Lecture utile bien que connexe : « Comment je ne suis pas devenu végétarien » http://blog.empyree.org/post/2701 Ça ne parle pas directement de corrida, mais évoque un point plus fondamental, qui finit par rejoindre la corrida, celui de l’antispécisme et de refuser la souffrance gratuite à tout être capable de la ressentir.
La origines des corridas sont assez facile à comprendre : l’homme qui prouve sa puissance face à une incarnation de la nature. Procédé cathartique et religieux (religere, relier ensemble), qui assure la cohésion d’une communauté, surtout dans des temps où l’homme vivait en tribus.
Sauf que... tout ça, ça a changé, nous n’avons plus besoin de nous prouver quoi que ce soit par rapport à la nature (enfin, si : que nous sommes capables de la respecter). Il reste l’aspect cathartique, mais je reste convaincu qu’il peut être remplacé par autre chose. Au pire, revenons aux corridas ancestrales.
Ce qui m’emmène à mon troisième point : la corrida actuelle est un produit marketing, emballé dans les offres des agences de voyages (je me souviens des Asiatiques qui ressortaient trente minutes après être entré et avoir vu ce que c’est), entouré d’un hôtel et d’un bar, d’un complexe touristique. Si ça ne suffisait pas, les taureaux sont artificiellement désavantagés (on leur coupe le bout des cornes et certains tendons, on les drogue et j’en passe, voir « La corrida, ce qu’on ne vous dis pas » http://blog.empyree.org/post/1235). Ah oui, le taureau ne sort jamais vivant, même quand il gagne (contrairement à ce qui se passe dans la vraie tradition). En fait, certains amoureux de la taureaumachie sont opposés à la corrida, c’est dire à quel point c’est dévoyé.
Bref : je comprends comment la corrida à pu avoir un sens dans l’histoire de l’humanité, mais, pour plusieurs raisons, ce n’est plus justifiable aujourd’hui (je n’ai rien contre les courses landaises en revanche, au contraire de beaucoup d’anti-corrida).
* vous oscillez entre le centre droit et le centre gauche. Si on fait la moyenne, vous êtes au centre
* l’élection de François Bayrou pourrait bien entamer une chute domino dans la structure politique française et les rapports média-politique. Nous en avons besoin !
Vote blanc en faveur duquel François Bayrou s’est engagé (http://bayrou.fr/propositions/vote-blanc.html). En revanche, il a conditionné la prise en compte de ce vote au vote obligatoire, ce qui ne m’enchant guère. Ça risque d’affaiblir le vote blanc, les abstentionnistes votant alors blanc (ce qui est pourtant deux choses différentes).