il n’y a pas qu’en belgique que les conditions se durcissent...
En Suisse aussi. Tous les citoyens de notre pays ont reçu, ce matin, dans leur boîte aux lettres, une feuille de récoltes de signatures en faveur de l’Initiative fédérale pour le renvoi des étrangers criminels.
Elle prévoit l’inscription, dans la Constiution fédérale de la disposition suivante :
"Les étrangers sont privés de leur titre de séjour, indépendamment de leur statut, et de tous leurs droits de séjourner en Suisse :
a) s’ils ont été condamnés par un jugement entré en force pour meurtre, viol, ou tout autre délit sexuel grave, pour un acte de violence d’une autre nature tel que le brigandage, la traite d’êtres humains, le trafic de drogue ou l’effraction, ou
b) s’ils ont perçu abusivement des prestations des assurances sociales ou de l’aide sociale.$
etc., etc., etc.
Le document rappelle qu’en Suisse, sont commis par des étrangers :
52,8 % des délits
55,5 % des meurtres
66 % des chantages
85,5 % des viols
L’opération a été lancée par l’Union démocratique du Centre grâce à un chèque de 500’000 francs (env. 320 000 euros) offert par un (très) généreux mécène.
Les Suisses seront appelés à se prononcer sur ce texte si sont réunies 100 000 de citoyennes et citoyens inscrits sur les listes électorales. Ce qui ne devrait pas poser de problème, eu égard au ras-le-bol de la population...
C’est quand même bien, cette « démocratie directe », comme on l’appelle chez nous...
En légalisant tout ça, on rendrait obligatoire leur prise pour tout jeune qui envisagerait une carrière de sportif ! Sa liberté a lui n’en serait plus une, son seul choix serait de se doper ou de faire autre chose.
Argument irrecevable. Celui qui veut absolument réussir en tant que professionnel, essaiera forcément ce petit plus et un dopage légalisé sous strict contrôle médical serait beaucoup moins dangereux que le bricolage clandestin.
Entièrement d’accord avec vous, M. Crouzet : il n’y a pas d’autres solutions.
Sans compter que le cyclisme, en particulier connaît le dopage depuis ses origines.
Un anecdote amusante.
En 1904, le marathon a été gagné par Thomas Hicks grâce à deux injections de sulfate de strychnine. Les commissaires du CIO écrivirent alors dans leur rapport : « le marathon a démontré, du point de vue médical, que les drogues peuvent être très utiles aux athlètes. »
Il n’y a pas plus de dopage aujourd’hui qu’il y a trois, cinq, dix, trente ou cinquante ans.
La seule vraie nouveauté, c’est l’hystérie des médias.
Dans une société placée sous le signe du « Il est interdit d’interdire », où il n’y a pratiquement plus de morale dans aucun domaine, où les plus vagues indices d’un hypothétique retour à l’Ordre Moral suscite des torrents de protestations journalistiques et éditoriales, l’éthique a trouvé une ultime et déconcertante citadelle, avec la défense acharnée non pas de la « propreté sportive », ce qui pourrait encore se comprendre, mais de la « pureté » vélocipédique.
Nous avouons réfléchir depuis des années à cette singularité et être toujours aussi incapable de lui trouver une explication rationnelle. Pourquoi est-ce que ces gens à qui aucun coureur n’a, à l’évidence, jamais porté le moindre préjudice, se sont-ils abattus sur le vélo comme la misère sur le bas clergé ? Ils sont sans doute incapables de le dire, eux-mêmes...
Eric Fottorino, nouveau directeur du journal Le Monde annonce la future politique de son journal. Il s’en prend aux « pseudos médias alimentés par de pseudo-journalistes »...
Fottorino a à la fois raison et tort...
AgoraVox est un gigantesque foutoir, dans lequel il est impossible de séparer le bon grain de l’ivraie, exercice auquel je n’essaie jamais de me livrer.
Cela dit, les gens viennent moins sur AgoraVox pour s’informer que pour réagir. Et comme les journalistes vont « sur le terrain » pour chercher la confirmation des a priori qu’ils nourrissent sur le sujet qu’ils ont à traiter, le consommateur d’AgoraVox vient principalement y chercher de quoi conforter les convictions qu’il nourrissait déjà à propos du sujet développé, puisque les commentaires l’emportent largement sur la présentation de faits...
Fottorino a donc raison de parler de « pseudos médias alimentés par de pseudo-journalistes », mais il a tort de prendre cela au sérieux, parce que contrairement à ce que croit M. Taverne, le web en général, et AgoraVox en particulier, n’ont que peu à voir avec la liberté d’expression, et énormément avec la liberté de publier n’importe quoi !