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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 21:59

    bonjour Roland.

    je n’ai pas compris en quoi le pouvoir d’achat, les emplois et le budget de l’état épuisent l’économie. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2007 00:40

    Bonjour jérome.

    Je ne pense pas que je lirai cet essaie, car il risque de reprendre des lectures déjà faites.

    Mais je n’aime pas trop l’utilisation du terme chaos pris dans le sens de désordre. Le chaos est l’ordre universel qui échappe à la compréhension humaine ce n’est donc pas le désordre mais la limite de notre aptitude.

    Ensuite ce qui se modifie est la transgression de l’ordre occidental qui lie tout le reste du monde suivant son paradigme, et distingue par exemple chez l’islam, le religieux et le politique. Ce qui n’est pas fondé car l’on gagne les grâces de dieu certes, par la prière, mais aussi par une vie politique exemplaire. La séparation républicaine et laïque française d’avec la religion n’est pas universelle.

    Ensuite la disparition du bloc de l’est à n’a pas fait disparaître de fait tous les opposants qu’il regroupait ou soutenait, il s’en est suivit de nombreux chefs de guerre ou de groupes armés.

    Les tentatives de fédération de ces opposants se font clairement sous l’appel de l’islam, mais il n’y a pas de façade en cela, car l’islam comme toutes religions est aussi politique. La confusion l’est pour ceux qui ont établie une séparation culturelle entre le politique et la religion, cette situation dichotomique pose des problèmes à ceux qui ne vivent pas dans l’esprit de leur foi.

    Ce que n’a pas l’islam en propre depuis la fin de l’empire ottoman c’est un état. Il lui est donc devenu impossible de livrer une guerre traditionnelle, pour deux raisons.

    1/c’est que l’opposition islamiste subversive c’est construite autour du conflit Israélo palestinien, la chute du shah d’Iran et la guerre russo américaine en Afghanistan, donc difficile d’identifier un chef (vu occidentale d’où le « bendalinisme » récurant).

    2/ c’est qu’il n’y a pas de guerre déclaré seulement des déclarations de promulgation de lutte contre le représentant du Mal, ce qui engendre des actions d’éclats aux motivations les plus diverses sans champ de bataille précis avec un armement de fortune aléatoire.

    Le terrorisme auquel il donne cours n’est pas en soit un phénomène nouveau d’opposition, il a seulement un nouveau visage à deux faces l’une sert aux USA d’investir les lieux pétrolifères, l’autre d’exercer sur les citoyens des contrôles et des surveillances qui relèvent de moins en moins de la démocratie.

    Quand à la criminalité, depuis les années soixante dix, années du départ du consumérismes et du chômage, elle n’a fait que croître jusqu’à fin des années 90, et se maintien à un haut niveau depuis.

    Le fait de noter paradoxalement à l’élévation du niveau de vie des uns, un accroissement de la pauvreté chez d’autres ne peut être qu’un facteur criminogène, Le Play en a fait la démonstration il y a bien longtemps.

    Mais parmi ceux-ci il faut distinguer ceux qui s’organisent et se professionnalisent, et qui utilisent la technologie pour leur fin (informatique) et ceux qui sont des relaies médiocres de la pauvreté condamné aux larcins de petites envergures.

    Pour celle-ci j’avais lu les travaux de Tremblay et j’avais trouvé bien inquiétante sa recherche du criminel à la base dans les familles, ce qui lui avait fait dire que la criminalité était culturellement transmissible, comme l’est l’opposition terroriste lorsqu’elle s’enracine dans la durée, tel le conflit Israélo palestinien.

    Je crois que l’on ne peut pas mettre sur le même pied le terrorisme comme action politique, qui pose un problème de jugement insoluble, (car nous avons vu Arafat chef terroriste devenir chef d’état, ce qui laisse entendre ce que l’on savait déjà que lorsque un terrorisme réussi il n’est pas condamnable) et celui du crime de droit commun qui se juge comme tel.

