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Decouz

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  • Decouz 28 octobre 2020 09:21

    @Emile Mourey
    Bien sur, les villes n’avaient pas l’importance qu’elles ont pu avoir par la suite, il n’est qu’à regarder le Paris médiéval et sa relative petite surface, pareil pour Jérusalem. Mais l’importance peut être symbolique, la mémoire conserve les traces d’une gloire passée, ou au contraire la ville en vient à jouer un rôle plus grand.
    Il y avait avant l’islam un circuit annuel des foires arabes, qui tournaient dans le sens des aiguilles d’une montre tout autour du territoire, une des plus importantes était celle d’Ukaz qui se déroulait dans les environs de la Mecque.
    Ces foires étaient autant des rencontres commerciales que des réunions politiques entre les chefs tribaux, également de lieux de plaisirs divers, joutes poétiques, jeux guerriers, mais aussi prostitution et tout ce qu’on peut trouver dans ces lieux à la limite ou en dehors de la légalité, jeux d’argents, vols etc
    Il y avait donc une pratique sociale et et politique coutumière, avec l’islam est apparu une nouvelle hiérarchie, qui pouvait certes se recouper avec les autorités précédentes, mais qui avait un fondement plus directement religieux et qui a régulé d’une manière plus stricte ou supprimé certaines des pratiques antérieures non compatibles avec la religion.



  • Decouz 27 octobre 2020 14:56

    Autres références, le voile ne concerne pas que les femmes, mais aussi les hommes :

    "Ceci confirme que le Julbâb n’est pas, comme nous l’avons dit, un voile de visage, et que sont port n’est que secondaire, tant que le tissu (thûb) couvre la femme, elle peut (et surtout, elle doit) faire sa prière en plein air. Il n’est fait aucune distinction, plus haut, entre la pudeur d’un homme et d’une femme devant, « qu’elle puisse se couvrir complètement » « que les hommes se couvrent les épaules », la nuance serait peut être la tête ; mais on a vu que les hommes portaient en général leur voile-drap sur la tête aussi…« 

     »Aysha, (XXV, 23) pour le pèlerinage (Ihrâm) ne portait aucune voilette (lâ ta-lathm wa lâ ta-tabarqa‘) sur son visage (ni lithâm, ni burqa‘), elle portait des « voiles-vêtements » (Uzur/Thyiâb), teints au carthame, mais rejetait aussi les vêtements teints au safran…"

    Les femmes et c’est général, ne portent pas de voile lors du pèlerinage et il y a des régions comme en Kabylie où elles ne le portent pas (et sans doute en Afrique).

    https://www.culture-islam.fr/etudes-diverses/etude-du-terme-voile-dans-le-hadith-de-bukhari



  • Decouz 27 octobre 2020 14:45

    « Dans la mosquée du Prophète, affirme Kahina Bahloul, hommes et femmes priaient dans la même salle - même si les femmes étaient à l’arrière des hommes. Elles pouvaient prendre la parole lors des débats. L’éviction des femmes est venue avec la montée en puissance de l’idéologie salafiste, qui voit dans le sexe féminin un réel danger. Comme si les hommes étaient incapables de maîtriser leurs pulsions ! Je trouve cette vision aussi dégradante pour les femmes que pour les hommes. »

    Mahomet autorisa bel et bien une femme à diriger la prière : Oum Waraqa (1). Originaire de Médine, cette femme pieuse, qui connaissait le Coran par coeur, faisait partie des « Compagnons du Prophète », ses fidèles les plus proches. Néanmoins, ce hadith ne dit pas si Oum Waraqa dirigeait la prière de femmes uniquement - comme ont pu le faire Aïcha et Oum Salama, épouses du Prophète - ou d’une assemblée mixte

    Diplômée en Islamologie de l’École Pratique des Hautes Études et première femme imame de France, Kahina Bahloul a expliqué sur le plateau de RMC son refus de porter le voile et sa conception d’un lieu de culte principalement dédié aux hommes.

     "Je considère que le voile n’est pas une obligation religieuse. J’ai beaucoup étudié les textes et je considère que le texte coranique n’oblige pas la femme à se voiler les cheveux« a déclaré Kahina Bahloul. »

     http://www.lemondedesreligions.fr/papier/2019/95/mon-imam-est-une-femme-26-04-2019-8038_251.php

    https://fr.le360.ma/societe/non-voilee-et-militante-de-la-priere-mixte-voici-la-premiere-femme-imame-de-france-198226

    Bien sur ce n’est qu’un mouvement récent, mais il y a de plus en plus de femmes qui contestent l’interprétation patriarcale et machiste du texte.



  • Decouz 27 octobre 2020 14:09

    @Jonas
    Un exemple entre cent :
    Le Collier de la colombe (en arabe, Tawq al-hamāma) est une œuvre en prose du XIe siècle écrite en arabe vers 1023 par Ibn Hazm alors qu’il vivait à Játiva. Il s’agit d’un livre de réflexion sur la véritable essence de l’amour, essayant de découvrir ce qu’il a de commun et d’immuable au cours des siècles et des civilisations. Il constitue un diwan, ou anthologie poétique sur le thème amoureux."
    Et c’est écrit par un juriste zahiriste, il y a des centaines de recueils écrits par les sheikhs, rien d’équivalent dans le monde chrétien en matière d’amour de la femme, symbole de l’essence divine, peut-être les commentaires du Cantique des Cantiques, mais ils restent très prudes, après dans le monde juif c’est assez proche dans la sensibilité charnelle, qui a été gommée et aseptisée par le christianisme.



  • Decouz 27 octobre 2020 12:51

    Le déluge de Noé ne serait de toute façon que le dernier des grands cataclysmes ayant affecté la terre, peut-être moins important et plus localisé que les précédents (selon la « mythologie » hindoue, et celle d’autres civilisations, qu’on doit prendre tout autant au sérieux).

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