Oui, le système bancaire européen aurait besoin d’une recapitalisation en urgence même si l’Espagne qui a nationalisé Bankia a tenu des discours contradictoires sur le sujet. En effet, le premier ministre Mariano Rajoy a décliné l’aide de l’UE pour recapitaliser ses banques. À l’idée du président de la République de mobiliser « les mécanismes de solidarité européenne » - autrement dit le Fonds de stabilité financière - pour injecter des capitaux, le chef de l’exécutif espagnol a opposé une fin de non-recevoir. « M. Hollande ne connaît pas la situation des banques espagnoles ! », a répondu Mariano Rajoy.
Les VLTRO 1 & 2 de la BCE n’ont fait que nourrir le marché interbancaire et ont permis d’acheter un peu de temps mais ne résolvent en rien le problème de solvabilité des banques.
Mais Euréka, François Hollande semble avoir trouvé la solution miracle !
En effet, après le mini sommet d’hier, il s’est prononcé en faveur de l’utilisation du pare-feu de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (alors que la majorité des députés socialistes s’étaient abstenus de voter pour à l’Assemblée nationale et qu’une vingtaine de députés avaient carrément voté contre !). Aujourd’hui F. Hollande ne fait plus la fine bouche et souhaite que le MES recapitalise les banques « en lien avec la BCE ».
Le président français a également annoncé avoir « défendu », de concert avec le chef du gouvernement italien Mario Monti, une proposition en faveur d’une « intégration européenne des mécanismes de supervision financière et des garanties des dépôts bancaires ».
« C’est un point sur lequel nous reviendrons car plus on coordonne, on centralise, meilleure est la réponse », a-t-il estimé, ajoutant avoir été sur la même longueur d’ondes avec Mario Monti « sur beaucoup de points ». (sic !)
Mais quel curieux revirement et quelle communion (soudaine ?) avec le patron de la BCE alors qu’il n’avait de cesse de dire pendant sa campagne que la BCE devrait prêter directement aux Etats, ce qui aurait entraîné de facto un changement de son statut que l’Allemagne et la BCE ont toujours refusé.
Cela se lit comme une nouvelle avec des personnages croqués sur le vif et touchants d’humanité. Un portrait haut en couleur et en image qui dépeint avec justesse la Grèce, à la fois belle et digne mais aussi tragique et infiniment fragile.
Mais bien au-delà du récit d’une semaine à Athènes, ce tableau illustre de façon pragmatique et lucide les conséquences désastreuses de la politique menée par l’Union européenne et la Troïka à travers leur emprise dictatoriale sur un pays déjà au bord du gouffre. En voulant contraindre la Grèce à demeurer dans la zone euro, on la détruit politiquement, financièrement, économiquement et socialement.
Quel comble que ce déni total de démocratie en Grèce, elle qui fut pourtant mère de la démocratie, de la philosophie, de la poésie, des sciences et des techniques. Et qui avec Périclès, père de la démocratie dans la Grèce antique, lui avait donné ses lettres de noblesse. Dans la débandade actuelle des partis politiques sensés représenter et protéger le peuple, on assiste à une véritable mise à mort des institutions de ce pays, ni plus ni moins.
Cet article est fouillé, authentique et pris sur le vif. J’attends de lire la suite avec plaisir et qui sait, cela pourrait se transformer en un essai à diffuser à plus large échelle après quelques moutures supplémentaires... A poursuivre sans aucun doute. ;)
Milton Friedman a soutenu toute sa vie l’ultralibéralisme et fut le conseiller de nombreux hommes politiques américains dont il fut l’une des éminences grises. Il recommanda d’imposer immédiatement après les crises de mesures drastiques et douloureuses avant même que les victimes n’aient le temps de se ressaisir, qualifiant cette « méthode » de traitement de choc. En effet, ce prix Nobel a développé une doctrine basée sur la stratégie du choc afin de favoriser l’instauration de réformes et de politiques impossibles à appliquer en temps de Paix.
Ce leader du courant monétariste a déployé ses théories sur deux axes : la monnaie et le revenu. Il a plaidé pour des « règles automatiques » afin de régulariser la création monétaire et a d’ailleurs défendu une explication plus que controversée après la crise de 1929 qui reposait, selon lui, uniquement sur les erreurs de politique monétaire des autorités américaines.