    Souvent les terroristes tombent sous le coup du droit commun car ils blessent ou tuent des civils, mais qu’en serait-il s’ils ne s’en prenaient qu’aux militaires, les quelques cas basques et irlandais ont démontré que cela ne changer pas la vision de celui qui est au pouvoir, mais dénote notre incapacité à juger le fait pour ce qu’il est.

    Espérons que nous n’aurons pas dans ces temps de révisionnisme du passé, un fou pour juger les résistants à l’occupation nazi pour terrorisme.

    je ne crois pas que la complexité soit plus difficile que par le passé, ce qui l’est c’est la taille du terrain d’investigation, les moyens de communications et la quantité de sujet et produit donnant cours à malversation à destination d’une population consommatrice plus fortuné.

    Rien n’est immuable il y a eu un renversement de valeur qui conduit à ce que le citoyen se présume coupable, que celui qui veut améliorer sa condition sociale devient un réactionnaire anti libéral, les mondes ne sont pas séparé pour que l’on n’y trouve pas cette inversion, où être malhonnête devient presque une référence. C’est pour cela qu’Attali écrit que notre monde d’aujourd’hui se caractérise par la déloyauté.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 22 décembre 2007 03:15

    Bonjour dugué.

    J’ai lu avec plaisir ton article, non je mens je l’ai lu tout seul avec délectation.

    Vivant dans un monde judéo chrétien qui trouve ses racines dans l’empilement des civilisations qui se sont côtoyés, remplacés, combattus et qui ont commercés, il est difficile d’échapper à (dieu) surtout quand il est l’inspirateur de la déclaration des droits de l’homme et du libéralisme économique.

    Pourtant j’avais fait cette escapade et curieusement c’est la science qui m’a réconcilié avec lui, non comme un croyant, même si j’ai regardé les livres clos, comme je les nomme, (car leur sacralité assure la stabilité et génère la transgression, et pris à la lettre ils sont des cercueils au lieu d’être des œuvres de vie par l’esprit, tu as expliqué cela), sous un autre angle.

    Comme le produit de la compréhension de l’homme de l’existence d’un ordre des choses inaccessibles sauf par la mort. Mort que j’ai observé non comme une fin, mais comme un changement d’état, dont la sublimation se fait dans la force de l’angoisse qui étreint le mourrant.

    Un ami juif en phase terminale d’un cancer me demandait si je pensais qu’il y ait une vie après la mort, et je me surpris entrain de lui dire que oui puisque nous n’étions qu’une partie du tout fait du tout, des « Toutun » en soi. J’ignore pourquoi mes lectures d’Heisenberg ont resurgi à cet instant, et de lui explique que si nous pouvions mettre un homme dans un cyclotron et l’accélérer toutes ses parties se dissocieraient en fonction de la densité de chacune d’elles, nous le trouverions dans un autre état, une autre dimension, il serait toujours là, mais inaccessible à notre regard avec sa conscience et son âme.

    Dans les religions de la Mésopotamie, les divinités dominaient le cosmos avec les humains dont elles partageaient le sensible, sauf qu’elles différaient de l’humain par leur immortalité qu’elles s’étaient réservées. L’homme, deuxième élément du monde étaient défini comme un être mortel, et si les dieux avaient créé l’humanité, ce n’était que dans le but égoïste, de la substituer à eux pour se dispenser du travail, dont ils avaient un temps souffert les fatigues. Les hommes en retour attendaient de cette servitude, protection, stabilité et prospérité. C’est de cette région que sortiront les patriarches hébraïques fondateurs de la société judéo-chrétienne.

    Dés cette époque cette existence du Tout était perçu et la différenciation se faisait sur l’état. Il semblerait donc que nous ayons cette perception de l’indéfinissable, car si nous pouvons ne devenir qu’une information de force ou d’énergie comme je le suppose avec mon passage sur le cyclotron, il n’est donc pas absurde de penser notre relation imperceptible avec le cosmos ou l’univers dans lequel nous baignons (et dont les scientifiques décortiquent la composition qui ne peut être que le fruit de nos perceptions relayées par le cerveau qui construit les appareils servant à mesurer nos théories) nous affecte.

