Baldwin, Pierre Janet, Erikson, Wallon, Piaget, Kurt Lewin, Lev Vygotsky... et plus proches de nous, James J. Gibson et Urie Bronfenbrenner.

    D’autres approches, comme l’approche écologique en psychologie sont bien plus intéressantes car les processus qu’elle suppose sont isomorphes aux processus évoqués dans les théories des systèmes dynamiques, aux théories du chaos, et donc tentent d’atteindre une conception holistique du fonctionnement humain.

    Aux conceptions archaïques d’une théorie fondée dans l’esprit d’un bourgeois de la société Viennoise du 20eme siècle et dont la construction intellectuelle est empreint de sa propre culture, et qui a quand même beaucoup menti, falsifié, voire escroqué la communauté intellectuelle, il serait préférable que vous vous intéressiez à des théories se référant à des conceptions plus contemporaines, comme les modèles d’épigenèse probabiliste et de canalisation expérientielle, de plasticité fonctionnelle et de bidirectionnalité des facteurs, à l’idée de co-évolution...

    Avec tout le respect que j’ai pour vos autres écrits, M. Dugué, je ne peux vous inviter qu’à relativiser vos opinions et à faire l’effort de lire aux moins les conceptions alternatives, et à éviter le jugement à l’emporte pièce et la soumission aux idées des autres, comme vous nous aviez habitué jusqu’à présent.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv