Oui, et c’est à un point qui permet de se
demander si Poutine ne serait pas ce Micaël défenseur des chrétiens décrit dans
Daniel 10:13, Daniel 10:21 et Daniel 12:1.
Si
vous voyez le partage des revenus entre les salariés et les entreprises, vous
voyez que les salaires ne suivent pas le PIB, et s’ils ne suivent pas le PIB, c’est
que les grands patrons se les mettent dans les poches.
Peugeot
a monté un bureau d’étude en Chine rempli de Chinois en obligeant ses
ingénieurs à partager leur savoir faire avec ces gens-là. Avec les clés USB,
vous pouvez avoir une grande partie du savoir-faire et ensuite vous faire
embaucher par une société chinoise ou autre en leur livrant toutes les méthodes
de travail. Ça s’appelle tout simplement une trahison des salariés PSA français
et une trahison des intérêts français.
Les
ingénieurs pensaient qu’ils travaillaient pour les intérêts français mais on se
sert de leurs travail et inventions pour les livrer sans compensation (au
niveau des ingénieurs) aux Chinois.
Il s’opère
depuis plusieurs années dans les pays du G5 (États-Unis, Japon, Allemagne, France,
Royaume-Uni) une déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment des
salariés (ou de manière équivalente en faveur des entreprises). Cela signifie
que la part des profits dans la valeur ajoutée ne cesse d’augmenter tandis que
celle des salaires ne cesse diminuer. Quelles en sont les conséquences ?
En 1965, un CEO
(Chief Executive Officer) gagnait 25 fois le salaire moyen d’un ouvrier ; ce
chiffre est passé à 56 fois en 1989 et à 116 fois en 1997. En 2005, le rapport
entre un PDG et un salarié serait aux États-Unis de 1 à 411[]. En France, le
rapport entre les rémunérations annuelles en équivalent temps complet des 10 %
les mieux payés et les 10 % les moins payés est de 3,4, un des taux les plus
élevés d’Europe : la Suède est à 2 et le Royaume-Uni à 3,2. Ces chiffres ne
traduisent que partiellement la réalité : en effet, les écarts se sont surtout
accrus entre les salaires d’un tout petit nombre de dirigeants et les autres,
phénomène encore amplifié par les attributions de stock-options (processus qui
permet au dirigeant d’acheter des actions à bas prix pour l’intéresser à
l’évolution du cours de l’action de leur entreprise). Dans une étude récente,
portant sur la période 1966-2001, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, ont montré
qu’aux États-Unis le revenu médian a progressé de 11 %, le revenu des 10 % les
plus riches de 58 %, celui des 1 % les plus riches de 121 %, celui des 0,1 %
les plus riches de 236 % et celui des 0,01 % les plus riches de 617 %.
Philippe Varin a
remplacé Christian Streiff courant 2009, une demi-année pour laquelle il avait
alors perçu près de 778.000 euros. Son « salaire fixe » s’établit à
1,3 millions d’euros annuels (1,2 millions pour Ghosn chez Renault) mais ces
chiffres ne sont que partiels. En effet, si l’on rajoute les 1,65 millions
d’euros de la part variable de sa rémunération complété d’une prime exceptionnelle
de 300,000 euros, on obtient un salaire total de 3,25 millions d’euros pour
l’exercice 2010, soit un quasi triplement.
Pour donner un ordre
de grandeur, c’est une somme qui représente environ 200 années de travail pour
un Smicard ! Pas de quoi descendre revendiquer dans la rue effectivement… (pour
Philippe Varin, j’entends)
Pour mémoire, on
rappellera qu’en ce qui concerne Carlos Ghosn, si l’on rajoute à son salaire de
patron de Renault, celui de Nissan, on arrive aux alentours de 8 millions
d’euros, ce qui représente un peu plus de 5 siècles de SMIC.
Chez PSA, les membres
du directoire (JM Galès, Guillaume Faury, Frédéric Saint-Geours) n’ont pas été
oubliés et ont vu leurs rémunérations doubler pour atteindre 1,26 millions
d’euros chacun. Grégoire Olivier qui est basé en Asie a vu s’ajouter à cette
somme une prime d’éloignement de 103,000 euros, mais pour ne léser personne et
remercier tout le monde de leur grande implication, tous ont reçu une
gratification exceptionnelle de 120,000 euros.
La masse salariale
française du groupe PSA serait quant à elle restée stable en 2010 …. via La tribune