    Dans les religions la représentation en est le dialogue avec dieu, mais voila les hommes perçoivent leurs souffrances qui ne peuvent venir de dieu et s’enclenche une dualité que nous perpétuons par la notion de bien et de mal que doit saisir la conscience fortement lié aux normes sociétales des différentes civilisations.

    Pourtant dieu n’est ni bon ni mauvais il est structurant seulement. Quand nous lisons tous ces écrits structurants d’hommes qui ont conversé avec dieu, les contradictions ne peuvent nous échapper, et il est heureux qu’il en soit ainsi, car cela leur donne leur dimension humaine, car il serait terrifiant de penser que quelqu’un dispose d’un pouvoir supra naturel pour discuter avec ? dieu diront les uns, la nature les autres et le hasard les scientifiques en parlant du même événement universel décliné suivant l’interprétation des perceptions spatio-temporelles.

    Si l’on part du postula que nous ne disposons pas du libre arbitre, puisque nous ne choisissons pas les informations qui nous affectes ; si l’on considère que tout ce que nous pensons est en potentialité d’être et ne peut pas être le fruit d’une imagination puisque la pensée est organisée par le cerveau sur la base des informations recueillis par nos sens ; si nous pensons que tous les événements ont une raisons d’être ou trouvent leur place même dans ce qui nous semble incohérent ou contrevient à nos ordres, alors dieu est présent au quotidien puisque nous ne pouvons pas saisir l’ordre de ce qui nous parait chaotique et qui s’ordonne même quand, par ce que nous ordonnons par nos ordres humains, nous créons un peu plus de chaos.

    Nous mesurant par nous même nous vivons avec cette incertitude « heisenbergienne »et si nous voulons savoir qui nous sommes il faut le demander aux plantes et aux animaux. Mais est-ce qu’il nous dirons qui est dieu, j’en ai une petite idée mais elle ne correspond pas a la vision admise. Je pense qu’il s’agit d’une réponse de la nature à la perte de l’usage nos comportements instinctifs liés à notre surnombre dans des espaces restreints du fait de la sédentarisation, c’est la solution à Sodome et Ghomore ou au cloaque de Calhoun avec un dominant incontestable puisqu’il est le père de tous qui dicte sa loi pour vivre en harmonie et rassure en suppriment l’incertitude.

    Cette faculté de façonner le monde à l’image de notre cerveau n’est pas à regarder comme un extraordinaire pouvoir humain, mais plutôt comme une extraordinaire possibilité que nous autorise la nature. C’est pour cela que quand je parle de la physique quantique, qui est le produit de notre sens/cerveau et qu’il est possible d’arriver à ce niveau de compréhension, nous avons donc de la marge devant nous, et ce serait un erreur de penser que notre civilisation est une forme abouti, mais comment cela va se faire j’aurais tendance à dire par le déclin de celle-ci.

    Pourtant souvent j’ai pensé que conscient que les civilisations se succèdent inexorablement j’imaginais que l’homme puisse saisir les événements lui évitant son déclin pour passer du linéaire au quantique, pour passer de l’ordre au chaos, pour passer de Jésus christ à dieu. Nos prédécesseurs ni sont pas arriver pourquoi y arriverions nous quand tous les éléments qui nous y entraînent sont en place

    La seule idée que j’ai eu c’est de faire du savoir une source de richesse pour que le désir se focalise sur ce qui est une source quasi inépuisable et renouvelable le cerveau humain, plutôt que la voiture qui a une fin proche.

    Alors je ne sais pas si dieu ne se saisi que par la philosophie, mais la philo sert à s’interroger alors quand nous observons nos œuvres et celles du reste du vivant l’on peut inverser notre égocentrisme est se demander ou nous nous sommes perdu pour en être arrivé là.

