Chez Amin Maalouf (monde arabe, Europe), académicien, il y a surtout la question : comment vivre plusieurs appartenances sans être déchiré ? Il explique aussi quelque chose que beaucoup de personnes biculturelles reconnaissent : parfois elles se sentent enrichies par plusieurs mondes, parfois elles ont l’impression d’être jugées par tous, parfois elles deviennent comme des “ponts” entre cultures. Pour Maalouf, l’objectif n’est pas de choisir entre deux identités, mais d’assumer une identité complexe.
François Cheng (académicien également) est né en Chine et a vécu une grande partie de sa vie en France. Il écrivait que la langue française est devenue pour lui une “seconde naissance”.
Il parle souvent de : l’exil, la solitude de l’étranger, le passage entre Orient et Occident, mais aussi de la possibilité d’un dialogue profond entre civilisations.
Contrairement à l’idée d’un “choc des cultures”, Cheng insiste souvent sur la fécondité du mélange. Pour lui : la pensée chinoise apporte une relation plus fluide au vivant, au souffle, à la nature ; la tradition européenne apporte d’autres formes de liberté, d’individualité, de langage.
l y a aussi chez lui quelque chose d’important : il ne voit pas l’identité comme une forteresse, mais comme une transformation permanente. Ça rejoint d’ailleurs cette idée de Maalouf : “L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes".
Et même si c’est à l’intérieur du monde européen, il y a Georges Steiner « Penser entre les langues », il aborde le sujet par rapport à la langue, comme beaucoup d’écrivains polyglottes, qui écrivent dans plusieurs langues, se traduisent éventuellement, car la langue est au coeur de l’identité, de la culture,
Dans After Babel, il développe l’idée que toute communication humaine est une traversée entre mondes partiellement étrangers.
Et dans Errata, il parle beaucoup de son identité multiple, de son rapport aux langues et de son sentiment d’être un Européen déplacé.
Il y a chez Steiner une phrase célèbre qui résume assez bien sa position :
“Aucune langue ne voit le monde exactement de la même manière".
Amin Maalouf insiste sur les appartenances multiples, François Cheng sur le dialogue intérieur entre civilisations, Steiner insiste davantage sur la vie entre les langues et l’exil culturel comme condition moderne.
J’habitais dans une ville de peut-être 15 000 habitants, et il n’y avait pas de feu de circulation, il me semblait que nous étions un peu délaissés par la modernité, mais cette situation s’expliquait par la configuration de la ville, construite sur une pente, et il n’y avait pas de croisement entre voies perpendiculaires, uniquement des embranchements, puis par la suite il y eut deux feux tricolores sur la route principale qui traverse la ville, un subsiste, l’autre a été remplacé par un rond-point.
Clé : « Cent clés pour comprendre le feu »
Jean Anglade
Nasser parle dans un contexte où émergent des mouvements qui disent :
“l’islam contient déjà un modèle complet d’État”, donc il suffirait de revenir à la charia comme constitution politique, sa réponse (dans la logique du nationalisme arabe) est : « l’État moderne doit être construit sur des bases nationales, sociales, économiques,pas sur une reproduction directe d’un modèle religieux ancien ».
des systèmes différents, Nasser disait qu’il ne voyait aucun modèle politique dans l’islam, ah si la constitution de Médine, une petite localité, ensuite il y a eut inspiration de la gouvernance perse et byzantine, changement d’échelle, puis entre autres modèles lorsque les Mongols se sont convertis (pas qu’à l’islam d’ailleurs, ils étaient aussi bouddhistes et nestoriens) ils ont introduit leurs propres systèmes
« Thomas Porcher a lui-même été vacataire de 2006 à 2011. Il explique comment il parvient à concilier les TD de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne à Tolbiac, avec les cours dans une classe préparatoire privée Sup de Prépa Co dans le 16eme, les cours à l’Institut des travailleurs sociaux à Montrouge, la correction des copies… En partageant son expérience, il a pour ambition de montrer comment des choix politiques ont appauvri les universités et contribué à la précarisation d’une partie des personnels de l’université. »
Comme la paye arrive avec des mois de retard il est difficile de justifier des revenus pour louer par ex. Comme il avait très peu de temps de battement entre les différents sites où il travaillait, il arrivait parfois en retard, il a pris aussi l’habitude de corriger les copies dans le métro pour gagner du temps, étonnant un peu les autres passagers.