Tout le monde connait Houellebecq, et les éditeurs rajoutent des bandeaux rouges pour attirer l’attention du public, peut-être des mal-voyants ? Ou est-ce une forme de promotion déguisée ?
En tant que professeur et écrivant pour un public qui n’est pas d’âge scolaire (je suppose), on attendrait des sujets plus originaux, du moins sur des écrivains moins connus mais de qualité égale et parfois supérieure.
Il y a aussi l’excellent et inclassable « Congo » de David Van Reybrouck.
"On pourrait comparer la création de l’Etat du Congo à l’histoire d’un
particulier ou d’une société qui, en Europe, aurait fondé un certain
nombre d’établissements sur le Rhin, de Rotterdam jusqu’à Bâle, ce qui
lui aurait valu de se voir attribuer la souveraineté sur toute l’Europe
occidentale«
»Les écoles missionnaires devinrent des petites usines à préjugés
tribaux. Les enfants qui n’avaient pas le droit de quitter leur village
s’entendaient soudain dire que de l’autre côté de leur vaste territoire
vivaient des Bakango et ce qu’ils devaient en penser. Les Pygmées furent
dépeints dans de nombreux manuels comme de curieuses aberrtions"
Qu’est-ce que “Congo” apporte de neuf ? Il
n’existait pas d’histoire exhaustive sauf dans des milieux académiques,
dont je me dis parfois qu’ils font exprès d’être illisibles. En Flandre,
les gens connaissaient surtout les épisodes sanglants (Léopold II et les mains coupées, l’assassinat de Patrice Lumumba ; voir chronologie),
mais il ne faut pas analyser un volcan uniquement quand il est en
éruption. Et j’utilise les outils du roman et du journalisme pour
raconter cette histoire. Cela dit, les jeunes Congolais connaissent leur
histoire depuis l’indépendance bien mieux que les jeunes Belges la
leur. Ils en ont une connaissance qui ressemble à celle que nos jeunes
ont de l’histoire de la pop et des rivalités entre les Stones et
les Beatles.
« attirent certains occidentaux », en concurrence avec d’autres voies orientales offrant des possibilités de réalisation qui semblent en état de disparition dans le christianisme latin.
Lecture métaphysique (et oui cela existe), 36 fois dans le Coran (symbolisme solaire 360/10) parce que chaque degré du cosmos, ou chaque catégorie d’êtres a un « ilah », une divinité qui le voile de Allah, ce sur quoi son attention est focalisée d’une manière quelque peu dogmatique, mais qui est aussi la manière dont Allah se révèle à tout être.
Ce sont d’ailleurs ces lectures (et pratiques) spiritualisées qui attirent les occidentaux, déçus du christianisme ou insatisfaits des possibilités maçonniques, certes il y a bien d’autres possibilités, l’islam plus orthopraxie que orthodoxie pouvant apparaitre contraignant dans son rituel