    Un monde non objectif à partir duquel nous pensons que le développement de la conscience nous a éloignés du monde animal. Mais nous pouvons aussi estimer que cette conscience a fait de nous un animal « perdu » dans un univers qui le dépasse. Le signe le plus probant est le nombre de « Dieux d’en haut » que nous avons inventé, Symbole d’un commandement nécessaire. Ce besoin de croire, de se rassurer, d’expliquer des événements, génère des régularités schématiques que nous pouvons observer dans notre comportement, et lorsque ces schémas incertains deviennent contestables, pour qu’ils ne puissent plus l’être nous les élevons à une dimension inaccessible ; une dimension qui réfute toute preuve contraire pour qu’ils restent immuables. Nous les inscrivons pour cela au plus profond de notre méconnaissance, la foi. Pourtant, même quand nous les rejetons ce n’est que pour les remplacer par des « dieux d’en bas », les lois naturelles, les lois économiques, les lois républicaines, les lois universelles etc., pour compenser la certitude qu’offre les dieux d’en haut, pour restructurer ce besoin de croire ; parce que nous sommes encore des êtres « perdus » qui ont besoin d’avoir foi, foi qui devient conviction. Je ne conteste pas ici le besoin de s’ordonner, mais de vouloir rendre nos ordres immanents (lois, droits) immuables. De telle sorte que lorsque nous confondons croyance et but (besoin d’exister parce que l’on EST), nous ne pouvons que nous perdre un peu plus, parce que nous rejetons ce qui est essentiel à notre existence le Mouvement. Je ne veux pas dire par-là que l’appréciation de l’existence ne doit être que cognitive (la raison), et qu’il ne faut pas se référer à nos sens qui la commende, mais seulement qu’ils ne doivent pas conduire à créer de nouveaux Dieux qui ne seraient autres choses que des soutiens psychologiques conscients.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 20 décembre 2007 23:25

    Bonjour villach.

    Pour souvent utiliser cette notion d’information, il est vrai que je ne me demande jamais qu’elle résonance elle a chez celui qui me lit.

    Surtout moi qui est écrit ceci : .... « En conséquence, en observant les lois que nous connaissons de cet univers, il est plus aisé de comprendre ce que nous sommes et faisons. Cet effort intellectuel consiste à s’observer, comme étant ces forces, étant dans ces forces, et étant le produit de ces forces, et non soumis à ces forces. D’une autre manière, si nous considérons que l’univers est la circulation d’une information depuis son origine, nous sommes cette information dans l’information, et produisant de l’information, et non pas seulement soumis à l’information. La nuance est fondamentale car elle modifie l’image, la représentation que nous pouvons avoir de notre « monde cérébral » à partir du « monde sensible ». Parce que, au lieu d’y être soumis, qui peut être interprété comme une condition irréversible, nous serions sous condition de la connaissance de l’organisation de ces forces, de cette information. Nous serions un Être « conditionnel », conditionné à ce qu’il est capable d’en comprendre »...

