Pour les produits hallucinogènes, je ne vois pas pourquoi certaines civilisations, religions utilisent ces produits à des fins spirituelles si elles jugent que ce sont des illusions.
Les conséquences dépendent en grande partie des individus, il n’y a pas forcement d’accoutumance psychique (rien à voir avec le sucre). Certains ont de expériences spirituelles, d’autres non.
Parmi les étudiants et professeurs en anthropologie et autres sciences humaines ayant testé ces produits en Californie trois conséquences avaient été remarquées selon les individus :
-soit les étudiants/professeurs abandonnaient totalement la vision moderne scientiste et adoptaient une vision semblable à celle des peuples utilisant ces produits, ce qu’ils voyaient les états de conscience modifiés n’était pas des illusions, mais le monde réel, ou en tout cas un monde plus réel que le monde ordinaire.
-une autre partie considérait que ces visions étaient illusoires et soit abandonnaient soit en restaient à un usage récréatif.
-Une troisième partie considérait qu’il fallait juger à partir des deux états, la réalité n’étant exactement ni la perception ordinaire, ni la perception induite par la drogue.
Je ne vous encourage pas à tricher, je dis simplement qu’il y a une solution simple, sans portable, pour éviter les écritures excessives et le gaspillage en papier.
Je sais aussi que certains se font autant d’autorisations qu’il leur parait utile ou nécessaire dans une journée.
Et il n’y a pas de loi obligeant à posséder un portable récent permettant de télécharger l’autorisation.
« ne jamais faire confiance à un drogué », certes, parce que très souvent il ne vous fera pas confiance, et pour différentes raisons.
Une des raisons c’est le discours faux et hypocrite, la non prise en compte des causes, de l’ensemble du mécanisme économique du trafic (ou carrément l’impossibilité de le démanteler, tant qu’il y aura des guerres, des régions agricoles pauvres, il y aura des cultivateurs, tant qu’il y aura un manque psychologique (ou un désir légitime) il y aura des consommateurs et tant qu’il y aura de l’argent à faire il y aura des trafiquants.
Une autre raison, qui peut paraitre irrationnelle,c’est que certaines drogues entretiennent un état mental particulier, presque « mystique » dans le cas des hallucinogènes ou même du cannabis, partagé entre les pratiquants, et ils perçoivent tout de suite la personne extérieure à leur halo et encore plus la personne qui voudra les « guérir » ou leur donner des leçons.
Enfin comme vous l’indiquez on se sèvre d’une drogue en utilisant une autre drogue, jugée moins dangereuse, le kratom (plante asiatique utilisée traditionnellement par certains peuples) était utilisé par certains comme sevrage pour d’autres drogues plus dures, sans provoquer d’effets graves, il a été interdit en début d’année, parce qu’il y a eu des morts (aucun en France cependant et bien d’autres produits mal utilisés sont mortels).
Ce qui arrive en général lors de ces interdictions, ce n’est pas l’arrêt de substances psycho actives, c’est un report vers d’autres produits, éventuellement plus dangereux,
Il faudrait déjà arrêter de faire la différence entre drogue et alcool, l’alcool est une des drogues les plus dangereuses selon les médecins spécialistes, équivalente à l’héroïne. Cette hypocrisie ne peut échapper aux « drogués ».
Cependant elle est admise, culturellement, et presque indispensable économiquement. On applique simplement des mesures de contrôles sur la qualité des substances, et sur leur teneur, ainsi qu’une politique d’éducation et de prévention.
On ne se pose pas les vrais questions. Pourquoi les gens se droguent ? Et on n’est pas près d’arrêter les trafics, vu les recettes fabuleuses qu’elles génèrent.
On prend les utilisateurs de drogue pour des inconscients, mais c’est faire fausse route, car si il y a une partie qui est victime, addict, ou malade (comme les alcooliques), pour une large part, une politique analogue à celle appliquée à l’alcool serait bien plus efficace.
C’est d’ailleurs la politique qui est préconisée par le site auquel vous renvoyez (réduction des risques et non répression inefficace) ainsi que le groupement de policier qui demande l’abolition de la prohibition pour le cannabis.