Représentant éminent de l’école de Chicago, il a fait le bonheur des chantres du capitalisme. Attaqué sur sa soi-disant opposition à la guerre en Irak, ses déclarations à des magazines allemands et américains ne laissent planer aucune équivoque sur ses prises de position : « Président Bush only wanted war because anything else would have threatened the freedom and the prosperity of the USA ». Au sujet des tensions croissantes entre les Etat-Unis et l’Europe : « the end (dans la version allemande c’est le terme »succès« qui est employé) justifies the means. As soon as we’re rid of Saddam, the political differences will also disappear ». Milton Friedman a aussi déclaré au Wall Street Journal à propos de la guerre en Irak : « It seems to me very important that we make a success of it ».
D’autres citations de Friedman sont éloquentes :
« Seule une crise réelle ou supposée produit un vrai changement ». 1976
« Ceux qui croient agir en fonction de l’intérêt général sont en réalité conduits à favoriser des intérêts particuliers qui ne font pas partie de leurs intentions » Extrait du livre ’La liberté du choix’.
« I don’t believe in pure démocracy ; nobody believes in pure démocracy. Nobody believes that it’s appropriate to kill 49 percent of population even if 51 percent of the people vote to do so ». *« Je ne crois pas dans la démocratie pure (absolue) ; personne ne peut croire en une démocratie pure. Personne ne croit qu’il est justifié de tuer 49 % de la population même si 51% vote pour » Citation extraite d’un discours intitulé « The Real Free Lunch : Markets and Private Property » prononcé en 1993.
Cet article est parfaitement rigoureux et argumenté et ceux qui comparent des données absolues à des données relatives masquent la contre-performance du FN au cours du premier tour de ces élections présidentielles 2012 .
Premier tour de 2002 :
• 16 candidats
• 41 194 689 inscrits
• 29 495 733 votants
• 5 472 000 voix (pour l’extrême droite)
• 19,2 % (score de M. le Pen et de M. Mégret)
Premier tour de 2012 :
• 10 candidats
• 46 037 500 inscrits (soit + de 4,8 millions par rapport à 2002)
• 36 585 votants (soit + de 7 millions par rapport à 2002)
• 6 421 700 voix pour le FN (soit + de 949 700 voix par rapport à 2002)
• 17,9 % (score de Marine le Pen)
En valeur absolue, il y a certes une progression de 950 000 voix. Cette progession est essentiellement liée au fait qu’en 2012 il y avait :
1/ 6 candidats de moins à l’élection présidentielle et donc un report de voix évident vers les « grands partis » avec un échiquier politique nettement plus restreint.
2/ 4,8 millions d’inscrits en plus sur les listes électorales
3/ 7 millions de votants en plus (avec un taux d’abstention de 19 % en 2012 contre 28,4 % en 2002 au premier tour). Ce dernier taux traduit l’impact de la crise majeure en France et donc l’inquiétude légitime des français.
Seul le score du FN en pourcentage est réellement représentatif or avec 19,2 % en 2002 contre 17,9 % en 2012, il perd 1,2 points en 10 ans.
En cela, l’analyse parfaitement justifiée et précise de F. Asselineau n’est pas contestable. Non, le FN n’a pas effectué une percée spectaculaire comme les médias veulent le faire croire et Non le FN ne dépassera jamais la barre des 20 % comme c’est le cas depuis... 29 ans !
Tous ceux qui veulent mieux comprendre le pourquoi d’une telle stagnation mais aussi et surtout le dessous des cartes de l’échiquier politique devraient aller consulter les articles de fonds et les vidéos de l’UPR sur son site ( http://www.u-p-r.fr/ )
Vous devriez aller au fond de votre pensée et l’exprimer clairement, c’est aussi cela la liberté d’expression... mais après bien évidemment il faut pouvoir l’assumer.
Le « rêve » très incarné de redonner la parole aux français prend tout son sens à l’heure actuelle où nous sommes en plein cauchemar politique, médiatique, économique et social et où une grande majorité de nos concitoyens aspirent à entendre un discours argumenté et ouvert au débat - à TOUS les débats - mais le verrouillage médiatique est tel que cela est particulièrement ardu je vous l’accorde.
D’où le succès grandissant de l’UPR qui est le seul mouvement à s’adresser aux français comme à des être doués de raison et non comme à des moutons sans cervelle ou à des singes (si vous préférez !). Et ils sont bien plus nombreux qu’on ne le croit à vouloir entendre un vrai discours politique et non un ersatz de discours qui « singe » la vérité (sourire).