    ... « Et la télévision ? Elle nous renvoie son temps, et elle nous trompe en exigeant de nous, que nous fassions notre le sien, au nom de l’impartialité télévisuelle, alors que ce n’est que celui du cadreur ; à qui, il est tout aussi impossible de saisir l’instant réel qui va trancher le litige. Ensuite nous ferons appel à la technique pour résoudre le litige. Cette même télévision ne nous explique-t-elle pas qu’elle nous fait vivre en direct instantané des événements qui se produisent à l’autre bout du monde. Naturellement c’est faux. Nous n’avons ni l’odeur ni la sensation ni une vue personnelle car il s’agit d’un langage commercial sélectif, d’une réalité partielle, dont chacun tire l’émotion qui l’arrange. Ceci parce que l’information nous arrive dans un temps que nous ne pouvons pas mesurer consciemment. Cette réalité ne nous est pas perceptible du fait de nos limites, mais l’intelligence peut la connaître et tenir en compte, au-delà des luttes d’images émotionnelles. Je m’explique, je veux dire que l’image télévisée, n’est qu’une suite de photos. Autant nous avons conscience qu’une photographie fixe un événement passé, et suscite l’imaginaire, autant nous perdons cette réserve de vue, à cause du mouvement qui est donné à la succession de photographies qui défilent, parce qu’elles ressemblent à un instant de vie proche. Un événement retransmis n’est qu’un fragment de vie, il est partiel et partial, il n’a toute sa valeur de réalité qu’à partir du moment où vous l’avez vécu, ou que vous connaissez l’histoire des événements qui l’ont emmené. Sinon le film d’un événement reste des photos qui nous parlent, comme nous disons improprement, car le dialogue livré avec nous le poursuivons avec notre imaginaire ou notre vécu. Nous en oublions trop souvent, que les médias et la télévision en particulier sont un commerce d’audience. Ils sont une loupe grossissante, tant ils sont le reflet de la notoriété qui est sous-jacent en nous.

    Ainsi, le seul fait d’avoir réduit le temps à sa plus petite expression nous fait entrer dans la vie virtuelle des autres, dont nous gardons le plus souvent des caricatures. Sauf que nous, nous croyons connaître la vérité parce que nous en avons vu des fragments. Ce phénomène n’est pas nouveau puisque c’est là nos limites. De tout temps les hommes se sont distribués des bribes d’informations, qu’ils ont reliées pour en tirer une suite historique dont leurs connaissances et leur propre imaginaire ont comblé les blancs, quand par soucis politiques, ils ne les ont pas mystifiés. Mais par l’information médiatique, nous sommes entrés dans une tendance à l’anticipation par soucis de gain de temps dans une concurrence à l’information, qui conduit les commentateurs et spécialistes à donner leur avis sur les événements avant même que soit connu les éléments ayant concourus au développement de l événement survenu. Cela n’est pas sans incidence sur l’appréciation de l’événement sociétal, car parfois il devient plus dangereux de corriger une contre vérité que de laisser s’en développer la rumeur »....

    .... « Très tôt des hommes se sont interrogés sur ces moyens techniques, particulièrement celui qui permet de diffuser l’information dans le temps, l’écriture. Je laisse à votre méditation le dialogue de Socrate à Phèdre, regrettant que le dieu Égyptien Thot, inventeur de l’écriture, ait mal pesé les conséquences de sa découverte, propos rapportés par Platon.

    « Toi, père de l’écriture, tu lui attribues une efficacité contraire à celle dont elle est capable ; car elle produira l’oubli dans les âmes en leur faisant négliger la mémoire ; confiants dans l’écriture, c’est du dehors, par des caractères étrangers, et non plus du dedans, du fond d’eux-mêmes, que ceux qui apprennent chercherons à susciter leurs souvenirs ; tu as trouvé le moyen, non pas de retenir, mais de renouveler le souvenir ; et ce que tu vas procurer à tes disciples, c’est la présomption qu’ils ont la science, non la science elle-même ; car, quand ils auront beaucoup lu sans apprendre, ils se croiront très savants, et ils ne seront le plus souvent que des ignorants de commerce incommode, parce qu’ils se croiront savant sans l’être ».

    Cela confère à toute écriture un caractère ésotérique, car elle est le reflet d’une civilisation, d’un mode de pensée sans pouvoir être l’expression totale. Parce que, les Êtres, ayant formé la civilisation et ayant exprimé leur pensée par des écrits, ont retranscrit leur propre ésotérisme, puisque derrière les mots, qu’il faut d’abord connaître (déterminant), se trouve leur insuffisance à exprimer toute la pensée sensible de celui qui a écrit. Ainsi, un simple écrit qui rapporte des faits, n’a rien d’insignifiant, il peut tout à la fois, énoncer et raconter les événements, les révéler et permettre de les comprendre, les affirmer et assurer de leur exactitude, les cacher, s’exprimer en non dit et mentir ».....

