Il se marre, car, lui, il n’éprouve aucun complexe du fait de ses origines.
Moi, qui ne suis pas Finlandais - "finnois", c’est la langue, pas les gens -, je me suis fendu la gueule comme un bossu, la seule fois où m’a traité de "fromage blanc". Et les quelques "caucasiens" qui étaient avec moi, se marraient tout pareil...
Celui qui souffre d’une agression verbale "raciste", a des problèmes avec son appartenance raciale ! C’est évident.
« …à l’époque de l’arrivée des polonais et des italiens sur le territoire nommé France, les gens ayant les mêmes schémas d’interprétations du monde que vous… »
Ca, c’est parce que ça se passe toujours comme ça, dans tous les pays du monde.
« …avaient mille raisons toutes plus "logiques" les unes que les autres pour expliquer qu’ils ne s’intégreraient jamais. »
Je suis obligé de vous croire, parce qu’à l’époque, je n’étais pas né. Mais ces gens avaient tort, la suite l’a montré… L’intégration s’est faite en douceur, progressivement et naturellement, sans politique allant dans ce sens.
Un beau jour, ces immigrés ou leurs descendants directs n’ont plus été perçus comme des étrangers, que ce soit sur leur lieu de travail ou dans leurs relations sociales.
C’est cela l’intégration, il n’y en a pas d’autre. Le jour où se fait sentir le besoin d’une politique d’intégration, c’est que cela a déjà raté. Et quand on a une tête de « non-Français », c’est la quadrature du cercle. Il y a toujours quelqu’un pour vous demander : - Et vous, vous êtes d’où ?
« Il faudrait que je vous présente également un de mes collègues qui lui trouve toujours que les italiens ne sont pas intégrés et sont inintégrables. Et oui, ça existe encore. »
Je ne sais pas ce qui vous stupéfie. Que votre collègue affirme cela ou qu’il se trouve des Italiens, que votre collègue connaît, c’est évident, qui sont si attachés à leur italianité, qu’ils la cultivent avec autant de constance que de ferveur. Or, de tels cas sont beaucoup plus fréquents que vous ne pouvez l’imaginer.
Il se trouve que, dans ma famille par alliance, il y a de ces irréductibles Italiens qui, nés en France, ne jurent que par l’Italie, qui vont en dans leur patrie au moindre week-end prolongé, et qui consacrent toutes leurs économies à construire, en Italie, la maison de leur retraite.
Lestés de passeports français, ils ne voudraient à aucun prix être Français – c’est tout à leur honneur - et si je vous rapportais ce qu’ils disent de la composition de l’équipe de France de football, ma tête serait mise à prix par toutes les Licra, tous les MRAP et tous les SOS Racisme de l’Hexagone
« A force de tout vouloir simplifier, on oublie toute la complexité de la construction identitaire et on fini par lire le monde, l’Histoire avec ses yeux et son vécu d’aujourd’hui. »
Quelle qu’en soit la motivation, votre « Et oui, ça existe encore. » ne vous qualifie pas pour théoriser sur la « construction (?) identitaire », un concept auquel vous n’entendez absolument rien.
Quoi de commun entre un Sénégalais et un Ethiopien, hormis la couleur de peau (et encore) ?
Ni plus ni moins qu’entre un Français et un Polonais, c’est donc dire s’il y a un abyssal canyon entre, respectivement, un Français et un Sénégalais, ou un Français et un Ethiopien, puisque le Polonais est, lui, susceptique d’assimilation - comme des centaines de milliers d’exemples le démontreraient...
Il y a, en outre, des différences de structures mentales, communes à tous les Africains, et qui font que tous les pays africains, sont pratiquement ingouvernables, et ingouvernés au sens "blanc" du terme.
On retrouve éternellement les mêmes mécanismes à l’oeuvre dans tous les discours xénophobes...
L’allogène est lui même la cause de son rejet... Les mouvements d’extrème droite européens légitimaient ainsi le rejet des Juifs, incapables de survivre autrement que par l’activité spéculative…, affirme l’inepte Nazi Bohrat.
- en faisant mine d’ignorer que la gauche et l’extrême gauche professaient le même rejet, bien avant que le concept d’extrême droite n’entre dans le langage courant.
- en ignorant que ce n’est pas l’allogène qui est la cause de son rejet, mais que la cause du rejet est tout simplement son allogènéité : par définition, l’allogène est celui qui n’est pas chez lui !
- et en ignorant aussi - mais cela, c’est moins surprenant - que seule une toute petite minorité de Juifs répond à la définition de l’allogène…
Ca m’apprendra à me commettre avec des crétins !!!