    Il semble donc que l’information est une volonté éducative, apporter aux populations le déroulement de nos existences après un choix politique de cette information, car elle n’e peut être neutre. Son rôle est éminemment politique, alors quoi apprendre pour se garder des médias en évitant l’écueil des champignons, La philo en faisant des arrêts sur l’image.

    La connaissance et le savoir collectif ne se construisent pas plus dans des kiosques à journaux et magazines, que dans les fractions informatives radio ou télévision (la culture populaire). Ceci, même s’ils y contribuent ou donnent envie de savoir, et même si le développement du savoir a commencé par-là (la communication orale, puis écrite et leurs supports), même si la culture populaire a servi, et sert de creuset, de foyer dont sont sorties toutes les émancipations. Et ce n’est pas la contester que de reconnaître aujourd’hui, que la diffusion du savoir et de la connaissance ne peuvent exister pleinement que par une structure d’enseignement permanent le long de l’existence compte tenu de sa quantité, et de la qualité nécessaire quelle exige. En effet, une partie de notre culture Humaine est dans des bibliothèques, et elle pourrait y rester si par l’ensemble de méthodes didactiques nous n’avions pas vulgarisé et spécialisé le contenu de cette culture, au travers de l’enseignement organisé qui assure sa diffusion, et en génère en retour. En retour signifiant qu’il n’est là que pour nous permettre, d’utiliser notre Etre « sensible » (Etre sensoriel), producteur et penseur, fragile et fort, ordonné et désordonné, non pour répéter béatement nos souvenirs comme dirait Socrate, mais aussi pour nous lire et être inventif. Et inventif, nous ne manquons pas de l’être, mais plus dans le domaine technologique que dans celui de la pensée qui subit une régression spectaculaire à laquelle concours l’info marchande ou spectacle ou storytelling, qui pousse à confondre, parce que ce sont des informations, virtuel et réalité

    Comme au début je te disais que nous étions de l’informations ( cosmique) l’on peut donc facilement comprendre que l’information télé visuelle et autre nous affecte si facilement et nous face vivre par procuration des existences virtuelles, et que toutes les techniques dites de communication passe par nos sens et ne s’adresse qu’au sensible car l’intellect (cerveau) lui n’est pas un organe sensoriel, mais il traitera l’informations en fonction de son magasin de souvenir ou d’appris, dommage pour Socrate.

    Ainsi, devant la nécessité qu’il y aurait de faire un tri dans la diffusion d’écrits, d’informations, tri qu’il ne faut pas assimiler à la censure existante, sans remettre en cause le droit de penser, d’écrire librement, et aussi de se tromper, je pense qu’il vaut mieux, pour assurer une diffusion d’informations sérieuses, instruire les lecteurs et auditeurs en actualisant leur connaissance et leur savoir au fil de l’existence, afin qu’ils soient toujours aptes à faire le tri eux-mêmes, et eux le communiquerons à leur enfants.

    Une belle utopie pour le moment, aussi je pense que dans trente ans ils en reparleront car aujourd’hui nous sommes dans la dernière parti du discours de Socrate : « car, quand ils auront beaucoup lu sans apprendre, ils se croiront très savants, et ils ne seront le plus souvent que des ignorants de commerce incommode, parce qu’ils se croiront savant sans l’être ».

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 20 décembre 2007 19:47

    Bonjour voltaire. Merci de ta réponse que je partage.

    Tu poses le problème que débat « citoyen » dans son dernier article, il y a t-il une déperdition de la démocratie (L a démocratie est-elle menacée ?). J’y fais un commentaire dont je te colle quelques extraits.

    ............. « Le fait que chaque citoyen puisse élire un représentant n’est pas l’exercice de la souveraineté populaire, s’il ne dit pas à ce représentant ce qu’il attend de lui dans les affaires publiques, c’est seulement de la délégation de pouvoir.

    La participation des citoyens aux décisions des affaires publiques passe obligatoirement par des moyens d’expressions, soit direct le référendum ou relayé les partis politiques.

    Ils sont donc directement les lieux où les citoyens peuvent faire part de leur point de vue personnel, et il faut donc qu’il y ait une facilité de moyens pour cet exercice de l’expression populaire.

    Le pluralisme politique est donc un bon indicateur de l’état de santé d’une démocratie, comme le nombre d’adhérents des partis qui sont indicatifs de possibles débats.

    Par contre le vote majoritaire un frein au développement des petits partis, et en ce sens les grands exerce leur position de dominant, au nom de l’efficacité. Comme l’on peut comprendre qu’il est plus facile de diriger quand l’on est le chef tout puissant, comme dans les entreprises ou tous les systèmes totalitaires que le chef se face élire ou nom, comme dans un groupe animalier.

    Ainsi la démocratie s’éloigne du système animalier, mais elle le recréera en permanence si l’on écarte les citoyens du débat et si l’on ne lui donne pas les moyens d’être « intelligent » c’est-à-dire de disposer des tenant et aboutissant de son monde socio économique, pour exercer sa souveraineté, sinon il s’en référera à ceux qui en sont détenteurs du savoir ou qui parleur réussite atteste de leur « intelligence » et peuvent donc suivre de hautes études et donc déléguera son pouvoir souverain à une « élite ».

    N’est ce pas étrange d’en être revenu dans l’esprit au temps du vote censitaire, les citoyens n’élisent plus que les dominants systémiques à qui ils délèguent leur pouvoir souverain, et qui leurs expliquent qu’il faut que l’état interviennent le moins possible dans les affaires publiques pour ne pas gêner la loi du marché, comme au plus beau temps de la loi chapelier, qui pour faciliter la libre entreprise avait interdit le droit de coalisions, voie sur laquelle nous entrons tout doucement avec le rejet du conflit social par l’intermédiaire de la défense des intérêt particulier via les organisations syndicales et autres qui sont eux Aussi l’exercice de la souveraineté populaire, et qui n’est pas en contradiction avec le vote de la représentation collective.

    L’émancipation de la population qui n’est pas seulement l’instruction, mais l’éducation citoyenne incluant l’histoire sociale et économique, est un facteur du renforcement de la démocratie. Nous l’avons vu ces dernières années ou les dirigeant se font élire, non sur des idéaux mais autour des échecs de leurs politiques, la lutte contre le chômage, la lutte contre l’insécurité, la lutte contre la pauvreté, la lutte contre la fracture et ils reconduisent ceux là mêmes qui sont à l’origine de leur maux et s’étonnent de ne pas y voir d’amélioration.

    Cela car la majorité des citoyens désertant tous les lieux de débats se retrouve dans le monde associatif car plus à leur porté « intellectuelle » et surtout plus proche de leur existence car toutes les stratégies géopolitiques leur échappent de fait car ils ne peuvent en être informé. Il c’est donc recréer un monde d’initiés politiques et économiques dont les élites sont décriés ou encensés, mais qui semble bien coupé de la majorité de la population, le paradoxe du vote pour la constitution européenne en est l’exemple, et dont l’élection de Mai semble montrer qu’elle s’éloigne des partis, qui sont les lieux d’expressions directe de tous citoyens, pour rechercher un chef salvateur, le dominant animalier. Durant la campagne il était clair que Royal ou Sarkozy s’étaient émancipés de leurs partis et parlaient en leur nom.

    Le rôle des médias télévisuels dans tout cela se veut de ramener le débat politique à une cours de récréation où des bandes rivales s’affrontent dans des caricatures plus ou moins édulcorées et concours à la dévalorisation du politique, le français passe en moyenne 3h ½ devant la télé La presse d’opinion n’a presque plus de lecteur 1 sur 6 et passe y consacre en moyenne 23minutes.

    Je ne vais pas rappeler le type démission télé visuelle, mais peut -être dire que le journal le plus lu est l’Equipe. Et ce n’est pas la « peoplerisation » des hommes politiques qui va renforcer la démocratie, cela nous renvoie au culte de la personne et non pas au débat des idées.

    Nous sommes donc loin de la démocratie ou la souveraineté du peuple s’exprime par le débat ou le référendum. Notre démocratie par délégation s’essouffle, et ce n’est pas seulement les institutions qui en sont la cause.

    La plus grande menace est le développement de l’ignorance citoyenne et laïque qui se remplace par des « savoir clos » issus de communautarisme et de reconnaissance du ventre (nourriture) aux lois économiques qui remplacent le débat et s’imposent comme science de fait.

    La démocratie qui invite le peuple à prendre les décisions de son existence sans s’en remettre à un dominant personnifié ou systémique exige de savoir d’où nous tenons le produit de notre vécu, donc notre histoire. En l’absence de cela nous développerons nos comportements instinctifs et donc la soumission au plus fort que soit.

    Et le plus paradoxal c’est d’entendre beaucoup de personnes qui se disent démocrate, développer la normalité de ce comportements, ce en quoi elle ont raisons, sauf que la démocratie est une invention culturelle ou le peuple se veut « choisir » les règles auxquelles il se soumettra, et s’oppose donc à cette normalité et indique puisque nous le pensons, que cela peut exister.

    Mais la démocratie est comme toutes nos œuvres humaines si on ne l’entretient pas elle se désagrége, et l’on retrouve nos instincts, le tyran guide du groupe »......

    Ce glissement vers le chef charismatique est donc un recul de la démocratie bien que les institutions supposées la garantir soient en place, c’est ce que tu dis en rappelant ceux dont l’on ne parle plus.

    Le glissement vers l’autoritarisme est évident puisqu’il s’affiche chaque fois que le président intervient en rappelant qu’il décide et tranche, mais il est très habile chaque, c’est pour cela qu’il nous mènera vers la fascisation en nous expliquant que c’est la version moderne de la laïcité. Mais je ne le rends pas responsable de cela, il n’en sera que l’acteur exécutant une tendance qui se développe dans les esprits. Donc rien de surprenant en ce déséquilibre au bénéfice de l’exécutif en attendant les modification institutionnelle.

    J’ai un jour fait un article sur la fascisation rampante en expliquant que l’on ne décide pas de devenir fascisant (hormis les adeptes du nazisme) c’est lui qui nous choisi car les éléments se posent les uns après les autres, si ce n’était pas comme cela tout le monde s’en rendrait compte. Mais quelle figure il aura, là est la question, mais j’en ai une petite idée quand je vois des pierres de son édifice s’installer toujours pour de justes raisons çà et là.

    Le droit d’expression et une garantie de la liberté dépendant de son utilisation. Les gens ne peuvent penser librement que le résultat de leur apprentissage, s’il ont été élevé par un canard ils pourront librement faire coin coin.

    La garantie et que la diversité des opinions conditionnante organisées puissent être présente sur les supports de la diffusion de l’information, c’est là le rôle fondamental de l’information, et ceci ne peut pas être soumis au marché.

    Car nous qui faisons part de nos idées sur ce site quel poids cela a par rapport aux 3h de télé ingurgité en moyenne par les français à se repasser en boucle les thèmes sécuritaires sous toutes les coutures des infos aux télé films qui les emmèneront vers l’élimination de l’autre car il ne seront plus en même d’en percevoir l’étrangeté et l’ineptie.

    Alors oui la présence surnuméraire de l’exécutif prépare les esprits au passage incontesté au président de la république guide du pays, mais si cela se fait c’est que les esprits y seront prêt, et cela fait longtemps qu’on les y préparent en disant que l’état se gère comme une entreprise, ce qui implique d’accepter un patron. Cordialement.

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